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LA CONSOMMATION ABUSIVE DE PSYCHOTROPES POSE UN SÉRIEUX PROBLÈME

L’utilisation récréative de psychotropes est un problème sérieux pour les adolescents et les jeunes adultes. Les études nationales montrent que les adolescents consomment plus facilement des psychotropes de façon récréative que des drogues illégales de la rue.

Beaucoup d’adolescents pensent que les médicaments psychotropes sont sûrs parce qu’ils ont été prescrits par un médecin. Mais les consommer pour une utilisation non médicale pour planer ou pour « s’auto-médicamenter » peut être tout aussi dangereux et addictif que les drogues illégales de la rue.

En prenant des psychotropes, on peut prendre de sérieux risques pour sa santé. C’est pour cette raison qu’ils ne sont pris que sous la supervision d’un médecin. Et même alors, la prescription doit être étroitement surveillée pour éviter la toxicomanie ou d’autres problèmes.

Les pilules semblent souvent identiques. Il est extrêmement dangereux de prendre une pilule dont vous n’êtes pas sûr ou qui ne vous a pas été prescrite. Les gens peuvent également avoir différentes réactions aux drogues du fait des différences biochimiques du corps de chacun. Une drogue qui peut convenir à une personne peut être dangereuse, voire mortelle pour quelqu’un d’autre.

Les médicaments sur prescription sont seulement sûrs pour les individus qui ont une ordonnance et personne d’autre.

PSYCHOTROPES SUR ORDONNANCE : CE QUE VOUS NE SAVEZ PAS

En raison des problèmes potentiels de dépendance et d’usage illégal qu’ils posaient, beaucoup de médicaments psychotropes ont été classés par l’Agence américaine de réglementation des drogues (Drug Enforcement Administration — DEA) dans la même catégorie que l’opium ou la cocaïne. Ceux-ci comprennent la Ritaline et la Dexedrine (stimulants) ainsi que les antidouleurs OxyContin, Demerol et Roxanol.

Beaucoup de drogues illégales de la rue ont autrefois été utilisées ou prescrites par des médecins ou des psychiatres, pour être plus tard interdites quand la preuve de leurs effets néfastes ne pouvait plus être ignorée. L’héroïne, la cocaïne, le LSD, la méthamphétamine et l’ecstasy en sont quelques exemples.

Le mauvais usage des psychotropes peut être encore plus dangereux que celui des drogues fabriquées illégalement. La puissance de certains médicaments synthétiques (fabriqués par l’homme) disponibles sur prescription médicale présente un risque élevé d’overdose. Cela est particulièrement vrai de l’OxyContin et d’antidouleurs similaires, pour lesquels les décès dus à des overdoses ont plus que doublé sur une période de cinq ans.

Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que la distribution ou la vente de psychotropes (à part ceux qui sont prescrits par un médecin) est une forme de trafic de stupéfiants et que c’est aussi illégal que de vendre de l’héroïne ou de la cocaïne et donc puni d’amendes sévères et d’emprisonnement. Lorsque la vente de drogues entraîne la mort ou de sérieuses lésions corporelles, les dealers encourent l’emprisonnement à vie.

CATÉGORIES DE MÉDICAMENTS PSYCHOTROPES DONT L’USAGE EST DÉTOURNÉ

Les médicaments psychotropes qui sont pris à des fins récréatives se répartissent dans les principales catégories suivantes :

1. Les dépresseurs : ces psychotropes, souvent désignés sous le nom de dépresseurs du système nerveux central (cerveau et moelle épinière), ralentissent les fonctions cérébrales. Ils comprennent les sédatifs (utilisés pour rendre une personne calme et somnolente) et les tranquillisants (prévus pour réduire la tension ou l’anxiété).

2. Les opioïdes et les dérivés1 de la morphine : ces drogues, généralement désignées sous le nom d’antidouleurs, comprennent l’opium ou des substances apparentées à l’opium et sont utilisées pour soulager la douleur.

3. Les stimulants : catégorie de drogues destinées à augmenter l’énergie et la vigilance mais qui augmentent également la tension artérielle, le rythme cardiaque et la respiration.

4. Les antidépresseurs : des psychotropes censés traiter la dépression.

1.dérivé : substance chimique provenant d’une autre substance à la suite de transformations opérées sur cette dernière.

LES DÉPRESSEURS

Les dépresseurs sont des drogues qui se présentent sous forme de comprimés et de capsules multicolores ou bien sous forme liquide. Certaines drogues de cette catégorie, telles que le Zyprexa, le Seroquel et l’Haldol, sont connues pour être des « tranquillisants majeurs » ou des « antipsychotiques », car elles sont censées réduire les symptômes de la maladie mentale. Les dépresseurs comme le Xanax, le Klonopin, l’Halcion et le Librium sont souvent désignés sous le nom de « benzos » (abréviation de benzodiazépines2). D’autres dépresseurs, tels que l’Amytal, le Numbutal et le Seconal font partie de la catégorie des barbituriques et sont utilisés comme sédatifs et somnifères. Voici le nom de marque et l’appelation courante de quelques-uns des dépresseurs les plus connus.

EFFETS À COURT TERME DE DÉPRESSEURS

  • Ralentissement des fonctions cérébrales
  • Ralentissement du pouls et de la respiration
  • Baisse de la tension artérielle
  • Difficulté à se concentrer
  • États confusionnels
  • Épuisement3
  • Vertige
  • Difficulté à articuler
  • Fièvre
  • Lenteur
  • Troubles visuels
  • Pupilles dilatées
  • Désorientation, manque de coordination
  • Dépression
  • Difficulté ou incapacité à uriner
  • Toxicomanie

Des doses plus élevées peuvent entraîner une altération de la mémoire, du jugement et de la coordination, de l’irritabilité, et un état de paranoïa,4 et des pensées suicidaires. Certains ressentent l’opposé de l’effet attendu, comme de l’agitation ou de l’agression.

Consommer des sédatifs (médicaments utilisés pour calmer ou apaiser) et des tranquillisants en même temps que d’autres substances, en particulier l’alcool, peut avoir pour effet de ralentir la respiration et le rythme cardiaque et même entraîner la mort.

DÉPRESSEURS : EFFETS À LONG TERME

Pour un grand nombre de dépresseurs, l’accoutumance peut se développer rapidement ; il devient alors nécessaire, pour obtenir le même effet, de recourir à des doses plus importantes. L’utilisateur, essayant de ressentir le même « bien-être », peut prendre une dose telle qu’il en résulte un coma ou la mort par overdose.

Une utilisation à long terme de dépresseurs peut entraîner une dépression, un état d’épuisement chronique, des difficultés respiratoires, des problèmes sexuels et de l’insomnie. Une consommation accrue de drogue provoque une plus grande dépendance ; si le consommateur se trouve privé de sa drogue, il est en état de manque et ressent de l’anxiété ou de la panique.

Les symptômes de manque sont l’insomnie, une faiblesse et des nausées. Les consommateurs réguliers et ceux qui en prennent à haute dose peuvent se sentir agités, avoir de la température, des signes de démence, des hallucinations et des convulsions. À la différence du sevrage de la plupart des autres drogues, le sevrage des dépresseurs peut entraîner la mort.

Ces drogues peuvent également augmenter les risques d’hyperglycémie, de diabète et entraîner une prise de poids (des prises de poids de plus de 45 kg ont été rapportées).

Dans une étude menée par USA Today, basée sur des données de la Food and Drug Administration (organisme américain de contrôle pharmaceutique et alimentaire) recueillies sur une période de quatre ans, on a repéré que les antipsychotiques (un type de dépresseur) étaient très probablement la cause de décès dans quarante cinq cas de mort survenue suite à un problème cardiaque, des étouffements, une insuffisance hépatique ou un suicide.

« À deux reprises j’ai fait une overdose suite à la consommation de pilules prises sur ordonnance (Zyprexa) et un ami proche est mort à cause de ce médicament […] Il n’y a rien de plus affreux que de savoir que son ami est mort parce qu’on lui a donné des comprimés dont on ne savait pas grand-chose. »  Linda

2.benzodiazépine : tranquillisant qui sert à détendre les muscles et calmer l’excitation mentale.
3.épuisement : état de fatigue physique ou mentale extrême.
4.paranoïa : suspicion, méfiance ou peur des autres.

NOMS COURANTS

DÉPRESSEURSNom commercial

Xanax

Valium

Halcion

Librium

Ativan

Klonopin

Amytal

Nembutal

Seconal

Phénobarbital

Nom courant :Bavures

Candy

Downers

Phennies

Rouges

Oiseaux rouges

Sleeping pills

Tooies

Somnifères

Jaunes

Demmies

 

ROHYPNOL

Le Rohypnol est un tranquillisant environ dix fois plus puissant que le Valium. Ce psychotrope se présente sous forme de pilules blanches ou vert olive, il est habituellement commercialisé dans l’emballage à bulles du fabricant. Les utilisateurs réduisent les pilules en poudre puis « sniffent » cette poudre ; ou bien ils la saupoudrent dans du cannabis et la fument ou la dissolvent dans une boisson ou encore se l’injectent.

EFFETS DU ROHYPNOL

Le Rohypnol a été utilisé pour commettre des abus sexuels, car la victime, à qui on l’a administrée, devient incapable de résister, ce qui a donné à cette drogue une réputation de « drogue du violeur ».

Ceux qui ont consommé du Rohypnol décrivent souvent ses effets comme « paralysants ». On commence à en ressentir les effets vingt à trente minutes après la prise. Les effets sont maximums au bout de deux heures et peuvent persister pendant huit heures ou même douze heures d’affilée. On peut être si handicapé (incapable d’agir) qu’on s’effondre. On reste par terre, les yeux grands ouverts, on perçoit les événements mais on est totalement incapable de bouger. Par la suite, la mémoire est altérée et on n’est plus en mesure de se rappeler ce qui s’est passé.

On ressent une perte du contrôle musculaire, de la confusion, une somnolence et une amnésie.

Le Rohypnol est vendu en Europe et en Amérique latine comme somnifère, mais il est illégal aux États-Unis.

NOMS COURANTS

BRAND NAMESRohypnol STREET NAMESForget-me pill

Mexican Valium

 

R2

Roche

Roofies

Roofinol

Rope

Rophies

LES OPIOÏDES ET LES DÉRIVÉS DE LA MORPHINE

Les opioïdes sont des drogues qui agissent sur le système nerveux pour soulager la douleur. Une consommation prolongée et abusive peut entraîner une dépendance physique et un syndrome de manque. Ils sont livrés sous forme de comprimés, de capsules ou sous forme liquide.

Voici quelques marques et noms courants bien connus :

NOMS COURANTS

BRAND NAMESFiorional with Codeine

Robitussin A-C

Tylenol with Codeine

Empirin with Codeine

Roxanol

Duramorph

Demerol

STREET NAMESCaptain Cody

Cody

Schoolboy

Doors & Fours

Pancakes & Syrup

Loads

M

Miss Emma

Monkey

White Stuff

Demmies

Pain killer

BRAND NAMESActiq

Duragesic

Sublimaze

OxyContin

Percodan

Percocet

Tylox

Dilaudid

STREET NAMESApache

China girl

Dance fever

Goodfella

Murder 8

Tango and Cash

China white

Friend

Jackpot

TNT

Oxy 80 

Oxycat

EFFETS DES DÉRIVÉS DE LA MORPHINE ET DES OPIOÏDES

EFFETS À COURT TERME

Les effets à court terme des opioïdes et des dérivés de la morphine comprennent :

  • Somnolence
  • Respiration ralentie
  • Constipation
  • Inconscience
  • Nausées
  • Coma

EFFETS À LONG TERME

Une utilisation continue ou une mauvaise utilisation des opioïdes peut avoir comme conséquence la dépendance physique et la toxicomanie. Le corps s’adapte à la présence de la drogue et des symptômes de manque apparaissent si la consommation est réduite ou arrêtée. Ces symptômes se manifestent par de l’agitation, des douleurs osseuses et musculaires, de l’insomnie, de la diarrhée, des vomissements, et des frissons (avec la chair de poule). Il peut également se produire un phénomène de tolérance à long terme, les utilisateurs devant augmenter leurs doses pour ressentir les mêmes effets.

Pour plus d’informations sur l’abus d’antidouleurs, voir La vérité sur les antidouleurs.

« Un “ami” m’a amené à prendre de l’oxys. J’ai commencé par des comprimés de 40 mg, puis après deux mois je suis passée à 60 mg. À ce moment-là, j’étais vraiment accro, j’ai alors commencé à les mâcher pour en ressentir les effets plus vite et ne pas être malade.Je devais en prendre un le matin au lever ou bien j’étais malade et en prendre un autre avant midi. Puis je continuais avec deux de plus dans l’après-midi et le soir. Je savais que j’étais accro parce que je devais les prendre pour pouvoir fonctionner. Je me sentais atrocement mal physiquement si je ne les prenais pas et je ne pouvais pas faire face aux gens ou à la vie. Ensuite je suis passée à 80 mg et mon univers s’est effondré. J’ai commencé à voler tous ceux que je connaissais pour avoir ma dose… » Charleen

LES STIMULANTS

Les stimulants, parfois appelés « uppers », augmentent temporairement la vigilance et l’énergie. Les drogues de la rue les plus utilisées qui généralement tombent dans cette catégorie sont la cocaïne et les amphétamines.

Les stimulants sur ordonnance se présentent sous forme de comprimés ou de capsules. Mal consommés, ils sont avalés, injectés sous forme liquide ou écrasés puis sniffés.

EFFETS A COURT TERME

Les effets à court terme des stimulants comprennent l’épuisement, l’apathie et la dépression — « des hauts » et « des bas » qui s’enchaînent. C’est cet épuisement immédiat et durable qui mène rapidement le consommateur de stimulants à vouloir encore de la drogue. Bientôt il n’essaye même plus de « planer », il essaye seulement de se sentir « bien » — de ressentir une quelconque énergie.

EFFETS A LONG TERME

Les stimulants peuvent créer une dépendance. Les doses élevées répétées de certains stimulants sur une courte période peuvent mener à un sentiment d’hostilité ou de paranoïa. De telles doses peuvent également avoir comme conséquence de fortes fièvres et un rythme cardiaque irrégulier.

Pour plus d’informations sur la consommation abusive de stimulants sur prescription, voyez La vérité sur la consommation abusive de Ritaline.

Les antidépresseurs sont une autre catégorie de médicaments sur ordonnance consommés à mauvais escient. Parmi eux on trouve le Prozac, le Paxil, le Celexa, le Zoloft, l’Effexor et le Remeron. Ils se présentent sous forme de capsules et de cachets multicolores.

« J’ai l’impression que mon cerveau crie pour avoir plus de ces cachets, la sensation que j’éprouve sans eux est trop insupportable… Il me faut davantage d’aide pour parvenir à me sevrer de l’Effexor. Je me sens si déprimée que j’ai commencé à me taillader les bras, sans même savoir pourquoi je le fais. En outre j’ai des hallucinations au bout de quelques heures et je vois des choses — rien qu’aujourd’hui j’ai vu du sang couler le long du mur. » Rita
« J’ai l’impression que mon cerveau crie pour avoir plus de ces cachets, la sensation que j’éprouve sans eux est trop insupportable… Il me faut davantage d’aide pour parvenir à me sevrer de l’Effexor. Je me sens si déprimée que j’ai commencé à me taillader les bras, sans même savoir pourquoi je le fais. En outre j’ai des hallucinations au bout de quelques heures et je vois des choses — rien qu’aujourd’hui j’ai vu du sang couler le long du mur. » Rita

 

Les études ont montré que les effets de ces drogues peuvent comprendre :

  • Insomnie
  • Irritabilité
  • Énervement et anxiété
  • Pensées et actions violentes
  • Agitation
  • Pensées suicidaires ou suicide
  • Tremblements
  • Hostilité
  • Transpiration
  • Rythme cardiaque irrégulier
  • Agression
  • Comportement criminel
  • Confusion et pensées incohérentes
  • Paranoïa
  • Hallucinations
  • Psychose
  • Akathisie (agitation intérieure douloureuse ; inaptitude à se tenir tranquille)

Une étude a constaté que 14 % des jeunes sous antidépresseur étaient devenus agressifs et même violents. Un garçon de 12 ans a commencé à faire des cauchemars violents dans lesquels il tuait ses camarades de classe, puis il était tué à son tour. Une fois réveillé, son rêve semblait toujours « très réel » et pendant des jours il a fait l’expérience de rêves de tueries qui semblaient de plus en plus réelles. Il est devenu suicidaire jusqu’à ce qu’il arrête de prendre le psychotrope.

Cette étude a mis en évidence plusieurs autres exemples du comportement extrême et irrationnel d’individus prenant ces drogues. Un homme a foncé sur un officier de police avec son véhicule pour se saisir du pistolet de l’officier et se suicider. Un autre s’est noyé avec ses deux jeunes enfants dans une baignoire, et un garçon a matraqué un ami proche sans raison apparente. Aucun n’avait un passé de violence.

Les symptômes de manque des antidépresseurs comprennent des pensées suicidaires, l’agression, l’anxiété, la dépression, les crises de larmes, l’insomnie, les vertiges, les vomissements, les maux de tête, les tremblements et les sensations électriques dans le cerveau.

LA KÉTAMINE

La kétamine, catégorisée comme « anesthésique dissociatif »,5 est utilisée sous forme de poudre ou liquide comme anesthésique, habituellement sur les animaux. Elle peut être injectée, consommée dans les boissons, être reniflée ou s’ajouter aux joints ou aux cigarettes. La kétamine a été placée sur la liste de stupéfiants contrôlés aux États-Unis en 1999.

Les effets à court et à long terme comprennent une augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle, des nausées, des vomissements, des engourdissements, la dépression, l’amnésie, les hallucinations et des problèmes respiratoires potentiellement mortels. Les utilisateurs de kétamine peuvent également développer une forte dépendance à cette drogue. À doses élevées, les utilisateurs font l’expérience d’un effet désigné sous le nom de « K-Hole » (Trou-k) une expérience « hors du corps » ou « proche de la mort ».

En raison de l’état d’isolement qu’elle crée, où le consommateur se sent comme dans un rêve et se déplace difficilement, la kétamine est aussi appelée la drogue du viol.

5.anesthésique dissociatif : drogue qui fausse la perception oculaire et auditive et produit une sensation de détachement (dissociation) par rapport à l’environnement et à soi-même.

NOMS COURANTS

BRAND NAMESKetaset

Ketalar

Ketalar SV

Ketanest

Ketanest S

STREET NAMESSpecial K

K

Super C

Cat Valium

Jet

Super acid

Green

L’ABUS DES MÉDICAMENTS SANS ORDONNANCE

« Mon expérience avec le DXM : J’ai commencé à uriner du sang. Je me sentais mal…Mon corps était faible…J’ai tout abandonné, car l’envie d’en prendre plus m’obsédait… Tout ce que je voulais, c’était planer…Je pensais pouvoir prendre de la Coricidine pour m’amuser, que c’était sans importance. Je n’aurais jamais pensé devenir accro… Je ne pourrai jamais récupérer ce temps perdu. Si je pouvais effacer ces moments, les faire partir, je le ferais. » Crystal

Des médicaments pour la toux et le rhume vendus sans ordonnance contenant une drogue nommée dextrométhorphane (DXM) ont aussi fait l’objet d’une consommation abusive. Le DXM est vendu sous forme de sirop, de gel et de comprimés. Quand il est vendu sur Internet sous forme de poudre, il est particulièrement dangereux, car on ignore sa composition et son dosage. On le trouve dans plus de 100 produits ; la Coricidine et le Robitussin sont les médicaments les plus consommés.

EFFETS

  • Hallucinations visuelles
  • Hyperexcitabilité
  • Insomnie
  • Léthargie
  • Dépendance physique (si l’utilisation est prolongée)
  • Vertige
  • Difficulté à articuler
  • Hallucinations
  • Transpiration
  • Hypertension
  • Dommage au niveau du foie et du cerveau

Associé à d’autres drogues, le sirop pour la toux peut également provoquer des problèmes cardiaques et attaquer le système nerveux central. Combiné à l’alcool, il est particulièrement dangereux et peut être mortel.

NOMS COURANTS

BRAND NAMESCoricidin

Robitussin

STREET NAMESDXM

CCC

Triple C

Skittles

Robo

Poor Man’s PCP

STATISTIQUES INTERNATIONALES

Tous les jours aux États-Unis, 2500 jeunes (entre 12 et 17 ans) consomment de façon illégale un antidouleur pour la première fois.

L’utilisation illégale de psychotropes, plus répandue aux USA, est toutefois un problème dans beaucoup de régions du monde, comme l’Europe, l’Afrique australe et l’Asie méridionale. Rien qu’aux États-Unis, plus de 15 millions de personnes consomment de façon abusive des médicaments sous ordonnance, plus que le nombre combiné de ceux qui prennent de la cocaïne, des hallucinogènes, des drogues par inhalation et de l’héroïne.

En 2006 aux États-Unis, 2,6 millions de personnes ont abusé des médicaments sous ordonnance pour la première fois.

Une enquête de 2007 aux États-Unis a révélé que 3,3 % des 12 à 17 ans et 6 % des 17 à 25 ans avaient abusé de médicaments sous ordonnance au cours du dernier mois.

La consommation illégale de psychotropes est la principale cause de décès par overdose. Parmi les 22 400 décès dus à une overdose aux États-Unis en 2005, les antidouleurs opioïdes étaient la drogue la plus généralement trouvée, représentant 38,2 % de ces décès.

En 2005 aux États-Unis, 4,4 millions d’adolescents (âgés de 12 à 17 ans) ont admis avoir consommé des antidouleurs sur prescription et 2,3 millions prenaient un psychotrope tel que la Ritaline. 2,2 millions de personnes ont consommé des drogues sur ordonnance, telles que du sirop pour la toux. L’âge moyen de ceux qui en consomment pour la première fois est maintenant entre 13 et 14 ans.

CAUSES DE DÉCÈS

Drogues
sur ordonnance 45 %
Drogues de la rue
combinées : 39 %
(amphétamines
+ héroïne
+ méthamphétamine
+ cocaïne)

Les dépresseurs, les opioïdes et les antidépresseurs sont responsables de plus de décès par overdose (45 %) que la cocaïne, l’héroïne, la méthamphétamine et les amphétamines (39 %) combinés. Aux États-Unis, la plupart des décès avaient lieu dans les quartiers afro-américains des centres urbains, mais ils ont maintenant été dépassés par les communautés rurales blanches. On observe la même tendance dans les taux d’hospitalisation pour consommation illégale de stupéfiants et les hospitalisations d’urgence dues aux overdoses. Sur 1,4 millions d’admissions aux urgences liées à la drogue en 2005, 598 542 ont été associés à l’abus de produits pharmaceutiques, seuls ou avec d’autres drogues.

D’après les enquêtes, près de 50 % des adolescents croient que les médicaments psychotropes sont beaucoup plus sûrs que les drogues illégales de la rue — 60 % à 70 % d’entre eux disent que l’armoire à pharmacie familiale est leur source d’approvisionnement.

Selon le Centre national sur la toxicomanie et l’usage illégal de stupéfiants de l’université de Columbia, les jeunes qui consomment des psychotropes de façon illégale sont deux fois plus susceptibles de consommer de l’alcool, cinq fois plus susceptibles de consommer du cannabis et douze à vingt fois plus susceptibles de consommer des drogues de la rue telles que l’héroïne, l’ecstasy et la cocaïne, comparé aux adolescents qui ne consomment pas de psychotropes de façon illégale.

En 2007, l’Agence américaine de réglementation des drogues a constaté que la consommation illégale de l’antidouleur Fentanyle avait tué plus de 1000 personnes cette année-là aux États-Unis. Il est trente à cinquante fois plus puissant que l’héroïne.

« Je me suis rendu compte que je consommais régulièrement de plus en plus de Xanax. J’ai pris un congé pour en finir avec ça. J’étais en manque et je ne savais pas que j’étais intoxiquée. Pendant quatre jours et quatre nuits, je suis restée clouée au lit. Je ne pouvais ni manger ni dormir. Je vomissais. J’ai eu des hallucinations. Vers le troisième jour sans Xanax, mes mouvements étaient mal coordonnés et je perdais mon équilibre, je me cognais partout. Vers le quatrième jour, quand j’ai commencé à avoir des convulsions, je me suis vraiment inquiétée. » Patricia

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée. Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.Cela est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité change.Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception qu’a l’utilisateur de ce qui se passe autour de lui. Par la suite, les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité et troublent l’aptitude à penser.

Les médicaments sont des drogues destinées à accélérer, ralentir ou modifier, pour améliorer, le fonctionnement du corps. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogues.

ASSUREZ-VOUS QUE D’AUTRES SONT INFORMÉS

Ces pages du site dites non à la drogue reprennent le contenu de nos treize livrets de la série « La vérité sur la drogue » destinée au grand public.

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à toute autre personne qui pourrrait être aidée par les faits qu’ils contiennent.

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