La vérité sur l’ALCOOL (Brochure)

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L’alcool vous déprime via votre système nerveux central (cerveau et moelle épinière), réduit les inhibitions et altère le jugement. Boire de grandes quantités peut mener au coma et même à la mort. Le mélange d’alcool et de médicaments ou de drogue est extrêmement dangereux et peut être fatal. L’alcool a des effets sur le cerveau et entraîne un manque de coordination, des réflexes plus lents, une vision déformée, des trous de mémoire et des évanouissements. Comme les jeunes sont encore en pleine croissance, l’alcool a un impact plus grand sur leur santé physique et mentale que sur celle des personnes plus âgées.

QU’EST-CE QUE L’ALCOOL ?

L’alcool est une drogue.
Il est classé dans la catégorie des dépresseurs, c’est-à-dire qu’il ralentit les fonctions vitales, provoquant de la difficulté à articuler, un manque de coordination des mouvements, des perceptions faussées et une incapacité à réagir rapidement.

Quant à la façon dont l’alcool affecte le mental, il faut savoir qu’il s’agit d’une drogue qui réduit l’aptitude d’une personne à penser de manière rationnelle et modifie son jugement.

Bien que l’alcool soit classé comme calmant, l’effet obtenu dépend de la quantité consommée. La plupart des gens boivent pour obtenir un effet stimulant, par exemple une bière ou un verre de vin pour « se détendre ». Mais si une personne consomme plus que ce que le corps peut supporter, elle subit ensuite l’effet déprimant de l’alcool. Elle commence à se sentir « stupide » ou à perdre toute coordination et tout contrôle.

L’overdose d’alcool cause des effets calmants bien plus graves encore (incapacité à ressentir la douleur, stade de toxicité où le corps vomit le poison, et finalement inconscience ou pire, coma ou mort par overdose toxique grave). Ces réactions dépendent de la quantité consommée et de la vitesse à laquelle la consommation a lieu.

Il existe différentes sortes d’alcools. L’alcool éthylique (éthanol), le seul alcool utilisé pour les boissons, est produit par la fermentation de grains et de fruits. La fermentation est un procédé chimique par lequel la levure agit sur certains ingrédients présents dans la nourriture, créant de l’alcool.

TENEUR EN ALCOOL

Les boissons fermentées, comme la bière et le vin, contiennent entre 2 et 20 % d’alcool. Les boissons distillées, ou liqueurs, contiennent entre 40 et 50 % d’alcool, ou plus. La teneur en alcool de chaque boisson est habituellement la suivante :

  • Bière : 2 à 6 %
  • Cidre : 4 à 8 %
  • Vin : 8 à 20 %
  • Tequila : 40 %
  • Rhum : 40 % ou plus
  • Brandy : 40 % ou plus
  • Gin : 40 à 47 %
  • Whisky : 40 à 50 %
  • Vodka : 40 à 50 %
  • Liqueur : 15 à 60 %

BOIRE ET CONDUIRE

Aux États-Unis, en 2007, le nombre d’accidents mortels impliquant des adolescents conduisant en état d’ébriété était de 1393, soit près de quatre morts par jour.
Les accidents de la route sont la principale cause de décès chez les adolescents aux États-Unis et sont la cause de plus d’un décès sur trois. Parmi les jeunes conducteurs tués sur la route en 2006, 31 % avaient consommé de l’alcool, selon la National Highway Traffic Safety Administration.
Un conducteur sous l’influence de l’alcool court au moins 11 fois plus de risques d’être tué qu’un conducteur qui n’a pas bu d’alcool.
Pour beaucoup de gens, ce ne sont peut-être que des statistiques choquantes. En revanche, pour les familles et les amis des victimes de jeunes conduisant en état d’ivresse, chaque chiffre représente une vie perdue.

L’alcool fausse le jugement et les perceptions. Les personnes sous l’influence de l’alcool reconnaissent que leur temps de réaction est plus long que lorsqu’elles n’ont pas bu et qu’elles prennent des risques qu’elles ne prendraient pas dans leur état normal. Trop souvent, ces risques sont fatals.

COMMENT L’ALCOOL AFFECTE-T-IL LE CORPS ?

L’alcool passe dans le sang par l’intermédiaire de petits vaisseaux sanguins, à travers les parois de l’estomac et de l’intestin grêle. Quelques minutes après avoir été bu, l’alcool va de l’estomac au cerveau où il produit rapidement ses effets, ralentissant l’activité des cellules nerveuses.

Environ 20 % de l’alcool est absorbé par l’intermédiaire de l’estomac. Les 80 % restants sont absorbés par l’intermédiaire de l’intestin grêle.

L’alcool est également transporté par la circulation sanguine vers le foie, qui élimine l’alcool du sang par un procédé appelé « métabolisation », où il est converti en substance non toxique. Le foie peut seulement métaboliser une certaine quantité à la fois, laissant le surplus en circulation dans le corps. Ainsi, l’intensité de l’effet sur le corps est directement liée à la quantité consommée.

Quand la quantité d’alcool dans le sang dépasse un certain niveau, le système respiratoire ralentit nettement et peut entraîner un coma ou la mort, car l’oxygène ne parvient plus jusqu’au cerveau.

LES JEUNES ET LES ADULTES : QUELLE EST LA DIFFÉRENCE ?

Le corps d’un adolescent ne tolère pas l’alcool de la même manière que celui d’un adulte.

Boire est plus nocif pour les adolescents que pour les adultes, parce que leur cerveau se développe encore pendant l’adolescence et leur vie de jeune adulte. Boire pendant cette période critique de la croissance peut entraîner des dommages permanents des fonctions cérébrales, en particulier de la mémoire, des capacités motrices (aptitude à se déplacer) et de la coordination.

Selon les études réalisées, les jeunes qui commencent à boire avant l’âge de 15 ans courent 4 fois plus de risques de développer une dépendance à l’alcool que ceux qui commencent à boire après 21 ans.

Pour certains adolescents comme Samantha, boire semble être une solution à des problèmes auxquels ils ne veulent pas faire face.

« À l’âge de 13 ans, mes amis se moquaient de moi lorsque je refusais un verre. J’ai cédé parce que je pouvais plus facilement m’intégrer au groupe. J’étais malheureuse et je buvais pour m’évader.»

« Je suis sortie de moins en moins et j’ai donc commencé à perdre mes amis ; plus je me sentais seule, plus je buvais.»

« J’étais violente et incontrôlable. Je ne savais jamais ce que je faisais. Ma famille était déchirée à cause de moi. »

Chassée de la maison à l’âge de 16 ans, elle s’est retrouvée dans la rue et a commencé à mendier pour acheter de l’alcool. Après des années d’abus d’alcool, les médecins lui ont dit que les dommages causés à sa santé étaient irréparables.

« J’avais seulement 16 ans, mais mon foie était très abîmé et j’ai failli me tuer avec tout cet alcool. » Samantha

LE PHÉNOMÈNE DU BINGE DRINKING

Le « binge drinking » ou biture express consiste à consommer une grande quantité d’alcool à la fois, comme cinq verres d’un coup ou plus pour un homme, et quatre verres d’un coup ou plus pour une femme.

Environ 90 % de l’alcool consommé par les jeunes de moins de 21 ans aux États-Unis est bu lors de bitures express.

« Je me soûle chaque fois que j’en ai l’occasion et à vrai dire, je me fais honte, mais je ne peux pas m’empêcher de boire… Si je bois trop ou si je bois certains alcools, j’ai de la peine à respirer et mon corps se couvre de marbrures, mais je continue quand même à boire jusqu’à ce que je sois si épuisé que je m’endors… Je ne pense pas être assez fort pour arrêter ce comportement stupide. » Allen

« Avant d’avoir 21 ans, j’étais déjà piégé par la boisson.»

« Ma plus grande préoccupation était de boire, et tout le reste passait après.»

« Je me suis finalement rendu compte que quand je n’avais rien à boire, j’avais tendance à paniquer et je commençais à trembler.»

« Si je n’avais pas d’alcool, je me mettais à trembler et à transpirer. Je ne pouvais pas rester plus de quelques heures sans boire. » Paul

« Cette année, je suis allée au travail ivre, j’ai perdu connaissance en boîte et dans des bars et je suis incapable de me rappeler comment je suis rentrée chez moi. J’ai honte d’avouer que j’ai couché avec un type sans même me rappeler être rentrée chez moi avec lui, jusqu’à ce qu’on se croise le lendemain

« J’ai détruit mes relations avec deux petits copains parce qu’ils ne supportaient pas que je boive autant, l’alcool passait avant eux

« Mes parents sont très tristes de voir leur fille se détruire sans raison apparente. »
Jamie

QU’EST-CE QU’ON ENTEND PAR ALCOOLISME ?

La dépendance à l’alcool (alcoolisme) est caractérisée par quatre symptômes :

  • Manque : forte envie ou compulsion à boire.
  • Perte de contrôle : incapacité à s’arrêter de boire chaque fois que l’occasion se présente.
  • Dépendance physique : symptômes de manque tels que nausée, sueurs, tremblements et anxiété se produisent lorsque la consommation d’alcool s’arrête après une période de forte consommation.

Une dépendance sérieuse peut mener à des symptômes de manque qui mettent réellement la vie en danger, comme des convulsions, qui peuvent surgir de 8 à 12 heures après le dernier verre. Le delirium tremens commence 3 à 4 jours plus tard. À ce moment-là, la personne devient extrêmement agitée, tremble, a des hallucinations et perd complètement le sens de la réalité.

  • Accoutumance : besoin de boire de plus en plus pour l’euphorie que cela crée.

Quelqu’un qui devient alcoolique dira souvent qu’il peut s’arrêter quand il le décide. Malheureusement il ne « décide » jamais de le faire. L’alcoolisme n’a pas de fin, c’est une progression, une longue route vers la détérioration au cours de laquelle tout va de plus en plus mal.

« Quand j’ai voulu arrêter de boire, je me suis rendu compte que l’alcool avait pris le dessus et que je ne pouvais plus m’arrêter. Je tremblais comme si j’allais me casser, je me mettais à transpirer et je n’arrivais pas à penser à moins de prendre un autre verre. Je ne pouvais pas m’en passer. »

« Les 8 années suivantes, j’ai passé mon temps entre les centres de désintoxication et les hôpitaux, essayant de comprendre ce qui m’arrivait et pourquoi je n’arrivais pas à m’arrêter. C’était le pire et le plus long de tous mes cauchemars. » Jan

STATISTIQUES INTERNATIONALES

  • L’alcool tue plus d’ados que toutes les autres drogues combinées. L’alcool joue un rôle dans les trois principales causes de décès (accidents, homicides et suicides) chez les jeunes de 15 à 24 ans.
  • Les jeunes qui boivent courent 7,5 fois plus de risques de consommer d’autres drogues et 50 fois plus de risques de consommer de la cocaïne que ceux qui ne boivent pas. Une étude faite sur de gros buveurs d’alcool de plus de 12 ans a révélé que 32 % d’entre eux consommaient également de la drogue.
  • En 2005, 6,6 % de la population américaine âgée de 12 ans ou plus, soit 16 millions de personnes, ont déclaré abuser de l’alcool (faire des beuveries au moins cinq fois par mois).
  • Sur les 3,9 millions d’Américains qui ont été traités pour un problème d’addiction en 2005, 2,5 millions étaient traités pour alcoolisme.
  • En 2007, les accidents de la route dus à l’alcool aux États-Unis ont fait 12 998 morts. C’est 3 fois plus que le nombre de soldats américains morts au combat pendant les 6 premières années de la guerre en Iraq.
  • Chaque année, aux États-Unis, on dénombre 1,4 million d’arrestations pour conduite en état d’ivresse.
  • Une étude du ministère de la Justice américain a révélé que 40 % des crimes violents étaient commis sous l’influence de l’alcool.
  • En 2005-2006, le Système national de santé en Angleterre a enregistré 187 640 hospitalisations liées à l’alcool.
  • En 2005, il y a eu en Angleterre 6570 décès liés directement à l’alcool. En 2006, les décès liés à l’alcool dans ce pays se chiffraient à 8758, soit une augmentation de 7 % par rapport à l’année précédente.
  • Selon une étude, sur les 490 millions d’habitants de l’Union européenne, plus de 23 millions sont dépendants de l’alcool.
  • En Europe, l’alcool contribue quasiment à 1 cas sur 10 de maladie et de décès prématuré chaque année.
  • L’alcool était impliqué dans 39 % des décès sur la route en 2005.
  • 40 % des crimes violents sont commis sous l’influence de l’alcool.

 

EFFETS À COURT TERME

Selon la quantité consommée et la condition physique de la personne, l’alcool peut causer:

  • Problèmes d’élocution
  • Somnolence
  • Vomissements
  • Diarrhée
  • Maux d’estomac
  • Maux de tête
  • Difficultés respiratoires
  • Vision et ouïe déformées
  • Jugement altéré
  • Perception et coordination diminuées
  • Inconscience
  • Anémie (perte de globules rouges)
  • Coma
  • Black-out (trous de mémoire, où la personne ne peut pas se rappeler les événements qui se sont produits pendant qu’elle était sous l’influence de l’alcool)

EFFETS À LONG TERME

L’abus d’alcool lors de soirées ou de fêtes et une consommation importante prolongée sont synonymes de différents problèmes de santé, tels que :

  • Blessures à la suite d’accidents de voiture, de chutes, de brûlures, de noyades
  • Blessures provoquées par des armes à feu, des agressions sexuelles, des violences familiales
  • Augmentation du nombre d’accidents sur le lieu de travail et chute de productivité
  • Multiplication des problèmes familiaux, ruptures
  • Intoxication éthylique
  • Hypertension, crise cardiaque et autres maladies de cœur
  • Affection hépatique
  • Lésions nerveuses
  • Problèmes sexuels
  • Dommages permanents au cerveau
  • Carence en vitamine B1, qui peut mener à des troubles caractérisés par l’amnésie, l’apathie et la désorientation
  • Ulcères
  • Gastrites (inflammation des parois de l’estomac)
  • Malnutrition
  • Cancer de la bouche et de la gorge

« Ma dépendance s’est créée progressivement, et avant que je ne m’en rende compte, je buvais aussi le matin et l’après-midi.»

« J’ai décidé d’arrêter de boire. Je suis restée éveillée la majeure partie de la nuit, et à midi le jour suivant, chaque os de mon corps était douloureux. Dans une panique totale, je me suis nerveusement versé un verre de gin, mes mains tremblaient tellement que j’ai renversé la moitié de la bouteille. En l’avalant, je pouvais sentir mon martyre diminuer graduellement. Puis j’ai compris la terrible vérité : j’étais accro. Je ne pouvais pas m’arrêter. »
Faye

LES VICTIMES LES PLUS JEUNES

Lorsqu’il est consommé par des femmes enceintes, l’alcool passe dans le sang, traverse le placenta et est absorbé par le fœtus.

L’alcool peut endommager un fœtus à tout stade de la grossesse, mais le risque est particulièrement sérieux durant les premiers mois. Il existe un risque d’anomalies à la naissance liées à l’alcool, comme des problèmes de croissance, une difformité faciale et des dommages au cerveau et au système nerveux.

UNE SÉRIE DE TRAGÉDIES

Au cours des dernières décennies, de nombreux artistes, musiciens et écrivains talentueux sont morts à cause de l’alcool. Pour n’en nommer que quelques-uns :

John Bonham (1948 – 1980) : L’abus d’alcool a provoqué la mort tragique du batteur du groupe Led Zeppelin, John « Bonzo » Bonham, célèbre pour son solo sur la chanson « Moby Dick ». Alors qu’il était au milieu des répétitions en vue d’une prochaine tournée, on l’a retrouvé mort, étouffé par son vomi, après une nuit de beuverie.

Steve Clark (1960 – 1991) : Guitariste de Def Leppard. Gros buveur, il est mort dans sa maison de Londres d’une combinaison fatale d’alcool et de drogues.

Michael Clarke (1946 – 1993) : Musicien américain, batteur des Byrds. Après avoir bu beaucoup d’alcool pendant trente ans, il est mort d’une cirrhose du foie.

Brian Connolly (1945 – 1997) : Chanteur de rock écossais et principal chanteur du groupe Sweet. Son problème d’alcool l’a obligé à quitter le groupe en 1978 ; il l’a rejoint à nouveau quelques années plus tard, mais la boisson avait endommagé sa santé et il est mort d’une cirrhose du foie en 1997.

Oliver Reed (1938 – 1999) : Acteur britannique célèbre pour ses rôles dans Oliver!, Women in Love, les Trois Mousquetaires et Gladiateur. Il est mort d’une crise cardiaque pendant une pause au cours du tournage du film Gladiateur. Il était complètement ivre après avoir bu 3 bouteilles de rhum, 8 bouteilles de bière et de nombreux doubles whisky.

L’ALCOOL EN QUELQUES MOTS

Boissons fermentées au début de la civilisation égyptienne. Photographie : Déesse du vin

Le grain fermenté, le jus de fruits et le miel ont été utilisés pour faire de l’alcool (alcool éthylique ou éthanol) pendant des milliers d’années.

Les boissons fermentées existaient déjà dans la civilisation égyptienne et il existe une trace de boissons alcoolisées remontant environ à 7000 ans av. J.-C. En Inde, une boisson alcoolisée du nom de sura, distillée à partir du riz, était utilisée entre 3000 et 2000 ans av. J.-C.

Les Babyloniens ont vénéré la déesse du vin dès l’an 2700 av. J.-C. En Grèce, l’hydromel, boisson fermentée faite à partir de miel et d’eau, est devenu l’une des premières boissons alcoolisées populaires. La littérature grecque regorge d’avertissements contre l’excès de boisson.

Plusieurs civilisations amérindiennes ont développé des boissons alcoolisées à l’ère précolombienne1. Toute une variété de boissons fermentées dans la région des Andes, en Amérique du Sud, ont été créées à partir de maïs, de raisins ou de pommes, et ont pris le nom de « chicha ».

Au 16e siècle, l’alcool (appelé « spiritueux ») était utilisé en grande partie à des fins médicinales. Au début du 18e siècle, le Parlement britannique a voté une loi encourageant l’utilisation du grain pour distiller des spiritueux. Les spiritueux bon marché ont inondé le marché et ont atteint leur apogée au milieu du 18e siècle. En Grande-Bretagne, la consommation de gin avait atteint 82 millions de litres et l’alcoolisme était largement répandu.

Le 19e siècle a apporté un changement d’attitudes vis-à-vis de l’alcool. Un mouvement vit le jour, demandant plus de sobriété et un usage modéré de l’alcool, puis finit par exiger sa prohibition totale.

En 1920, les USA ont voté une loi interdisant la fabrication, la vente, l’importation et l’exportation des boissons alcoolisées. Le commerce illégal d’alcool explosa et en 1933, l’interdiction d’alcool était levée.

Aujourd’hui, 15 millions d’Américains environ souffrent d’alcoolisme et 40 % de tous les décès par accident de voiture aux USA sont liés à une consommation d’alcool.

1. précolombienne : avant l’arrivée en Amérique de Christophe Colomb en 1492.

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.

Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.

C’est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité nécessaire pour obtenir un effet change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception de l’utilisateur par rapport à ce qui se passe autour de lui. Résultat : les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité en troublant la pensée.

Les médicaments sont des drogues conçues pour accélérer, ralentir ou modifier d’une façon ou d’une autre la manière dont votre corps fonctionne, pour tenter d’améliorer son fonctionnement. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

Pourquoi les gens prennent-ils de la drogue ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

ASSUREZ-VOUS QUE D’AUTRES CONNAISSENT LES FAITS

Ces pages de Dites non à la drogue.be sont extraites des 13 livrets faciles à lire de la série «La vérité sur la drogue

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à toute autre personne qui pourrrait être aidée par les faits qu’ils contiennent.

Informez-vous sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

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La vérité sur l’ECSTASY (Brochure)

 

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DANSER AVEC LA MORT ?

L’ecstasy est illégale. La brigade des stupéfiants américaine (Drug Enforcement Administration) classe l’ecstasy comme une drogue faisant partie du « Tableau I », description réservée aux substances dangereuses sans utilisation médicale reconnue. Parmi les autres drogues du Tableau 1, on trouve l’héroïne et le LSD. En 2003, plus de 798 personnes ont été interpellées pour trafic ou usage d’ecstasy ; plus de 2 millions de comprimés d’ecstasy et 0,3 tonne d’amphétamines ont été saisis en France (19 millions de comprimés dans les pays de l’Union européenne).

En France, le nombre de personnes âgées de 12 à 75 ans ayant consommé de l’ecstasy au moins une fois dans leur vie est estimé à 500 000, dont 200 000 usagers au cours de l’année. Des jeunes sont morts parfois après une seule dose.

L’ecstasy est une drogue extrêmement dangereuse quand elle est mélangée à de l’alcool et peut entraîner la mort. La nocivité de cette drogue de synthèse est telle que les incidents signalés par les services des urgences ont augmenté de plus de 1200 % depuis que l’ecstasy est devenue la drogue des boîtes de nuit et des « raves ».

VOULEZ-VOUS VRAIMENT PARTICIPER À CE GENRE DE TEUF ?

Niki était comme la plupart des jeunes qui vont dans les raves. Elle pensait échapper à ses problèmes et passer un bon moment et elle avait projeté d’y passer la nuit avec ses amis. L’un d’entre eux avait une bouteille d’ecstasy liquide dans sa voiture et ils ont commencé à en prendre. Bientôt la drogue a commencé à agir et Niki a dansé, dansé et dansé, bien au-delà de ses limites habituelles. Comme l’un de ses amis l’a raconté plus tard à la police : « Niki ne sentait plus rien. »

Le lendemain matin, Niki était morte. L’ecstasy l’avait emportée.

« Ça ne m’arrivera pas. Pas à moi… », pensez-vous. Peut-être pas, mais voulez-vous vraiment courir le risque ?

« Dans une rave, j’ai vu un type bourré d’ecstasy répéter pendant des heures : “Je suis une orange, ne me pelez pas, je suis une orange, ne me pelez pas.Un autre type se prenait pour une mouche et n’arrêtait pas de se taper la tête contre une vitre. » Liz

L’ECSTASY, QU’EST-CE QUE C’EST ?

L’ecstasy a été développée pour la première fois en 1912 par le géant pharmaceutique allemand Merck. L’ecstasy était d’abord connu sous le nom de méthylène-dioxyméthamphétamine (MDMA). En 1953, la MDMA a été utilisée par l’armée américaine lors de recherches sur la guerre psychologique ; elle a refait surface dans les années 1960 comme psychotrope pour « diminuer les inhibitions1 ». C’est seulement après 1970 que la MDMA est devenue une drogue récréative illégale.

Dans les années 1980, la MDMA est présentée comme « le truc le plus chaud dans la quête incessante de la pilule du bonheur » et devient la drogue à la mode. En 1984, la MDMA, encore autorisée, est vendue sous le nom d’« ecstasy », mais en 1985, son usage est interdit aux États-Unis à cause des risques qu’elle fait courir.

Depuis, l’ecstasy est devenue un terme « marketing » générique utilisé par les dealers qui vendent des produits du genre « ecstasy », pouvant contenir peu ou pas du tout de MDMA. Si les effets de la MDMA elle-même peuvent être nocifs, ce qu’on appelle aujourd’hui ecstasy peut contenir une large variété de substances : MDA, MDE, LSD, cocaïne, héroïne, amphétamines, méthamphétamine, voire mort-aux-rats, caféine, vermifuge pour chiens, etc. Malgré les jolis logos figurant sur les pilules, c’est ce qui rend l’ecstasy particulièrement dangereuse et provoque de nombreux accidents chez ceux qui en prennent pour la première fois : un consommateur ne sait jamais vraiment ce qu’il avale. Les risques augmentent quand le consommateur augmente la dose pour essayer de planer comme avant, car il peut sans le savoir absorber une combinaison de drogues entièrement différente.

L’ecstasy se présente en général sous forme de comprimé, mais peut aussi être injectée ou prise autrement. L’ecstasy liquide est en fait du GHB (Gamma Hydroxybutyrate), qui a des effets dépresseurs sur le système nerveux : cette substance se trouve aussi dans les déboucheurs de canalisations, les nettoyants pour sols ou les solvants de dégraissage.

1. inhibitions : idées ou règles qui bloquent une personne et l’empêchent d’agir.

NOMS COURANTS

ECSTASY

Adam

Cadillac

Air ball

California Sunset

Clarté

EEssenceÉléphants

Eve

Hug

Hug drug

EsPilule de l’amourSpeed de l’amoureux

Roll

Jelly beans

Snowball

XXE

XTC

RÊVE OU CAUCHEMAR ?

  • Selon l’Enquête nationale de 2007 sur les drogues et la santé, 12,4 millions d’Américains âgés de 12 ans ou plus ont expérimenté l’ecstasy au moins une fois dans leur vie, ce qui représente 5 % de la population américaine dans ce groupe d’âge.
  • Les résultats de l’enquête de 2007 indiquent que 2,3 % des élèves de quatrième, 5,2 % des élèves de seconde et 6,5 % des élèves de terminale avaient essayé l’ecstasy au moins une fois.
  • 92 % pour cent des personnes qui commencent à prendre de l’ecstasy prennent d’autres drogues par la suite, comme le cannabis, les amphétamines, la cocaïne et l’héroïne.

UNE FAUSSE PILULE DE L’AMOUR DÉMASQUÉE

L’ecstasy est souvent appelée « pilule de l’amour » parce qu’elle intensifierait les perceptions des couleurs et du son ainsi que les soi-disant sensations tactiles, en particulier dans les rapports sexuels.

Mais l’ecstasy contient souvent des hallucinogènes, drogues qui agissent sur le mental et amènent les gens à voir ou à ressentir des choses qui ne sont pas vraiment là. Les hallucinogènes brouillent les images emmagasinées dans le mental et peuvent replonger une personne dans une expérience effrayante ou triste de son passé, où elle se bloque sans même s’en rendre compte.

L’histoire de la drogue est remplie de mensonges. L’ecstasy « pilule de l’amour » n’est qu’une fausse promesse de plus.

L’ecstasy est éprouvante émotionnellement et les consommateurs souffrent souvent de dépression, de confusion, d’anxiété prononcée, de paranoïa1, de comportements psychotiques et d’autres problèmes psychologiques.

« Il n’y a rien de mal à participer à des raves, à condition de ne pas prendre d’ecsta. Dès que tu commences à en prendre, tu penses que les gens qui te conseillent d’arrêter sont tous des idiots. Tu crois que tu as découvert quelque chose d’extraordinaire et ce n’est pas la peine que les autres essaient de te dire le contraire. Quand tu as pris goût à l’ecstasy, c’est trop tard, tu es pris dans l’engrenage. » Pat

1. paranoïa : suspicion, méfiance ou peur des autres.

LES CONSÉQUENCES DE LA CONSOMMATION D’ECSTASY

L’ecstasy neutralise les signaux d’alarme naturels émis par le corps. En conséquence, après avoir pris la drogue, un individu risque d’aller au-delà des limites de sa résistance physique. Par exemple, une personne qui prend de l’ecstasy peut ne pas se rendre compte qu’elle a trop chaud et elle peut s’évanouir ou même mourir d’un coup de chaleur.

Une étude menée par le Centre de recherches sociales de l’université du Texas a mis en évidence que les effets à long terme les plus fréquemment signalés de l’ecstasy incluaient la dépression et une capacité de concentration réduite. Les chercheurs ont également découvert que la prise répétée d’ecstasy s’accompagnait de somnolence, de mauvaise humeur et de troubles de l’anxiété, de tremblements ou de tressaillements et de problèmes de mémoire.

« Heureusement, je suis vivante, mais je dois faire face aux jours, aux mois, aux années à venir après ce traumatisme. Je dois faire avec les conséquences pour le reste de ma vie… J’en ai vu de toutes les couleurs : dépression, anxiété, stress, cauchemars récurrents, maux de tête terribles : j’ai vécu tout ça à cause de l’ecstasy. J’en suis presque morte. Il a suffi d’une nuit, de quelques pilules d’ecstasy et d’alcool. Cette drogue est mortelle et j’ai de la chance de m’en être sortie vivante. C’est incroyablement dur de devoir supporter continuellement ces cauchemars. Je me réveille en sueur, soulagée de voir que ce n’était qu’un autre cauchemar. J’espère qu’un jour les cauchemars disparaîtront… Aucune défonce n’en vaut la peine. » Megan

EFFETS À COURT TERME :

  • Jugement altéré
  • Sens déformé de l’affection
  • États confusionnels
  • Dépression
  • Insomnie
  • Anxiété sévère
  • Paranoïa
  • État de manque
  • Contraction musculaire
  • Évanouissements et frissons ou gonflements
  • Crispation des muscles de la mâchoire
  • Vision brouillée

EFFETS À LONG TERME :

  • Lésions cérébrales affectant la pensée et la mémoire
  • Lésions des parties du cerveau régulant des fonctions vitales comme l’étude, le sommeil et l’émotion
  • C’est comme si le tableau de contrôle du cerveau avait été démantelé puis mal reconnecté
  • Dégénérescence des fibres et des terminaisons nerveuses
  • Dépression, anxiété, perte de mémoire
  • Insuffisance rénale
  • Hémorragie
  • Psychose
  • Effondrement cardiovasculaire1
  • Convulsions
  • Décès

1. cardiovasculaire : qui concerne à la fois le cœur et les vaisseaux sanguins.

 

EST-CE QUE JE PEUX DEVENIR ACCRO À L’ECSTASY ?

L’ecstasy peut-elle provoquer une dépendance ? Beaucoup le pensent. En tout cas, un consommateur est exposé à 4 dangers véritables :

DANGER N° 1 : En 1995, moins de 10 % des pilules d’ecstasy sur le marché étaient de la MDMA pure. Aujourd’hui, le consommateur d’ecstasy absorbe en général un mélange de drogues variées et souvent toxiques.

DANGER N° 2 : Il faut continuellement augmenter les quantités absorbées pour obtenir le même effet. Les consommateurs disent que l’effet de l’ecstasy est considérablement réduit après la première dose. Comme la personne prend des quantités de drogue de plus en plus grandes, les effets secondaires nocifs augmentent en conséquence.

Puisque l’effet créé par la drogue diminue, une personne essaye souvent d’autres drogues encore plus dangereuses.

DANGER N° 3 : Les consommateurs ressentent parfois le besoin de prendre d’autres drogues comme de l’héroïne ou de la cocaïne afin d’apaiser une douleur mentale ou physique survenant quand les effets de l’ecstasy se dissipent ; 92 % de ceux qui prennent de l’ecstasy prennent également d’autres drogues plus dures.

DANGER N° 4 : L’idée fausse selon laquelle on ne se sent bien qu’en prenant de l’ecstasy amène quelqu’un à en prendre bien plus souvent qu’à l’occasion des raves et des soirées techno. Comme pour les autres drogues stimulantes, les gens continuent à en prendre en dépit des effets secondaires physiques désagréables.

« J’entends beaucoup de gens parler d’ecstasy et dire que c’est une drogue amusante et inoffensive. Et je me dis : “Si seulement ils savaient.

« En cinq mois, j’étais devenue quelqu’un qui se foutait de tout, et plus je me défonçais, plus je plongeais dans les ténèbres de la solitude. Quand j’arrivais à dormir, j’avais des cauchemars et des tremblements. Ma peau était blanchâtre, j’avais tout le temps mal à la tête et je commençais à me sentir paranoïaque, mais je pensais que c’était normal. Jusqu’à cette nuit où j’ai cru mourir. »

« L’ecsta m’a fait perdre mes forces, ma motivation, mes rêves, mes amis, mon appartement, mon argent et surtout, ma santé d’esprit. Je m’inquiète chaque jour de mon avenir et de ma santé. J’ai beaucoup d’obstacles à franchir, mais j’ai bien l’intention de continuer à me battre, car je suis l’une de celles qui ont eu la chance de s’en sortir. » Lynn

INFORMATIONS SCIENTIFIQUES

De très nombreuses études ont été menées sur l’ecstasy. Ces études montrent que :

  • L’absorption d’ecstasy peut provoquer une défaillance du foie, comme dans le cas de cette jeune fille de 14 ans qui est décédée malgré la greffe du foie tentée par les médecins pour la sauver.
  • L’ecstasy est parfois mélangée à des substances comme la mort-aux-rats.
  • Des jeunes sont morts de déshydratation, d’épuisement ou de crise cardiaque après une overdose d’ecstasy.
  • L’ecstasy peut endommager les reins, le foie et le cerveau, créant notamment des lésions durables des tissus cérébraux.
  • Même une petite quantité d’ecstasy peut être assez toxique pour empoisonner le système nerveux et causer des lésions irréparables.

COUPER COURT AU BATTAGE MÉDIATIQUE SUR LA DROGUE

L’image « positive » de la drogue provient en grande partie de la publicité que lui a faite le monde du cinéma et de la musique.

Quand une nouvelle substance apparaît sur le marché, elle n’est souvent considérée comme dangereuse que bien plus tard, lorsque le mal est fait. Dans ce cas, l’idée fausse que la drogue est « inoffensive » a déjà largement fait son chemin.

L’ecstasy a fait l’objet d’une propagande de ce genre. Comme l’a fait remarquer un observateur de la presse : « C’est presque comme si un génie du marketing lui avait préparé une campagne publicitaire sur mesure. »

 

CE QUE LES DEALERS VOUS DIRONT

Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir pourquoi ils avaient commencé à se droguer, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait sous la pression de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues.

Ils vous diront que si vous prenez de l’ecstasy, « vous aurez beaucoup de filles ».

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie, du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

Obtenez de vraies informations sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.

Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.

C’est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité nécessaire pour obtenir un effet change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception de l’utilisateur par rapport à ce qui se passe autour de lui. Résultat : les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité en troublant la pensée.

Les médicaments sont des drogues conçues pour accélérer, ralentir ou modifier d’une façon ou d’une autre la manière dont votre corps fonctionne, pour tenter d’améliorer son fonctionnement. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

Pourquoi les gens prennent-ils de la drogue ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

ASSUREZ-VOUS QUE D’AUTRES CONNAISSENT LES FAITS

Ces pages de dites non à la drogue sont des extraits de nos 13 livrets faciles à lire de la série « La vérité sur la drogue ».

 

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à d’autres personnes qui devraient connaître les informations qu’ils contiennent.

Voir les références fournies dans La vérité sur l’ecstasy ici.

Incitez d’autres personnes à consulter le site.

 

La vérité sur la DROGUE (Brochure)

But de ce livret :

La drogue détruit des millions de vies chaque années mais son plus grand danger est celui qu’elle représente pour la société de demain…

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LA DROGUE DANS NOTRE SOCIÉTÉ

La drogue fait partie de notre culture depuis quelques dizaines d’années. Popularisée dans les années 1960 par la musique pop et les médias, elle a envahi tous les aspects de la société.

On estime qu’environ 208 millions de personnes dans le monde consomment des drogues illégales. En France, l’Enquête sur la Santé et les Consommations lors de l’Appel de Préparation à la Défense (ESCAPAD) de 2005 a révélé que 13,5 millions de personnes (29 % de la population entre 12 et 75 ans) prenaient des drogues illégales. Un sondage effectué au Québec, Canada, en 2006 a révélé que 30 % des lycéens se droguaient.

Vous connaissez probablement quelqu’un qui est concerné,

directement ou indirectement, par un problème de drogue.

La drogue la plus courante en France — et la plus consommée — est l’alcool. Les accidents de la route dus à l’alcool sont la première cause de mortalité chez les adolescents en France. En Suisse, les statistiques de 2005 montrent que 5 jeunes, entre 10 et 23 ans sont admis chaque jour à l’hôpital à cause de l’alcool.

La drogue illégale la plus courante est le cannabis. D’après le rapport 2008 des Nations Unies sur la drogue au niveau planétaire, environ 3,9 % de la population mondiale entre 15 et 64 ans consomment du cannabis.

Aujourd’hui, les jeunes sont exposés de plus en plus tôt à la drogue. Selon un sondage mené par la LMDE (La Mutuelle Des Étudiants, une assurance maladie pour étudiants), près de 40 % des étudiants français s’étaient drogués au moins une fois.

En Europe, des études récentes effectuées sur les jeunes de 15 et 16 ans indiquent que la consommation de cannabis varie de moins de 10 % à plus de 40 %,

avec les pourcentages les plus élevés chez les adolescents en République tchèque (44 %) suivis par l’Irlande (39 %), le Royaume-Uni (38 %) et la France (38 %). En Espagne et au Royaume-Uni, la consommation de cocaïne par des jeunes de 15 et 16 ans varie entre 4 % et 6 %. La consommation de cocaïne parmi les jeunes a augmenté au

Danemark, en Italie, en Espagne, au Royaume-Uni, en Norvège et en France.


« Mon but dans la vie n’était pas de vivre, […] c’était de me défoncer. Après quelques années, je me suis tourné vers la cocaïne, le cannabis et l’alcool en croyant que ça me permettrait d’échapper à mes problèmes. C’était pire. Je n’arrêtais pas de me dire : “Après ça, je vais m’arrêter définitivement.” Ça n’arrivait jamais. » 
John

« J’ai d’abord pris de l’herbe, puis des pilules d’ecstasy et de l’acide, faisant des cocktails avec toutes sortes de drogues. Je prenais même des doses trop fortes pour faire durer l’euphorie plus longtemps. Une nuit, j’ai fait un mauvais trip. J’ai prié et crié pour que cette sensation disparaisse, j’entendais des voix dans ma tête, j’étais pris de tremblements et je n’ai pas pu sortir de chez moi pendant 6 mois. Je pensais que tout le monde m’observait. Je ne pouvais plus marcher dans les lieux publics. Mon Dieu ! Je ne pouvais même pas conduire.

« J’ai fini par vivre dans la rue, dormant sur un carton près de la gare, mendiant et essayant tant bien que mal d’obtenir mon prochain repas. » Ben

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons pour lesquelles les jeunes en prennent :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais en fin de compte, elle devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogue sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

COMMENT AGIT LA DROGUE ?

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.

Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.

C’est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité nécessaire pour obtenir un effet change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception de l’utilisateur par rapport à ce qui se passe autour de lui. Résultat : les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité en embrouillant les idées de la personne.

Les médicaments sont des drogues conçues pour accélérer, ralentir ou modifier d’une façon ou d’une autre la manière dont votre corps fonctionne, pour tenter d’améliorer son fonctionnement. Ils sont parfois nécessaires. Mais ce sont quand même des drogues : ils agissent comme des stimulants ou des sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments en respectant la prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

LA DROGUE AFFECTE LE MENTAL

Normalement, quand une personne se rappelle quelque chose, le mental fait un tri rapide et fournit promptement l’information. Mais les drogues peuvent brouiller ses images mentales, provoquant des trous de mémoire. Quand une personne essaie de trouver une information à travers ce brouillard confus, elle n’y arrive pas. La drogue lui donne la sensation d’être lente et stupide, et la met en situation d’échec. Au fur et à mesure, elle essuie de plus en plus d’échecs et la vie devient de plus en plus dure : la personne prend alors de plus en plus de drogue pour l’aider à régler le problème.

 LA DROGUE DÉTRUIT LA CRÉATIVITÉ

On dit que la drogue permet à quelqu’un de devenir plus créatif : c’est un mensonge. La vérité est tout à fait différente.

Quelqu’un qui est triste pourrait prendre de la drogue pour avoir une fausse sensation de bonheur, mais cela ne marche pas. La drogue apporte à la personne une sorte de gaieté artificielle, mais quand les effets s’estompent, celle-ci s’effondre encore plus bas qu’avant. Et chaque fois, la chute émotionnelle est plus profonde. Les drogues finissent par détruire toute la créativité de la personne.

« Pendant tout le temps où je prenais de la drogue, je pensais que je maîtrisais ma vie et que tout allait bien. Mais j’ai détruit tout ce que j’avais construit et ce pourquoi je m’étais battu dans la vie. J’ai coupé mes liens avec tous mes amis qui ne prenaient pas de drogue et j’ai rompu avec ma famille, donc je n’avais aucun ami à part les autres drogués. Chaque jour tournait autour d’une seule chose : comment trouver l’argent pour acheter de la drogue. J’aurais fait n’importe quoi pour obtenir mes amphét. C’était la seule chose qui comptait dans ma vie. » Pat

« Je me trouvais plus drôle quand j’étais soûle. Peu après [avoir commencé à boire], on m’a donné du cannabis… Plus tard, j’étais chez un ami en train de fumer du cannabis quand quelqu’un a sorti un sachet de cocaïne. Je me suis alors mise à sniffer de la cocaïne chaque jour. Je volais chaque jour de l’argent à mes grands-parents et dans le magasin de mes parents pour pouvoir m’acheter de l’alcool, de la cocaïne, du cannabis et du LSD. C’est alors qu’on m’a donné de l’OxyContin et je me suis mise à en prendre régulièrement. Je sniffais de l’OxyContin chaque jour et je me suis finalement rendu compte que j’étais accro. J’avais besoin de quelque chose de plus fort, et on m’a donné de l’héroïne. Je ne reculais devant rien pour planer. Mon addiction avait gagné. Si j’essayais d’arrêter, j’étais tellement en manque que tout ce que je voulais, c’était en prendre plus. » Edith

DONNÉES ESSENTIELLES SUR LES DROGUES LES PLUS COURANTES

Les informations suivantes sur les drogues les plus courantes ont été compilées à partir de multiples textes de référence.

Elles sont destinées à vous faire connaître la vérité sur les drogues et leurs effets.

LE CANNABIS

Le cannabis est habituellement roulé en cigarette appelée joint ou pétard. Il peut également être infusé comme du thé, mélangé à de la nourriture ou fumé au moyen d’une pipe à eau appelée narguilé.

Le cannabis 1 est aux États-Unis la troisième des cinq drogues les plus courantes pour lesquelles les toxicomanes entrent dans un centre de désintoxication — soit environ 16 %. Selon une enquête nationale auprès des ménages américains sur la consommation de drogue, les enfants qui prennent fréquemment du cannabis sont quatre fois plus susceptibles de faire preuve de violence ou de provoquer des dégâts. Ils sont cinq fois plus susceptibles de voler que ceux qui ne consomment pas de drogue.

Les effets du cannabis sont souvent plus puissants aujourd’hui que dans le passé. Les techniques de culture et la sélection des graines produisent une drogue beaucoup plus forte. De ce fait, la consommation de cannabis a provoqué une forte augmentation des arrivées aux urgences de jeunes fumeurs de hasch.

Parce qu’une dépendance physique et surtout psychique s’installe, le cannabis peut amener les consommateurs à prendre des drogues plus fortes pour atteindre le même résultat. Dès que les effets commencent à s’estomper, la personne peut se tourner vers des drogues encore plus fortes pour se débarrasser des conditions indésirables qui l’ont poussée à se droguer en premier lieu. Ce n’est pas le cannabis qui pousse les gens à prendre d’autres drogues : ils prennent des drogues pour se débarrasser de situations ou de sensations indésirables. La drogue (cannabis) masque le problème pendant un moment, quand le consommateur plane. Quand cet état se dissipe, le problème — la situation ou le sentiment indésirable — devient plus fort. Alors, le consommateur se tourne vers des drogues plus fortes car le cannabis ne fait plus d’effet.

EFFETS À COURT TERME :

Les toxicomanes souffrent d’une perte de coordination et ont une perception du temps, une vision et une audition déformées. La drogue provoque entre autres des effets de somnolence, les yeux rouges, un appétit accru et un relâchement musculaire. Le rythme cardiaque peut s’accélérer. En réalité, dans l’heure qui suit la prise de cannabis, le risque de crise cardiaque peut être multiplié au minimum par cinq. Les résultats scolaires se dégradent à cause d’une altération de la mémoire et d’une capacité amoindrie à résoudre des problèmes.

EFFETS À LONG TERME :

Une consommation à long terme peut entraîner des symptômes psychotiques. Elle peut également provoquer des lésions aux poumons et au cœur, aggraver les symptômes de bronchite et causer des quintes de toux et une respiration bruyante. Elle peut réduire la capacité du corps à combattre les infections et les maladies pulmonaires.

1.cannabis : drogue qui, comme la marijuana et le haschich, provient du chanvre indien.

NOMS COURANTS

CANNABIS :Astro turf

Teuch

Blunt

Boom

Chronic

Fumette

Dope

Gangster

Ganja

Moquette

Chanvre

Herbe

Résine

J

Kiff

Marie-Jeanne

Nederweed

Pneu

Pot

Purple haze

Chichon

Savonnette

Smoke

Skunk

Super skunk

Thé du Texas

Foin

Huile

HASCHICH :Chocolat

Hasch

Shit

L’ALCOOL

L’alcool vous déprime via votre système nerveux central (cerveau et moelle épinière), réduit les inhibitions2 et altère le jugement. Boire de grandes quantités peut mener au coma et même à la mort. Le mélange d’alcool et de médicaments ou de drogue est extrêmement dangereux et peut être fatal. L’alcool a des effets sur le cerveau et entraîne un manque de coordination, des réflexes plus lents, une vision déformée, des trous de mémoire et des évanouissements. Comme les jeunes sont encore en pleine croissance, l’alcool a un impact plus grand sur leur santé physique et mentale que sur celle des personnes plus âgées.

EFFETS À COURT TERME :

Photographie : istockphoto.com/Lisa Young

Sensation de chaleur, irritation cutanée, jugement altéré, manque de coordination, discours incompréhensible, pertes de mémoire et de compréhension. Une importante consommation d’alcool entraîne également une « gueule de bois », des nausées, des tremblements et quelquefois des vomissements.

EFFETS À LONG TERME :

Tolérance accrue aux nombreux effets indésirables de l’alcool et capacité à boire davantage. Par conséquent, la condition physique se dégrade, avec parfois des maladies hépatiques et un risque accru de maladies cardiovasculaires. Une femme enceinte peut donner naissance à un enfant avec des malformations qui peuvent endommager le cœur du bébé, son cerveau et d’autres organes vitaux. Une personne peut devenir dépendante de l’alcool. Si elle s’arrête soudain de boire, des symptômes de manque peuvent survenir. Ils se présentent sous forme de sursauts, d’assoupissements, de transpiration et d’un manque d’appétit, ainsi que sous forme de convulsions, et peuvent quelquefois entraîner la mort. L’abus d’alcool encourage aussi la violence et les conflits dans les relations avec les autres.

2. inhibitions : des idées ou des règles qui tendent à empêcher une personne de faire quelque chose.

L’ECSTASY

L’ecstasy est habituellement prise sous forme de pilule, de comprimé ou de capsule. On appelle « bumping » le fait d’en prendre plus d’une à la fois.

L’ecstasy est une drogue synthétisée (produite par l’homme) en laboratoire. Les fabricants peuvent ajouter tout ce qu’ils veulent à la drogue, comme de la caféine, des amphétamines3 et même de la cocaïne. L’ecstasy est une drogue illégale qui a des effets similaires aux hallucinogènes et aux stimulants. Les pilules sont de différentes couleurs et sont parfois illustrées d’images de B. D. Mélanger l’ecstasy avec de l’alcool est extrêmement dangereux et peut être mortel.

Les drogues aux effets stimulants comme l’ecstasy permettent de danser sans arrêt pendant de longues périodes et, dans le milieu bondé et très chaud des « raves », elles peuvent entraîner une déshydratation extrême et des problèmes d’insuffisance cardiaque ou rénale.

EFFETS À COURT TERME :

Malaise, frissons ou sueurs, tension musculaire, altération du jugement, dépression, troubles de la vision, troubles du sommeil, sentiment de fausse affection, nausées, anxiété sévère, besoin irrésistible de drogue, contraction involontaire des dents, confusion, paranoïa.4

EFFETS À LONG TERME :

Une consommation prolongée peut causer des dégâts durables, voire des lésions permanentes au cerveau, affectant le jugement de la personne et son aptitude à penser.

« L’ecstasy me rendait folle. Un jour j’ai mordu dans un verre comme si je mordais dans une pomme. Il a fallu que j’aie la bouche en sang et pleine de morceaux de verre pour me rendre compte de ce qui m’arrivait. Une autre fois, j’ai déchiré des chiffons avec mes dents pendant une heure. » Anne

 

3.amphétamine : un stimulant du système nerveux central, souvent appelé « speed ».
4.paranoïa : suspicion, méfiance ou peur des autres.

NOMS COURANTS

ECSTASYAdam

Cadillac

Air ball

California Sunset

Clarté

E

Essence

Éléphants

Eve

Hug

Hug drug

Es

Pilule de l’amour

Speed de l’amoureux

Roll

Jelly beans

Snowball

X

XE

XTC

 COCAÏNE ET CRACK

La cocaïne et le crack peuvent être ingérés, pris par le nez (sniffés), injectés par intraveineuse, ou, dans le cas du crack, la fumée peut être inhalée une fois le produit chauffé.

Les termes utilisés pour décrire l’ingestion sont : mâcher, sniffer, se shooter, injecter et fumer.

Le mot cocaïne se réfère à la drogue en poudre (cocaïne) et à la drogue sous forme de cristaux (crack). Elle est fabriquée à partir de la plante de coca et, après la méthamphétamine,5 c’est la drogue qui crée la plus grande dépendance psychologique de toutes.

 

EFFETS À COURT TERME :

La cocaïne fait « décoller » de façon éphémère et intense, sensation suivie immédiatement par un sentiment opposé de dépression et d’irritation et un besoin maladif de drogue. Les consommateurs réguliers mangent et dorment mal. Cette drogue peut générer une forte accélération du rythme cardiaque, des spasmes musculaires et des convulsions. Les drogues peuvent rendre les gens paranoïaques, irritables, hostiles et anxieux, même à faible dose.

 

EFFETS À LONG TERME :

En plus de ce qui précède, la cocaïne peut provoquer de l’irritabilité, des sautes d’humeur, de l’agitation, de la paranoïa et des hallucinations auditives. La personne développe une accoutumance à la drogue et doit en prendre toujours plus pour produire le même effet.

La « descente » provoque une dépression si grave que les cocaïnomanes seront prêts à faire n’importe quoi, y compris tuer, pour se procurer leur dose. S’ils ne l’obtiennent pas, la dépression risque de devenir si intense qu’elle peut les conduire au suicide.

5.méthamphétamine : stimulant du système nerveux central créant une forte dépendance.

NOMS COURANTS

CRACK

24-7

Apple jacks

Bad rock

Ball

Base

Beat

Candy

Chemical

Cloud

Coco

Crack

Crumbs

Crunch and munch

Devil drug

Dope

Electric kool-aid

Fat bags

French fries

Glo

Blanche

Grit

Hail

Hard ball

Hard rock

Hot cakesIce cubeJelly beans

Kryptonite

Nuggets

Paste

Piece

Prime time

Product

Raw

Rock(s)

Rock star

Rox/Roxanne

Scrabble

Sleet

Rail

Sugar block

Topo (Espagnol)

Tornado

Troop

 

 

NOMS COURANTS

COCAÏNE

Coco

Base

Bigornette

Blanche neige

C

 

Charlie

Coke

Dust

Corinne

Henry VIII

 

Ligne

Neige

Reniflette

Respirette

Rocks

 

Toot

Scorpion

 LA CRISTAL METH ET LA MÉTHAMPHÉTAMINE

La cristal meth et la meth sont inhalées, fumées ou prises par injection. Les petites doses sont sous forme de comprimés.

La cristal meth est une forme de métamphétamine qui ressemble à de petits fragments de verre ou à de petits « cailloux » brillants, bleu-blanc. Dans la rue, elle est connue entre autres sous le nom de « glace », « cristal », « verre ». Il s’agit d’un stimulant extrêmement puissant qui entraîne une dépendance, de l’agressivité et des comportements violents, voire psychotiques. De nombreux consommateurs racontent qu’ils sont devenus accros dès la première prise. C’est l’une des drogues les plus difficiles à traiter.

EFFETS À COURT TERME :

Les effets négatifs peuvent comprendre : sommeil agité, hyperactivité, nausées, illusions de puissance, agressivité et irritabilité accrues. Cette drogue peut créer une perte d’appétit ou de poids. À hautes doses, elle crée un « flash » suivi d’une agitation croissante et parfois de violence. D’autres effets peuvent comprendre : insomnie, confusion, hallucinations, anxiété et paranoïa. Peut causer des convulsions mortelles.

EFFETS À LONG TERME :

Accélération du pouls et augmentation de la pression sanguine, dommages aux vaisseaux sanguins du cerveau, entraînant des attaques ou une arythmie cardiaque et des troubles cardiovasculaires, ou même la mort. Cette drogue peut causer des lésions au foie, aux reins et aux poumons. On trouve chez les consommateurs des cas sérieux de lésions cérébrales, de troubles de la mémoire et une incapacité accrue à saisir des idées abstraites. Ceux qui s’en sortent sont généralement sujets à des trous de mémoire ou à des sautes d’humeur extrêmes.

« La cristal meth était ma drogue préférée, mais il y en avait d’autres aussi, bon marché, faciles à obtenir (et qui rendent facilement accro) et bien sûr faciles à utiliser. Je l’ai essayée une fois et BOUM ! J’étais accro. Ce qui a été détruit en premier, c’est ma carrière musicale. Je faisais partie d’un grand orchestre, je jouais une musique géniale et j’avais des copains qui n’étaient pas seulement des musiciens, mais mes meilleurs amis. Tout ça a changé quand j’ai commencé à prendre de la meth. » Brad

NOMS COURANTS

MÉTHAMPHÉTAMINE:

Beannies

Brown

Chalk

CrankC

hicken feed

Cinnamon

Crink

Crypto

Fast

 

Getgo

Methlies quick

Crack mexicain

Pervitin (République tchèque)

Redneck cocaïne

Speed

Tick tick

Tweak

Wash

 

Poudre jaune

Yaba (Asie du Sud-Est)

CRISTAL METH :

Batu

Blade

Cristy

Cristal

Crystal glass

Glace

Hot ice

Ice

Quartz

 

LES DROGUES PAR INHALATION

Les drogues par inhalation incluent les produits chimiques des produits ménagers tels qu’aérosols, liquides de nettoyage, colle, peinture, diluant à peinture, dissolvant pour vernis à ongles, nitrite d’amyle6 et essence à briquet. Elles sont « sniffées » (inhalées).

Les drogues absorbées par inhalation ont un effet sur le cerveau. Quand des substances ou des vapeurs sont inhalées par le nez ou la bouche, elles peuvent causer des dommages physiques et mentaux irréversibles. Elles privent le corps d’oxygène et forcent le cœur à battre irrégulièrement et plus rapidement. Les personnes qui absorbent des drogues par inhalation peuvent perdre le sens de l’odorat, souffrir de nausées et de saignements de nez, et peuvent présenter des problèmes au niveau du foie, des poumons et des reins. Une consommation régulière peut entraîner une réduction de la masse musculaire, de la tonicité et de la force. Les drogues absorbées par inhalation peuvent empêcher les gens de marcher, de parler et de penser normalement. La plupart des dégâts touchent le tissu cérébral, quand les vapeurs toxiques passent à travers les sinus.7

EFFETS À COURT TERME :

En plus de ce qui précède, les drogues absorbées par inhalation peuvent tuer par crise cardiaque ou suffocation, car les vapeurs inhalées prennent la place de l’oxygène dans les poumons et le système nerveux central. Sous l’effet de ce type de drogues, quelqu’un peut aussi réagir avec une extrême violence.

EFFETS À LONG TERME :

Les drogues absorbées par inhalation peuvent abîmer les muscles, réduire la force et le tonus et détériorer de façon permanente le corps et le cerveau.

6.nitrite d’amyle : un liquide jaune pâle utilisé pour dilater ou élargir les vaisseaux sanguins, parfois utilisé comme un stimulant.7.sinus : un des espaces ouverts à l’avant du crâne dans lequel circule l’air qu’une personne respire avec le nez.

NOMS COURANTS

DROGUES PAR INHALATION :

Air blast

Ames

Amys

Bang

Bolt

Boppers

Bullet

Climax

Colle

 

Explosive

Hardware

Gluey

Kix

Pep

Hippie crack

Sniff

Gaz

Locker room

Vitesse

 

Nettoyeur de tête de magnétoscope

Parfum d’ambiance

Pearls

Poor man’s pot

Poppers

Quick silver

Rush

Satan’s secret

Shoot the breeze

 

Snappers

Snotballs

Spray

Texas shoe shine

Thrust

Toilet water

Toncho

Whippets

White-out

 

L’HÉROÏNE

L’héroïne est habituellement injectée, sniffée ou fumée. C’est un produit qui provoque une forte dépendance. L’héroïne atteint rapidement le cerveau et elle entraîne un ralentissement de la pensée et des réactions, détériorant l’aptitude à prendre des décisions. Elle provoque des difficultés à se rappeler.

S’injecter de la drogue s’accompagne du risque de contracter le sida (HIV), une hépatite ou d’autres maladies causées par des aiguilles infectées. Ces problèmes peuvent être transmis à des partenaires sexuels et à des nouveau-nés. L’héroïne est une des drogues les plus fréquemment citées quand on parle de décès par overdose. La violence et la criminalité sont souvent liées à sa consommation.

EFFETS À COURT TERME :

Les consommateurs ont leurs facultés mentales embrouillées, ils sont pris de nausées et de vomissements. Parfois, ils ne ressentent pas la douleur. Les femmes enceintes peuvent faire des fausses couches spontanées. Les fonctions cardiaques et respiratoires peuvent ralentir au point où cela peut entraîner la mort.

EFFETS À LONG TERME :

veines endommagées, infection bactérienne des vaisseaux sanguins ou des valves cardiaques, abcès et autres infections des tissus tendres, et maladies des reins et du foie. Des complications pulmonaires sont également possibles. De plus, l’échange de seringues ou de fluides favorise la transmission de l’hépatite B ou C, du virus HIV (sida) ou d’autres virus sanguins.

NOMS COURANTS

HÉROÏNE :

Came

Poudre

H

 

Schnouff

Cheval

Héro

 

Skag

Smack

Limonade

 

Fée blanche

LE LSD

Le LSD est vendu en comprimés, en capsules ou sous forme liquide. On l’ajoute généralement à du papier absorbant et on le divise en petits carrés décorés. Chaque carré représente une dose.

Le LSD est une substance chimique des plus puissantes qui altère l’humeur. Il est fait à base d’un champignon extrêmement toxique qui se développe sur le seigle et d’autres céréales. Ses effets sont imprévisibles. Une toute petite quantité peut produire des effets pendant 12 heures ou plus.

EFFETS À COURT TERME :

Les pupilles se dilatent, la température du corps augmente, le rythme cardiaque s’accélère, la pression sanguine s’accentue, la sudation devient plus importante que la normale, le sujet perd l’appétit, souffre d’insomnie, sa bouche devient sèche et il est pris de tremblements incontrôlables. Sous LSD, des pensées et des sensations terrifiantes envahissent l’individu, il est pris d’une peur panique de devenir fou, de perdre le contrôle de sa vie, de mourir, et il est envahi d’un sentiment de désespoir.

EFFETS À LONG TERME :

Flash-back, ou rechute d’un « trip » au LSD, souvent de façon inattendue et longtemps après en avoir pris. Le « trip » de LSD dure généralement environ 12 heures, mais certains consommateurs développent des psychoses à long terme.

NOMS COURANTS

LSD

Acide

Acide de batterie

Blotter

Bart

Simpson

California sunshine

Cid

 

Doses

Cachets

Golden dragonHeavenly blue

Flash

Illusions

 

La souris déglinguée

Microdot

Orange micro

Purple heart

Superman

Tablettes

 

Window panes

Soleil jaune

Zen

 CONSOMMATION ABUSIVE DE PSYCHOTROPES

La consommation abusive de psychotropes représente maintenant un problème plus grave que la plupart des drogues de la rue. Les antidouleurs, les tranquillisants, les antidépresseurs, les somnifères et les stimulants donnent l’illusion d’être « sans danger » parce qu’ils sont prescrits par des médecins, mais ils peuvent créer une dépendance similaire et être aussi puissants que l’héroïne ou la cocaïne qui sont vendues dans la rue. L’antidouleur OxyContin, par exemple, est aussi puissant que l’héroïne et affecte le corps de la même façon. Une consommation régulière d’antidouleurs, de calmants (« downers »), de stimulants (« uppers ») ou d’antidépresseurs peut entraîner une accoutumance et provoquer des symptômes de manque très douloureux pour les personnes qui veulent arrêter d’en prendre.

Voici quelques-uns des effets provoqués par ces drogues.

Les antidouleurs : l’OxyContin, le Fentanyl, la morphine, le Percodan et le Demerol font partie de la longue liste des antidouleurs. Ces psychotropes provoquent un ralentissement de la respiration, des nausées, et peuvent faire sombrer la personne dans l’inconscience. Une consommation excessive peut créer une dépendance.

Les dépresseurs (sédatifs, calmants) : ces drogues psychiatriques ralentissent les fonctions du cerveau et du système nerveux. Parmi elles, on trouve le Xanax, le Zyprexa, l’Amytal, le Seconal, le Valium, et bien d’autres encore. Les effets peuvent inclure des problèmes cardiaques, la prise de poids, l’épuisement8 et un discours incompréhensible. Une consommation régulière peut créer une dépendance.

Les stimulants : ces drogues accélèrent le rythme cardiaque et la respiration, de la même manière que le « speed » ou la cocaïne. Dans cette catégorie viennent se classer la Ritaline, l’Adderall, le Concerta et des amphétamines connues sous le nom de « bennies ». Elles provoquent, entre autres, une augmentation de la pression sanguine et du rythme cardiaque, l’hostilité et la paranoïa.

Les antidépresseurs : le Prozac, le Paxil, le Zoloft et le Celexa font partie des antidépresseurs les plus utilisés. Ils provoquent, entre autres, un rythme cardiaque irrégulier, des réactions paranoïdes, des pensées violentes ou suicidaires et des hallucinations. Une consommation prolongée peut créer une dépendance.

Les antidouleurs, les sédatifs et les antidépresseurs sont responsables de plus de décès par overdose aux États-Unis que la cocaïne, l’héroïne, la méthamphétamine et les amphétamines combinées.

8.épuisement : extrême fatigue physique ou mentale.

CE QUE LES DEALERS VOUS DIRONT

Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir pourquoi ils avaient commencé à se droguer, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait sous la pression de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues.

Ils vous diront qu’avec la cocaïne, « ce sera la fête tous les jours » et que « l’héroïne vous protège contre l’anxiété ». Si tu prends de l’ecstasy, « tu pourras avoir plein de filles ».

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

Ces pages du site Dites non à la drogues.be reprennent le contenu de nos treize livrets de la série « La vérité sur la drogue » destinée au grand public.

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à toute autre personne qui pourrrait être aidée par les faits qu’ils contiennent.

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