La vérité sur le CANNABIS (Brochure)

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QU’EST-CE QUE LE CANNABIS ?

Le cannabis est le mot utilisé pour désigner les fleurs, les graines et les feuilles séchées du chanvre indien. Dans la rue, on l’appelle astro turf, pot, herbe, foin, huile, pneu, ganja, teuch, fumette, dope, chanvre, marie-jeanne, chichon, résine et thé du Texas.

image01-what-is-marijuana_2_frLe haschich est une forme proche de cette drogue, faite à partir des résines du chanvre indien. Appelé également « chocolat », « hash » ou « shit », il est environ 6 fois plus fort que le cannabis.

Le mot « cannabis » décrit n’importe quelle drogue extraite du chanvre indien (plante également appelée « cannabis sativa »), y compris la marijuana et le haschich.

Quel que soit son nom, cette drogue est un hallucinogène, une substance qui déforme la façon de percevoir l’environnement.

Ses effets proviennent avant tout d’un de ses principaux composés chimiques, le « tétrahydrocannabinol » (THC). La quantité de THC présente dans un joint est assez variable, mais en moyenne le taux de THC a fortement augmenté ces dernières années.

COMMENT LE CONSOMME-T-ON ?

marijuana-leavesLe haschich est une résine ocre, brune ou noire qui est séchée et pressée sous forme de barre, de bâtonnet ou de boulettes. Lorsque le cannabis et le haschich sont fumés, ils ont une odeur douceâtre très particulière.

Le cannabis est la drogue illégale la plus couramment consommée dans le monde. Une enquête menée en 2007 a révélé que 14,4 millions de personnes aux États-Unis avait fumé du cannabis au moins une fois au cours du mois précédent.

Le cannabis est généralement fumé sous forme de cigarette (joint), mais peut aussi être fumé avec une pipe. Moins souvent, il est mélangé à la nourriture ou infusé comme du thé. Parfois, les utilisateurs ouvrent des cigares et retirent le tabac, le remplaçant par de l’herbe : ceci s’appelle un « blunt ». Parfois, les joints et les blunts sont mélangés à d’autres drogues plus puissantes, comme le crack, la cocaïne ou la poudre d’ange (phencyclidine, ou PCP : un hallucinogène puissant, connu pour créer des comportements violents et des réactions physiques comme des crises cardiaques, un coma et même la mort).

hashishQuand une personne fume un joint, elle en ressent généralement l’effet en quelques minutes. Les sensations immédiates — accélération du rythme cardiaque, perte de coordination et d’équilibre, sensation d’irréalité « comme dans un rêve » — sont à leur paroxysme dans les 30 premières minutes. Ces effets à court terme disparaissent généralement en deux ou trois heures, mais ils peuvent durer plus longtemps, selon la quantité absorbée, la puissance du THC et la présence d’autres drogues dans le mélange.

Le consommateur moyen inhale plus de fumée et la conserve plus longtemps que celle d’une cigarette ; un joint crée donc un grave effet sur ses poumons. Au-delà des problèmes de maux de gorge et de poitrine, il a été démontré qu’un joint est aussi cancérigène que la fumée de 5 cigarettes.

Les conséquences psychologiques du cannabis sont également graves. Les consommateurs de cannabis ont une mémoire et des aptitudes mentales moins bonnes que ceux qui n’en prennent pas.

Les animaux auxquels des chercheurs ont donné du cannabis ont également souffert de lésions au cerveau.

NOMS COURANTS

CANNABIS :

Astro turf

Teuch

Blunt

Boom

Chronic

Fumette

Dope

Gangster

Ganja

Moquette

Chanvre

Herbe

Résine

J

Kiff

Marie-Jeanne

Nederweed

Pot

Purple haze

Chichon

Savonnette

Smoke

Skunk

Super skunk

Thé du Texas

Foin

Huile

Pneu

 

 

HASCHICH: 

Chocolat

Hasch

Shit

 

CANNABIS : SON HISTOIRE

Le chanvre indien (dont le cannabis et le haschich sont extraits) est cultivé pour ses propriétés hallucinogènes depuis plus de 2000 ans.

hemp-plant-smoking-jointLe cannabis contient plus de 400 agents chimiques, mais l’ingrédient principal qui affecte le mental est le THC. La quantité de THC contenue dans le chanvre détermine la puissance de la drogue et dépend entre autres du climat, du sol et d’autres facteurs. Mais grâce aux techniques de culture modernes, les pousses de chanvre ont développé des souches à plus haute teneur en THC. Le taux de THC est passé de 1 % en 1974 à 4 % en 1994. En 2008, le niveau a atteint 9,6 %, soit le plus haut niveau jamais atteint depuis le début de l’analyse de la drogue dans les années 1970.

Une forme de cannabis nommée « sinsemilla » (sans pépins en espagnol) peut avoir des taux de THC compris entre 7,5 % et 24 %.

ALCOOL ET CANNABIS

La déclaration « fumer un joint n’est pas plus dangereux que de boire un verre d’alcool » est-elle vraie ?

À vous de décider. Voici les faits :

L’alcool ne contient qu’une seule substance : l’éthanol. Le cannabis contient 400 agents chimiques différents, reconnus comme toxiques et cancérigènes. Contrairement aux fumeurs de cigarettes, les fumeurs de cannabis ont tendance à inhaler profondément et à retenir la fumée aussi longtemps que possible pour accroître les effets de la drogue, ce qui aggrave les dommages causés aux poumons.

L’alcool est éliminé en quelques heures. Le THC reste dans les graisses du corps pendant des mois, voire plus longtemps. Donc, une personne qui fume 2 à 3 joints par semaine est constamment sous l’influence de la drogue.

Le THC endommage le système immunitaire, mais pas l’alcool.
Nous n’avons pas l’intention de minimiser ici les risques liés à l’abus d’alcool qui peut être aussi dangereux. Cependant, les consommateurs doivent être conscients du fait que les produits chimiques composant le cannabis, dont certains sont cancérigènes, restent dans le corps bien longtemps après que la drogue a été consommée.

STATISTIQUES INTERNATIONALES

Selon les Nations Unies, 158,8 millions de personnes consomment du cannabis dans le monde, soit plus de 3,8 % de la population planétaire.

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  • Plus de 94 millions de personnes aux États-Unis ont admis en avoir consommé au moins une fois.
  • Selon l’Enquête nationale de 2007 sur la consommation des drogues et la santé, 2,1 millions de personnes aux États-Unis ont pris du cannabis pour la première fois cette année-là.

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  • Selon l’Agence américaine de réglementation des drogues, un grand pourcentage de personnes arrêtées pour des crimes avaient pris du cannabis. Au niveau national, 40 % des hommes adultes avaient pris du cannabis avant leur arrestation.
  • Chez les adultes de 26 ans ou plus ayant consommé du cannabis avant l’âge de 15 ans, 62 % sont passés à la cocaïne à un moment donné de leur vie, 9 % ont pris de l’héroïne au moins une fois et 54 % ont consommé de façon non médicale des psychotropes sur prescription.

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  • En 2007, 6,7 % des 12 à 17 ans étaient des consommateurs réguliers de cannabis.
  • D’après les estimations du gouvernement américain, la production privée de cannabis a décuplé au cours des vingt-cinq dernières années, passant de 1000 tonnes en 1981 à 10 000 tonnes en 2006. Fait peu surprenant, 58 % des adolescents âgés de 12 à 17 ans disent qu’il est facile de se procurer du cannabis. Les consommateurs américains de cannabis ont dépensé environ 10,5 milliards de dollars en drogue en 2000.
  • En 2005, aux États-Unis, le cannabis était responsable de 242 200 admissions aux urgences.

Après l’alcool, le cannabis est la substance la plus fréquemment trouvée dans le corps des conducteurs impliqués dans des accidents mortels.

LES EFFETS DESTRUCTEURS DU CANNABIS

Les effets immédiats de la prise de cannabis comprennent une accélération des battements du cœur, une désorientation, un manque de coordination physique, souvent suivis par une dépression ou une somnolence. Certains consommateurs souffrent de crises de panique ou d’anxiété.

Mais les problèmes ne s’arrêtent pas là. Selon des études scientifiques, le principe actif du cannabis, le THC, reste dans le corps pendant des semaines, voire plus.

La fumée du cannabis contient des substances 50 à 70 % plus cancérigènes que la fumée de cigarettes. Une étude de référence a montré qu’un seul joint de cannabis cause autant de dommages aux poumons que cinq cigarettes normales fumées les unes après les autres. Les fumeurs chroniques de joints souffrent souvent de bronchites et d’inflammations de la trachée.

La drogue peut affecter bien plus que votre santé physique. Des études australiennes menées en 2008 ont fait le rapprochement entre la consommation importante de cannabis et les problèmes cérébraux. Ce fait est confirmé par une étude précédente portant sur les effets à long terme du cannabis, qui montraient des problèmes cérébraux similaires à ceux causés par une forte dépendance à d’autres drogues majeures. Et plusieurs études ont indiqué qu’un lien existait entre une consommation répétée de cannabis et la psychose.

marijuana-smoking-pregnant-motherLe cannabis modifie la structure des cellules du sperme en les déformant. Ainsi, même de petites quantités de cannabis peuvent causer une stérilité temporaire chez les hommes. La consommation de cannabis peut bouleverser le cycle menstruel des femmes.

Des études montrent que le fonctionnement cérébral des consommateurs de cannabis tend à être ralenti ou diminué. Le THC du cannabis perturbe les cellules nerveuses et affecte la mémoire.

Le cannabis est l’une des drogues qui provoquent une division anormale des cellules, ce qui entraîne de sérieux problèmes génétiques. Une femme enceinte qui fume régulièrement du cannabis peut donner naissance à un enfant prématuré de taille ou de poids insuffisant. Durant les dix dernières années, de nombreux enfants de mères consommant du cannabis sont nés avec des incapacités et de moins bonnes aptitudes à se concentrer et à poursuivre des objectifs dans la vie. Des études suggèrent également que la consommation de drogue pendant la grossesse peut provoquer des malformations, un retard mental et un risque plus élevé de leucémie1 chez les enfants.

1. leucémie : cancer de la moelle osseuse.

EFFETS À COURT TERME

  • Sensations altérées
  • Panique
  • Anxiété
  • Coordination insuffisante des mouvements
  • Réflexes amoindris
  • Après s’être senti mieux, le consommateur se sent endormi ou déprimé
  • Accélération du rythme cardiaque (et risque d’attaque)

EFFETS À LONG TERME

  • Résistance aux maladies communes diminuée (rhume, bronchite, etc.)
  • Affaiblissement du système immunitaire
  • Troubles de croissance
  • Augmentation de cellules anormales dans le corps
  • Réduction des hormones mâles
  • Destruction rapide des fibres pulmonaires et lésions au cerveau parfois irréversibles
  • Capacité sexuelle réduite
  • Difficultés à étudier : aptitude réduite à apprendre et à retenir l’information
  • Apathie, somnolence et manque d’enthousiasme
  • Changement de personnalité et de tempérament
  • Inaptitude à comprendre les choses clairement

marijuana-leaf« Cela commence comme un jeu, quand ton meilleur pote te dit que t’es pas “cap” de fumer un joint et d’avaler un demi. J’avais 14 ans à ce moment là. Après sept ans de drogue et d’alcool, je me suis retrouvé au bout du chemin de la dépendance. Je ne ressentais plus d’euphorie, je le faisais juste pour rester à peu près normal.»

marijuana-smoking-paranoia« Puis j’ai commencé à avoir des sensations négatives vis à vis de moi-même et à ne plus croire en mes propres aptitudes. Je détestais cette paranoïa.1 Je détestais regarder sans arrêt derrière moi. Je détestais vraiment ne pas faire confiance à mes amis. J’étais devenu si paranoïaque que j’ai réussi à faire fuir tout le monde pour me retrouver dans une situation terrible dont personne n’a envie — je me retrouvais seul. Je me réveillais le matin, je commençais à en prendre et je continuais toute la journée. » Paul

1. paranoïa : suspicion, méfiance ou peur des autres.

SUR LA ROUTE MENANT À LA CONSOMMATION DE DROGUES

Parce qu’une accoutumance s’installe, le cannabis peut amener les consommateurs à prendre des drogues plus fortes pour atteindre le même résultat. Lorsque les effets de la drogue s’émoussent, il se peut que la personne se tourne vers des drogues plus puissantes pour tenter de se débarrasser des situations ou sensations non désirées qui l’avaient poussée à prendre du cannabis en premier lieu. Ce n’est pas le cannabis qui entraîne la personne vers d’autres drogues : les gens prennent des drogues pour se débarrasser de situations ou de sensations indésirables. La drogue (cannabis) masque le problème un certain temps (le temps du « trip »). Quand cet état se dissipe, le problème — la situation ou le sentiment indésirable — réapparaît avec une plus grande intensité encore. Alors, le consommateur se tourne vers des drogues plus fortes car le cannabis ne fait plus d’effet.

lighting-a-marijuana-jointLa grande majorité des consommateurs de cocaïne (99,9 %) ont commencé par une « passerelle » comme le cannabis, les cigarettes ou l’alcool. Tous ceux qui fument du cannabis ne se tournent pas vers des drogues plus dures. Certains ne le font jamais. D’autres arrêtent le cannabis d’un coup. Mais d’autres passent à des drogues plus dures. Selon une étude américaine, les adolescents (12 à 17 ans) qui fument du cannabis ont 85 fois plus de chances de consommer de la cocaïne que les jeunes qui ne prennent pas de hasch, et 60 % des jeunes qui ont fumé du cannabis avant 15 ans passent à la cocaïne.

Le cannabis est parfois mélangé avec des drogues plus fortes. Les joints peuvent être trempés dans du PCP liquide. Le PCP est une poudre blanche, également disponible sous forme liquide et souvent consommée avec le cannabis. Le PCP est un hallucinogène puissant, connu pour créer des comportements violents, qui entraîne des réactions physiques comme des crises cardiaques, un coma et même la mort.

« On m’a donné mon premier joint dans la cour de l’école. Maintenant, je suis accro à l’héroïne, et je viens de finir mon 8e sevrage. » Christian

DERRIÈRE L’ÉCRAN DE FUMÉE

marijuana

La consommation de cannabis n’est pas seulement nuisible pour le fumeur. Elle peut devenir dangereuse pour la société.

Les recherches montrent clairement que le cannabis est susceptible de créer des problèmes au quotidien. Une étude portant sur 129 étudiants a révélé que chez ceux qui avaient fumé cette drogue pendant une période d’au moins vingt-sept jours sur les trente précédant l’enquête, les capacités d’attention, de mémoire et d’apprentissage avaient été sérieusement amoindries. Une étude menée sur des employés des services postaux a révélé que ceux qui avaient été testés positifs au cannabis avaient 55 % d’accidents en plus, 85 % de blessures en plus et un taux d’absentéisme supérieur de 75 % à la moyenne.

En Australie, une étude a prouvé que la prise de cannabis était responsable de 4,3 % des accidents de voiture mortels.

Il est presque impossible de grandir en Amérique ou dans tout autre pays sans être exposé à la drogue. La pression des copains pour inciter à prendre de la drogue est importante et il est difficile de trouver des informations honnétes sur le risques liés a la drogue.

Beaucoup de gens vous diront que le cannabis n’est pas dangereux. Regardez bien qui vous dit cela. Est-ce que ce sont justement les mêmes personnes qui essaient de vous en vendre ?

smoking-a-marijuana-pipeLe cannabispeut endommager la mémoire de quelqu’un, et cet impact peut durer des jours ou des semaines après que les effets immédiats se sont estompés. Dans une étude, on a demandé à un groupe de gros consommateurs de cannabis de mémoriser les mots d’une liste. Leur capacité à se rappeler correctement les mots n’était pas encore revenue à la normale, 4 semaines après avoir arrêté de fumer.
Les étudiants qui prennent du cannabis ont de mauvaises notes et ont moins de chances d’entrer à l’université que ceux qui n’en consomment pas. Ils n’ont simplement pas les mêmes aptitudes à se rappeler et à organiser les informations que ceux qui ne consomment pas ces stupéfiants.

« Le prof de mon école fumait trois à quatre joints par jour. Il a incité beaucoup d’étudiants à fumer des joints, y compris moi. Après, son dealer m’a poussée à consommer de l’héroïne, et je n’ai pas résisté. À ce moment-là, c’était comme si ma conscience était déjà morte. » Véronique

CE QUE LES DEALERS VOUS DIRONT

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Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir pourquoi ils avaient commencé à se droguer, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait suite à des pressions de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.
Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues. Ils vous diront qu’en prenant de l’herbe, vous n’aurez pas besoin de prendre des drogues plus fortes.

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

tuth-about-drugsLes drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée. Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.

Cela est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception qu’a l’utilisateur de ce qui se passe autour de lui. Par la suite, les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité et troublent l’aptitude à penser.

Les médicaments sont des drogues destinées à accélérer, ralentir ou modifier, pour améliorer le fonctionnement du corps. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogues.

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogues.

ASSUREZ-VOUS QUE D’AUTRES SONT INFORMÉS

Ces pages du site Dites non à la drogues.be reprennent le contenu de nos treize livrets de la série « La vérité sur la drogue » destinée au grand public.

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à toute autre personne qui pourrrait être aidée par les faits qu’ils contiennent.

Informez-vous sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

Pour voir les références fournies dans La vérité sur le cannabis cliquez ici.

La vérité sur les DROGUES par INHALATION (Brochure)

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QUE SONT LES DROGUES PAR INHALATION ?

Ce que l’on appelle les « drogues par inhalation », ce sont les vapeurs de stupéfiants toxiques qui sont inhalées dans le but d’atteindre rapidement l’euphorie. Sur les plus de 1000 produits ménagers et autres produits courants dont on peut utiliser abusivement comme une drogue par inhalation, les produits les plus utilisés sont le cirage, la colle, le toluène,1 l’essence, l’essence à briquet, l’oxyde nitreux2 ou le « whippets », la peinture au pistolet, le liquide correcteur, le liquide de nettoyage, le nitrite d’amyle3 ou « poppers », désodorisants pour vestiaire ou « rush », et diluant à peinture ou autres solvants de peinture.
La plupart des effets de ses produits sont similaires aux anesthésiants, qui ralentissent les fonctions corporelles. Après une euphorie initiale et une libération de ses inhibitions, on ressent de la somnolence, des étourdissements et de l’agitation.

Les produits chimiques sont rapidement absorbés par les poumons jusque dans le sang et atteignent rapidement le cerveau et d’autres organes, causant parfois des dommages physiques et mentaux irréversibles.

Les utilisateurs inhalent les vapeurs chimiques directement à partir des récipients ouverts (« sniffing ») ou respirent les fumées des chiffons trempés dans les produits chimiques (« huffing »). Certains se vaporisent la substance directement sur le nez ou la bouche, ou la versent sur leur col, leurs manches ou leurs poignets et les inhalent régulièrement. Dans le « bagging », l’utilisateur peut inhaler des fumées à partir de substances se trouvant dans un sac en papier ou en plastique. Le bagging effectué dans une zone fermée accroît grandement les chances de suffocation.

Le « poppers » et le « whippets », qui sont vendus dans les concerts et les boîtes de nuit, sont composés de produits chimiques toxiques pouvant endommager irrémédiablement le corps et le cerveau.

1. toluène : un liquide incolore utilisé comme solvant et carburant.
2. oxyde nitreux : un gaz incolore, odorant utilisé comme anesthésique.
3. nitrite d’amyle : substance jaune pâle utilisée pour déboucher ou dilater les vaisseaux sanguins et quelquefois consommée comme drogue par inhalation.

NOMS COURANTS – DROGUES PAR INHALATION :

  • Air blast
  • Ames
  • Amys
  • Bang
  • Bolt
  • Boppers
  • Bullet
  • Climax
  • Colle
  • Explosive
  • Hardware
  • Gluey
  • Kix
  • Pep
  • Hippie crack
  • Sniff
  • Gaz
  • Locker room
  • Vitesse
  • Nettoyeur de tête de magnétoscope
  • Parfum d’ambiance
  • Pearls
  • Poor man’s pot
  • Poppers
  • Quick silver
  • Rush
  • Satan’s secret
  • Shoot the breeze
  • Snappers
  • Snotballs
  • Spray
  • Texas shoe shine
  • Thrust
  • Toilet water
  • Toncho
  • Whippets
  • White-out

COMMENT LES DROGUES PAR INHALATION AFFECTENT-ELLES VOTRE ORGANISME ?

L’utilisation de drogues par inhalation peut endommager le cœur, les reins, le cerveau, le foie, la moelle épinière et d’autres organes.

Les drogues par inhalation privent le corps d’oxygène et forcent le cœur à battre irrégulièrement et plus rapidement.

Les utilisateurs éprouvent des nausées et des saignements de nez et perdent l’ouïe et l’odorat. L’usage continu peut faire fondre les muscles et leur enlever de la tonicité. De plus, les poisons chimiques endommagent progressivement les poumons et le système immunitaire.

Les consommateurs de produits inhalés peuvent connaître une mort subite. La mort peut se produire dès la première expérience d’inhalation ou bien au bout de la centième.
« Ce fut une escalade régulière, depuis le sniff de colle, le sniff de gaz, jusqu’aux champignons magiques, qui s’est poursuivie jusqu’à l’âge de 17 ans. Puis j’ai commencé le cannabis. Je dépensais mon argent dans autant de cannabis que je pouvais en trouver. Puis j’ai eu l’âge d’aller en boîtes et j’ai donc commencé les amphétamines et l’ecstasy…

« J’ai commencé à traîner avec des gens qui prenaient de l’héroïne et rapidement j’en ai pris de plus en plus, jusqu’à la dépendance. Je n’avais alors aucune idée des dommages que cela me créerait par la suite… que j’allais purger une peine de prison après l’autre, cambriolant les maisons, volant ma famille. Toute la douleur et le chagrin que j’ai causés étaient pires que de leur voler des objets. » Dennis

Quand j’étais en 4e année d’école primaire (CM1), un « ami » m’a fait connaître les drogues par inhalation. Étant jeune et ne connaissant pas grand-chose, j’ai commencé à sniffer des chiffons imbibés tous les jours jusqu’en troisième. Mes fonctions motrices en ont pris un coup et je reste assis pendant des heures à regarder dans le vide sans qu’une seule pensée me traverse l’esprit. C’est comme si mon corps était là, mais pas moi. J’ai du mal à garder mon travail et ça fait douze ans que je vis seul. J’ai l’air normal vu de l’extérieur, mais quand j’essaye d’attirer l’attention et de parler aux femmes, alors ça devient évident que je ressemble pas mal à un légume. J’en ai marre de vivre comme ça et je préférerais être mort plutôt que de continuer à vivre cette vie, parce que de toute façon, j’ai l’impression d’être déjà mort. » John

EFFETS DES DROGUES PAR INHALATION

EFFETS À COURT TERME

La plupart des drogues par inhalation agissent directement sur le système nerveux et produisent des effets altérant le mental. En quelques secondes, l’utilisateur ressent une certaine ébriété et rencontre d’autres effets similaires à ceux de l’alcool. Il existe une série d’effets au moment de l’inhalation ou peu après, notamment :

  • Difficulté à articuler
  • Semble soûl, étourdi ou abruti
  • Incapacité à coordonner les mouvements
  • Hallucinations et illusions
  • Hostilité
  • Apathie
  • Jugement altéré
  • Inconscience
  • Maux de tête violents
  • Rougeurs autour du nez et de la bouche
  • L’inhalation prolongée de ces produits chimiques peut accélérer et perturber le rythme des battements du cœur, causer une défaillance cardiaque et entraîner la mort en quelques minutes
  • La mort par suffocation peut se produire quand l’oxygène dans les poumons est remplacé par le produit chimique qui s’introduit ensuite dans le système nerveux central, ce qui provoque un arrêt respiratoire

EFFETS À LONG TERME

Les personnes consommant des drogues depuis longtemps ont souffert de :

  • Faiblesse musculaire
  • Désorientation
  • Un manque de coordination
  • Irritabilité
  • Dépression
  • Dommages sérieux et parfois irréversibles au cœur, au foie, aux reins, aux poumons et au cerveau
  • Une dégradation de la mémoire, une diminution de l’intelligence
  • Perte de l’audition
  • D’atteintes à la moelle osseuse
  • Ou ont trouvé la mort suite à une insuffisance cardiaque ou une asphyxie (perte d’oxygène)
  • L’utilisation chronique de drogues par inhalation a été associée à un certain nombre de sérieux problèmes de santé. Sniffer de la colle et des diluants provoque des problèmes de reins. Sniffer du toluène et d’autres solvants peut endommager le foie. L’abus de drogues par inhalation a aussi entraîné une dégradation de la mémoire et une diminution de l’intelligence.

LES DROGUES PAR INHALATION CRÉENT-ELLES UNE DÉPENDANCE ?

Les drogues par inhalation peuvent entraîner une dépendance physique et psychologique. Les utilisateurs signalent un fort besoin d’utiliser ces produits, en particulier après une utilisation prolongée de plusieurs jours.

Les consommateurs habituels qui arrêtent les drogues par inhalation souffrent de symptômes de manque comme la nausée, une sudation excessive, des crampes musculaires, des maux de tête, des refroidissements, une agitation, avec des tremblements et des hallucinations. Dans des cas sévères, le manque peut entraîner des convulsions.

« Demain, c’est la sixième année où nous commémorerons la mort de notre fils Justin. Il avait 16 ans. Il est mort d’intoxication après avoir inhalé un désodorisant. Sa mort inutile a sérieusement ébranlé tous ceux qui le connaissaient. Justin était un bon élève qui aimait la vie et montrait un grand enthousiasme… Il était une source d’inspiration pour de nombreuses personnes… S’il avait su les risques qu’il prenait, il serait peut-être ici avec nous aujourd’hui. Cette question me hantera toujours. » Jackie

STATISTIQUES INTERNATIONALES

22 % des toxicomanes morts d’overdose due à des drogues par inhalation n’avaient jamais pris de drogues de ce genre auparavant. À Karachi, au Pakistan, 80 à 90 % des enfants sans foyer sniffent de la colle ou des solvants.
Une enquête américaine, combinant des données de 2002 à 2006, a constaté qu’une moyenne annuelle de 593 000 adolescents âgés de 12 à 17 ans ont pris des drogues par inhalation pour la première fois l’année précédant l’enquête.

Plus de 22,9 millions d’Américains ont fait l’expérience de drogues par inhalation à un moment ou un autre de leur vie.
D’après des statistiques publiées en 2008, un seul État des États-Unis a comptabilisé plus de 3800 passages aux urgences et 450 hospitalisations dans l’année liés à des empoisonnements par des drogues par inhalation.
Aux États-Unis, un élève sur cinq qui commence l’école secondaire aura pris des drogues par inhalation. En 2007, les drogues par inhalation étaient les drogues les plus souvent consommées par les jeunes âgés de 12 ou 13 ans.
22 % des consommateurs de drogues par inhalation qui sont morts du syndrome de mort subite n’avaient pas consommé de drogues par inhalation dans le passé. Ils utilisaient ces produits pour la première fois.
D’après le Projet de l’École Européenne sur l’alcool et autres drogues, 20 % des jeunes de 12 à 16 ans ont pris des drogues par inhalation.
À Nairobi, au Kenya, on estime que 60 000 enfants vivent dans les rues et que presque tous sont accros aux drogues par inhalation.
On estime à 14 000 le nombre d’enfants sans foyer dans la ville pakistanaise de Karachi, dont 80 à 90 % sniffent de la colle ou des solvants.
Aux États-Unis, l’enquête nationale de 2006 sur la consommation de drogue et la santé montre que 1,1 million de jeunes entre 12 et 17 ans avaient pris des drogues par inhalation durant l’année.

DIFFÉRENTS TYPES DE DROGUES PAR INHALATION

Les drogues par inhalation peuvent être classées en quatre types différents :

LES LIQUIDES qui s’évaporent à température ambiante. On les trouve dans de nombreux produits ménagers et industriels facilement disponibles comme les diluants, les dégraisseurs, l’essence, la colle, les fluides correcteurs et les marqueurs.

LES SPRAYS comme les bombes de peinture, les déodorants et les laques à cheveux, les diffuseurs d’huile végétale pour la cuisine et les aérosols de protection de tissu.

LES GAZ, notamment les anesthésiants médicaux (éther, chloroforme et oxyde nitreux, généralement nommé « gaz hilarant »), les briquets au butane, les citernes de propane, les bombes de chantilly et les réfrigérants.

LES NITRITES (un composé chimique qu’on trouve dans les conservateurs pour aliments, le nettoyant pour cuir, les désodorisants, etc.) sont considérés comme une catégorie spéciale de drogues par inhalation agissant directement sur le système nerveux central, le cerveau et la moelle épinière. Ils sont principalement utilisés comme excitants sexuels et sont connus sous le nom de « poppers » ou « snappers ».

« Un copain m’a donné de la colle pendant trois jours, sans rien me faire payer. Le quatrième jour, il m’a demandé de l’argent. J’étais alors accro et j’ai dû lui donner de l’argent pour avoir un tube de colle. Il me fallait quotidiennement plusieurs tubes de colle. » Marty

« Je me suis surpris en fait en train de parler à ce que j’appelle des “copains évaporés” (des hallucinations). Un jour que je sniffais, j’ai pensé que mon copain était mort, car son hallucination était venue jusqu’à moi.

« Je me suis retrouvé à sniffer non seulement pour l’aspect visuel, mais aussi pour la compagnie de ces “amis” imaginaires venant à moi lorsque je commençais à sniffer. Je lutte contre cette dépendance depuis environ sept mois maintenant. » Erin

LES DROGUES PAR INHALATION SONT-ELLES LÉGALES ?

Bien que les drogues par inhalation ne soient pas réglementées par la loi américaine régissant les substances contrôlées, trente-huit États aux États-Unis ont émis des restrictions sur la vente et la distribution aux mineurs de certains produits qui sont communément abusivement utilisées comme une drogue par inhalation. Certains États ont mis en place des amendes, des peines de prison ou un traitement obligatoire en cas de vente, de distribution, d’utilisation et/ou de possession de produits chimiques à inhaler.

Certains États des États-Unis ont aussi promulgué une loi interdisant l’inhalation du protoxyde d’azote pour le plaisir.

Certaines régions d’Australie-Occidentale et d’Australie du Sud ont passé des lois qui stipulent que sniffer de l’essence est une infraction. Dans l’état de Victoria et en Australie-Occidentale, la police est autorisée à fouiller quelqu’un lorsqu’elle soupçonne qu’il est en possession d’un produit qu’il inhale et elle peut confisquer ce produit.

L’Angleterre et le Pays de Galles ont interdit aux détaillants la vente de substances volatiles aux moins de 18 ans, si l’on soupçonne une utilisation à des fins d’inhalation pour avoir « un trip ».

DROGUES PAR INHALATION : UN PEU D’HISTOIRE

L’inhalation de fumées chimiques comme l’encens, les huiles, les résines, les épices et les parfums pour altérer la conscience ou faisant partie de cérémonies religieuses remontent à l’ancienne Égypte, à Babylone (l’Irak actuel), à l’Inde et à la Chine.

D’après certains chercheurs, l’inhalation de vapeurs pour altérer la conscience était pratiquée par les prêtresses de l’Oracle de Delphes1 dans la Grèce antique.

Au début des années 1800, l’oxyde nitreux, l’éther et le chloroforme étaient des anesthésiants fréquemment utilisés comme stupéfiants.

Sir Humphry Davy
L’oxyde nitreux était considéré comme un substitut bon marché de l’alcool et fut rendu populaire par le scientifique anglais Sir Humphry Davy. Il organisait des fêtes où il y avait de l’oxyde nitreux et l’avait nommé en 1799 « gaz hilarant ». Ayant remarqué son effet anesthésiant, Humphry Davy proposa que le gaz soit utilisé pour des opérations chirurgicales, mais il fallut encore un demi-siècle avant que l’essai soit fait.

L’utilisation des anesthésiants pour se droguer a continué pendant tout le dix-neuvième siècle en Europe et aux États-Unis.

L’éther était utilisé comme une drogue à l’époque de la prohibition, dans les années vingt, quand l’alcool était devenu illégal aux États-Unis.

Dans les années 1940, l’utilisation de solvants pour se droguer, principalement l’essence, est devenue populaire.

La consommation des drogues par inhalation aux États-Unis a augmenté dans les années 1950 et est à présent largement répandue parmi les adolescents.

Dans les années 1960, la pratique de l’inhalation de solvant s’est répandue et toute une variété de produits commerciaux, notamment les diluants de peinture, la laque, les dissolvants de vernis à ongles, le cirage, l’essence à briquet, la peinture au pistolet et autres ont commencé à être utilisés.

Plus récemment, l’inhalation de colle et de gaz est devenue un problème majeur pour les enfants sans abri, en Asie du Sud, au Mexique, en Europe de l’Est, au Kenya et dans d’autres parties du monde. Les enfants sans foyer inhalent ces produits pour oublier la douleur causée par la faim, le froid et le désespoir.

L’inhalation de gaz et de peinture au pistolet est également courante dans des régions retirées du Canada, d’Amérique, d’Australie, de Nouvelle-Zélande et de certaines îles du Pacifique.

1. Les Grecs croyaient que le dieu Apollon parlait aux prêtresses à travers l’oracle de Delphes, un ancien sanctuaire.

La vérité sur l’HEROÏNE (Brochure)

 

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L’HÉROÏNE : QU’EST-CE QUE C’EST ?

L’héroïne est une drogue illégale qui crée une forte dépendance. Elle est consommée par des millions de toxicomanes à travers le monde, qui sont incapables de surmonter cette dépendance dévastatrice et quotidienne, sachant que s’ils arrêtent d’en prendre, ils devront subir un horrible sevrage.

L’héroïne (tout comme l’opium et la morphine) est fabriquée à partir de la résine de pavot. Laiteux, l’opium sous forme de sève est tout d’abord extrait de la cosse de la fleur de pavot. Cet opium est raffiné pour fabriquer de la morphine, puis à nouveau pour obtenir différentes formes d’héroïne.

La plupart du temps, l’héroïne est injectée, créant des risques additionnels pour le consommateur, qui doit faire face à une éventuelle contamination par le virus du SIDA ou par d’autres infections, en plus des douleurs liées à la dépendance.

« L’héroïne m’a coupée du monde. Mes parents m’ont virée. Mes copains et mes frères ne voulaient plus me voir. J’étais toute seule. » Suzanne

LES ORIGINES DE L’HÉROÏNE

L’héroïne a été fabriquée pour la première fois en 1898 par la compagnie pharmaceutique allemande Bayer. Elle a été commercialisée pour traiter la tuberculose et remédier à une dépendance vis-à-vis de la morphine.

UN CERCLE VICIEUX

Dès 1850, la consommation d’opium est un problème majeur aux États Unis. La « solution » est alors de fournir aux toxicomanes un substitut moins puissant et supposé « sans risque de dépendance » : la morphine. Mais la dépendance à la morphine se révèle un problème bien plus important que la dépendance à l’opium.

Tout comme pour l’opium, on propose alors de remplacer la morphine par l’héroïne, un « substitut soi-disant inoffensif » qui se révèle en fait pire que la morphine. L’héroïne, à son tour, va entraîner l’apparition d’un substitut « sans dépendance », aujourd’hui connu sous le nom de méthadone. Développée en 1937 par des scientifiques allemands dans le cadre de leur recherche de nouveaux antidouleurs pour la chirurgie, elle est exportée aux États-Unis sous le nom de « Dolophine » en 1947. Cette drogue, rebaptisée méthadone, va très vite être largement utilisée comme traitement de substitution à l’héroïne. Malheureusement, l’expérience montre qu’elle crée une dépendance encore plus forte.

Vers la fin des années 1990, le taux de mortalité estimé des héroïnomanes était vingt fois plus élevé que celui du reste de la population.

À QUOI RESSEMBLE L’HÉROÏNE ?

Dans sa forme la plus pure, l’héroïne est une fine poudre blanche. Mais on trouve plus souvent de la poudre grise, rose, marron ou noire. La coloration vient des additifs qui sont utilisés pour la diluer, comme du sucre, de la caféine ou d’autres substances. L’héroïne de la rue est parfois « coupée » avec de la strychnine1 ou d’autres poisons. Les différents additifs n’ont pas été pleinement dissous et, quand ils sont injectés dans le corps, ils peuvent bloquer les vaisseaux sanguins qui mènent aux poumons, aux reins ou au cerveau. Cela peut provoquer une infection ou la destruction d’organes vitaux.

Le consommateur qui achète de l’héroïne dans la rue ne sait jamais ce qu’il y a réellement dans sa dose. C’est pourquoi les héroïnomanes risquent constamment de faire une overdose.

L’héroïne peut être injectée, fumée, ou sniffée. Quelle que soit la façon dont le toxicomane la consomme, dès sa première prise, il pourra se sentir « planer » et avoir la sensation d’être extraverti, capable de mieux communiquer et doté de plus hautes performances sexuelles, mais pas pour longtemps.

L’héroïne crée une telle dépendance que lorsque la personne est en manque, elle doit alors faire face à de terribles douleurs. La drogue détériore rapidement le système immunitaire, laissant en fait la personne malade, squelettique et pratiquement morte.

1.strychnine : stimulant utilisé pour la mort aux rats, qui provoque des convulsions violentes et est mortelle.

NOMS COURANTS

HÉROÏNE :Came

Poudre

H

Schnouff

Cheval

Héro

Fée blanche

Skag

Smack

Limonade

STATISTIQUES INTERNATIONALES

  • On estime à 13,5 millions le nombre de personnes dans le monde qui consomment des opioïdes (stupéfiants similaires à l’opium), dont 9,2 millions d’entre eux sous héroïne.
  • En 2007, 93 % des approvisionnements mondiaux en opium provenaient d’Afghanistan (l’opium est la matière première de l’héroïne). Sa valeur totale à l’exportation était d’environ 4 milliards de dollars, dont pratiquement les trois quarts revenaient aux trafiquants. Un quart revenait aux cultivateurs d’opium afghans.

  • En 2007, le sondage national sur l’usage de la drogue et la santé a rapporté qu’il y avait environ 153 000 utilisateurs d’héroïne aux États-Unis. D’autres estimations donnent des chiffres aussi élevés que 900 000 utilisateurs.
  • Les opiacés, et surtout l’héroïne, ont été impliqués dans quatre décès sur cinq dus à la drogue en Europe, selon un rapport de 2008 provenant de l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies
  • Les opiacés, et surtout l’héroïne, représentent 18 % des admissions pour un traitement contre l’alcoolisme et la toxicomanie, aux États-Unis.

« Dès que j’ai commencé à prendre de l’héroïne, je n’ai jamais pu m’arrêter. Dès la première semaine, je suis passée du « sniff » au « shoot ». Un mois plus tard, j’étais accro et tout mon argent y passait. J’ai commencé par vendre tout ce que j’avais et finalement tout ce que ma mère possédait. En l’espace d’un an, j’avais tout perdu.

« J’ai vendu ma voiture, j’ai perdu mon boulot, j’ai été expulsée de la maison de ma mère, j’avais 20 000 euros de dettes sur ma carte de crédit, et j’étais devenue SDF. « J’ai menti, volé, escroqué.

Mais j’ai aussi été violée, battue, agressée, dépouillée, arrêtée, j’ai été malade et désespérée. Je savais que personne ne pourrait survivre comme cela bien longtemps et que j’allais bientôt mourir. À choisir, la mort semblait plus agréable qu’une vie de droguée. » Alison

LES EFFETS DESTRUCTEURS DE L’HÉROÏNE

La drogue c’est la mort. Si tu ne fais rien pour en sortir, tu finiras par en mourir. Être toxicomane, c’est être emprisonné. Au début, tu penses que les drogues sont tes amies (elles vont t’aider à fuir les choses ou les sentiments qui te tracassent). Mais bientôt, tu te réveilles en ne pensant qu’à la drogue.

« Alors tu passes toute ta journée à en chercher ou à en prendre. Tu es défoncé pendant tout l’après-midi. Le soir, tu t’endors grâce à l’héroïne. Et tu ne vis plus que pour ça. Tu es en prison. Tu te tapes la tête contre les murs, sans arrêt, mais tu n’arrives nulle part. À la fin, ta prison devient ta tombe. » Sabrina

LES DÉGÂTS IMMÉDIATS : Les premiers effets de l’héroïne sont une augmentation des sensations, un « rush ». Cela s’accompagne souvent d’une bouffée de chaleur et d’une bouche sèche. Quelquefois, les premières réactions peuvent aller jusqu’à des vomissements ou à de sévères démangeaisons.

Après la disparition de ces effets, le consommateur va somnoler pendant quelques heures. Les fonctions vitales du corps, comme la respiration ou le rythme cardiaque, diminuent.

Quand les effets de la drogue diminuent, le toxicomane est très rapidement en manque. S’il n’arrive pas à se procurer une dose, il commence à ressentir le manque. De nouvelles sensations physiques et mentales extrêmement éprouvantes pour le corps surviennent jusqu’à la prise de la prochaine dose d’héroïne. Les symptômes du manque sont l’insomnie et différents maux tels que des douleurs dans les os, de la diarrhée, des vomissements et un sentiment de malaise très prononcé.

L’euphorie intense qu’un consommateur cherche à obtenir ne dure que quelques minutes. S’il prend régulièrement de l’héroïne, il devra augmenter la dose pour se sentir simplement « normal ».

EFFETS À COURT TERME

  • « Rush »
  • Détresse respiratoire
  • Fonctions mentales embrouillées
  • Nausées et vomissements
  • Transpiration, somnolence
  • Hypothermie (température corporelle inférieure à la normale)
  • Coma ou décès (suite à une overdose)

EFFETS À LONG TERME

L’état de manque provoqué par l’héroïne est une expérience terrifiante. Il commence à torturer le corps dès les premières heures qui suivent le dernier « fix ». Photographie : istock.com/Peeter Viisimaa

Une consommation régulière de cette drogue a des effets dévastateurs. De fréquentes injections peuvent endommager les veines et entraîner des infections des vaisseaux sanguins et des valves cardiaques. La tuberculose2 peut apparaître suite au mauvais état général du corps. L’arthrite est un autre effet à long terme provenant de la dépendance à l’héroïne.

Le mode de vie d’un toxicomane (lorsque les consommateurs d’héroïne se prêtent leurs seringues) le mène tout droit au SIDA et à d’autres maladies contagieuses. On estime que sur les 35 000 nouveaux cas d’hépatite C (maladie du foie) survenant chaque année aux États-Unis, plus de 70 % proviennent de toxicomanes utilisant des seringues.

Abcès dus à l’utilisation de seringues hypodermiques sur le corps d’un toxicomane de 16 ans. Photographie : U.S. Treasury Department, Bureau of Narcotics/héroïnomane

LES EFFETS À LONG TERME INCLUENT

  • Dents gâtées
  • Inflammation des gencives
  • Constipation
  • Sueurs froides
  • Démangeaisons
  • Affaiblissement du système immunitaire
  • Coma
  • Affections respiratoires
  • Faiblesse musculaire (parésie) paralysie partielle
  • Capacité sexuelle réduite et impuissance de longue durée chez les hommes
  • Troubles menstruels chez les femmes
  • Frigidité (femmes), impuissance (hommes)
  • Perte de mémoire et affaiblissement des performances intellectuelles
  • Introversion
  • Dépression
  • Pustules sur le visage
  • Perte de l’appétit
  • Insomnie
« Certaines personnes pensent que l’héroïne, c’est super, mais elle fait perdre tout ce qu’on a : travail, parents, amis, confiance en soi, maison. On ment, on vole par habitude. On ne respecte plus rien ni personne. » Pete
2.tuberculose : une maladie infectieuse touchant les poumons et d’autres organes

« JE VAIS ESSAYER JUSTE UNE FOIS. »

Attention : même une seule dose d’héroïne peut rendre « accro ».

Beaucoup de gens essaient l’héroïne en se disant : « Je vais essayer une fois ou deux. Je pourrai toujours m’arrêter. » Mais pour ceux qui prennent ce chemin, il est presque impossible de revenir en arrière. Voici ce que dit Sam, toxicomane de 15 ans : « Quand tu te shootes pour la première fois, il y a de fortes chances que tu dégueules et que tu sois écœuré, mais tu vas vite recommencer. Ça va te coller à la peau comme un aimant. Le “flash” du shoot ajouté à l’envie d’en vouloir toujours plus, comme si tu manquais d’air, c’est ça qui va te piéger. »

Le risque de devenir accro n’est pas la pire des conséquences quand on goûte à l’héroïne. Jim avait 21 ans et il passait habituellement ses soirées à boire de la bière avec ses copains. Il avait déjà fait l’expérience de l’héroïne. Alors, quand un de ses amis lui a proposé d’en sniffer une dose, il a accepté. Quinze minutes plus tard, il en a pris une autre dose. Ensuite, c’était le trou noir. Coma profond, durant plus de deux mois. Aujourd’hui, il est dans un fauteuil roulant, sans pouvoir écrire, à peine capable de lire. Quels qu’aient pu être ses rêves et ses aspirations, c’est fini.

L’HÉROÏNE « CHIC »

Autrefois l’héroïne faisait peur. Mais depuis peu, des gens ont essayé d’en faire une drogue « à la mode ».

Depuis dix ans environ, le charme malsain du « look toxico » (regard absent, teint cireux, cernes sous les yeux, joues creuses, extrême maigreur, cheveux gras) est popularisé et présenté comme « tendance » dans les magazines et les clubs à la mode.

Tout comme les rock stars avaient popularisé le LSD dans les années 1960, certains créateurs de mode, photographes et publicitaires ont influencé toute une génération en présentant l’héroïne comme un produit à la mode et désirable.

UNE PENTE DANGEREUSE

Les jeunes fument des cigarettes et boivent de l’alcool de plus en plus tôt. À l’adolescence, presque 40 % d’entre eux ont consommé du cannabis. Par la suite, certains d’entre eux évoluent vers des substances créant une dépendance plus forte.

On ne peut pas dire que tous les jeunes qui ont fumé du cannabis seront demain des héroïnomanes. Mais le danger existe. Par ailleurs, des études réalisées auprès de collégiens montrent que certains jeunes peuvent directement consommer d’autres drogues sans être passés par le cannabis. Quand quelqu’un n’arrive plus à retrouver le flash initial, il se met à prendre de plus grandes quantités de drogue ou à chercher quelque chose de plus fort.

REGARDONS LA RÉALITÉ EN FACE

Les jeunes sont de plus en plus confrontés aux drogues illégales.

Un sondage national effectué sur les drogues et la santé en 2007 aux États-Unis a montré que plus de 9,5 % des jeunes entre 12 et 17 ans étaient des consommateurs habituels de drogues illégales. En 2008, le Centre national sur la toxicomanie de l’Université Columbia à New York indiquait que la consommation journalière de marijuana des étudiants avait doublé, et que la consommation de cocaïne et d’héroïne était aussi en augmentation.

Le Bureau des Nations Unies contre la drogue et le crime (UNODC) a estimé à 16 millions le nombre de personnes qui avaient consommé des opiacés (opium, morphine, héroïne et opiacés synthétiques) en 2008 dans le monde entier.

LE NOUVEAU VISAGE DE L’HÉROÏNE

L’image du jeune héroïnomane « défoncé, apathique » dans une ruelle sale et obscure, est dépassée. De nos jours, il peut avoir 12 ans, jouer à des jeux vidéo et aimer la musique de sa génération. Il peut se montrer brillant, bon chic, bon genre, sans la moindre trace de piqûre dans le bras.

Comme l’héroïne est disponible sous des formes plus faciles à consommer et plus abordables, la tentation est plus forte que jamais. Entre 1995 et 2002, le nombre d’adolescents américains âgés de 12 à 17 ans ayant consommé de l’héroïne au moins une fois dans leur vie a augmenté de 300 %.

Un jeune qui aurait réfléchi à deux fois avant de se planter une seringue dans le bras va plus facilement fumer ou sniffer. Cette nouvelle consommation est faussement rassurante, elle est plus « clean » et paraît moins risquée. Ce qui est vrai, c’est que l’héroïne sous toutes ses formes est dangereuse et engendre la dépendance.

FROMAGE D’HÉROÏNE

Une drogue à très forte dépendance connue sous le nom de « fromage d’héroïne » est un mélange de goudron noir d’héroïne mexicaine (appelée « goudron noir » en raison de sa couleur) et d’un médicament contre le rhume, qu’on se procure sans ordonnance, comme le Tylenol PM.

La drogue ne coûte que quelques dollars la dose et des enfants rendus accros au fromage d’héroïne, dès l’âge de 9 ans, ont été dépêchés vers les salles d’urgence des hôpitaux pour sevrage de l’héroïne.

La combinaison de ces deux drogues peut provoquer des disfonctionnements des fonctions vitales du corps, comme un ralentissement de la respiration et des battements cardiaques qui peuvent entraîner la mort. Depuis 2004, le fromage d’héroïne est responsable d’au moins quarante morts dans le nord du Texas, selon les autorités locales.

CE QUE LES DEALERS VOUS DIRONT

Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir la raison de leur première prise de drogue, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait suite à des pressions de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues. Ils vous diront que l’héroïne vous protège contre l’anxiété ou que « l’héroïne sera ta meilleure défonce ».

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

Obtenez les faits sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.

Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.

Cela est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité nécessaire pour obtenir un effet change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception qu’a l’utilisateur de ce qui se passe autour de lui. Par la suite, les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité et troublent l’aptitude à penser.

Les médicaments sont des drogues conçues pour accélérer, ralentir ou modifier d’une façon ou d’une autre la manière dont votre corps fonctionne, pour tenter d’améliorer son fonctionnement. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogues.

ASSUREZ-VOUS QUE D’AUTRES SONT INFORMÉS

Ces pages du site Dites non à la drogues.be reprennent le contenu de nos treize livrets de la série « La vérité sur la drogue » destinée au grand public.

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à toute autre personne qui pourrrait être aidée par les faits qu’ils contiennent.

Informez-vous sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

Vous pouvez aussi faire connaître le site Web.

Voir les références fournies dans La vérité sur l’héroïne ici.

La vérité sur le CRISTAL METH (Brochure)

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QU’EST-CE QUE LA CRISTAL METH ?

Cristal meth est l’abréviation de cristal méthamphétamine. C’est un dérivé de la méthamphétamine.

La méthamphétamine est une poudre cristalline blanche que l’on peut prendre en la sniffant (en l’inhalant par le nez), en la fumant ou en se l’injectant avec une seringue. Certains la prennent même oralement, mais ils éprouvent tous le besoin de continuer à en prendre car cette drogue crée une fausse sensation de bonheur et de bien-être : un sentiment rapide et fort de confiance en soi, d’hyperactivité et d’énergie. Elle diminue également l’appétit. Les effets de cette drogue disparaissent généralement au bout de 6 à 8 heures, mais peuvent persister jusqu’à 24 heures.

La première expérience peut procurer un certain plaisir, mais dès le début, la méthamphétamine commence à détruire la vie de la personne.

QU’EST-CE QUE LA MÉTHAMPHÉTAMINE ?

La méthamphétamine est une drogue illégale de la même classe que la cocaïne ou que n’importe quelle autre drogue dure. Elle a de nombreux surnoms — meth, crank, chalk ou speed étant les plus communs. (Voir la liste des appellations courantes.)

La cristal meth, par exemple, est consommée par des personnes de tout âge, mais elle est surtout utilisée comme drogue récréative dans les boîtes de nuit ou lors de rave-parties. Son nom le plus connu est glace ou verre.

C’est un produit chimique dangereux et puissant et, comme toutes les drogues, c’est un poison qui agit tout d’abord comme un stimulant, puis qui commence systématiquement à détruire le corps. Par conséquent, il crée de sérieux problèmes de santé comme des pertes de mémoire, de l’agressivité, un comportement psychotique, et il peut provoquer des lésions au cœur et au cerveau.

La meth brûle les réserves de l’organisme et provoque une dépendance dévastatrice qu’on arrive uniquement à soulager en prenant plus de drogue.

Les effets de la cristal meth sont très intenses, et beaucoup de consommateurs avouent être devenus dépendants dès la première prise.

« Je l’ai essayée une fois et Boum ! J’étais dépendant », raconte un toxicomane accro à la meth qui a perdu sa famille, ses amis, son travail de musicien et qui a fini SDF.»

En fait, c’est l’une des dépendances les plus difficiles à traiter et beaucoup en meurent.

« J’ai commencé à consommer de la cristal meth alors que j’étais en dernière année de lycée. Avant de terminer mon premier semestre à l’université, la meth était devenue un si gros problème que j’ai dû laisser tomber. On aurait dit que j’avais eu la varicelle, à force de me gratter devant mon miroir. Je passais mon temps soit à prendre de la meth, soit à tenter d’en obtenir. »
Anne-Marie

À QUOI RESSEMBLE LA MÉTHAMPHÉTAMINE ?

La méthamphétamine se présente habituellement sous forme de poudre blanche et cristalline sans odeur, au goût amer, qui se dissout facilement dans l’eau ou l’alcool.

La poudre peut parfois avoir d’autres couleurs : brune, gris jaunâtre, orange et même rose. Elle peut aussi être compressée sous forme de comprimé.

Comme déjà mentionné, elle peut être sniffée, fumée ou injectée.

La cristal meth se présente sous forme de cristaux volumineux ressemblant à de la glace et elle est plus généralement fumée.

NOMS COURANTS

MÉTHAMPHÉTAMINE :

Beannies

Brown

Chalk

Crank

Chicken feed

Cinnamon

Crin

Crypto

Fast

Getgo

 

Methlies quick

Crack mexicain

Pervitin (République tchèque)

Redneck cocaïne

Speed

Tick tick

Tweak

Wash

Yaba (Asie du Sud-Est)

Poudre jaune

CRISTAL METH :

Batu

Blade

Cristy

Cristal

Crystal glass

Glace

Hot ice

Ice

Quartz

AVEC QUOI LA METH EST-ELLE FAITE ?

Un laboratoire clandestin de meth

La méthamphétamine est une substance chimique synthétique fabriquée par l’homme, à la différence, par exemple, de la cocaïne qui provient d’une plante.

La meth est habituellement fabriquée dans des laboratoires clandestins illégaux qui utilisent différentes formes d’amphétamines ou de dérivés, mélangées à d’autres substances chimiques pour augmenter leur puissance. Des pilules communes comme les remèdes contre le rhume sont souvent utilisées comme base pour la production de cette drogue. Le préparateur de meth extrait les ingrédients actifs de ces pilules et les combine avec d’autres ingrédients dangereux, voire mortels, comme de l’acide de batterie, du détachant, de l’essence pour lampe ou de l’antigel, pour augmenter sa puissance.

Ces produits chimiques dangereux sont potentiellement explosifs, et comme les préparateurs sont eux-mêmes des consommateurs de drogue désorientés, ils sont souvent grièvement brûlés, défigurés ou tués lorsque leurs préparations explosent. De tels accidents mettent en danger les habitations et les immeubles voisins.

Les laboratoires clandestins génèrent également de nombreux déchets toxiques : la production de 500 grammes de méthamphétamine génère 2,5 kilos de déchets. Les personnes exposées à ces substances peuvent être empoisonnées ou tomber malades.

« L’argent de l’aide sociale ne suffisait pas pour payer nos doses de meth et prendre soin de notre fils, aussi nous avons transformé la maison en laboratoire pour fabriquer de la meth. Les produits chimiques toxiques étaient stockés dans notre réfrigérateur, on ne savait pas que les toxines allaient pénétrer dans la nourriture.»

« Quand j’ai donné du fromage à mon fils de trois ans, je ne savais pas que je lui donnais de la nourriture empoisonnée. J’étais trop défoncée à la meth pour remarquer, 12 heures plus tard, que mon fils était mortellement malade. Et j’étais tellement défoncée que ça m’a pris deux heures pour savoir comment j’allais l’emmener à l’hôpital. Le temps que j’arrive aux urgences, mon fils était mort d’une dose mortelle d’hydroxyde d’ammoniaque, un des produits chimiques utilisés pour fabriquer la meth. » Mélanie

DÉPENDANCE : UNE ÉPIDÉMIE MONDIALE

Les ingrédients toxiques de la meth provoquent de graves caries dentaires connues sous le nom de « bouche meth ». Les dents deviennent noires, tachées et cariées, au point où il faut souvent les arracher. Les dents et les gencives sont détruites de l’intérieur et les racines se gâtent.

Le bureau des drogues et de la criminalité de l’ONU a estimé que la production mondiale de stimulants de type « amphétamine », dont la méthamphétamine, s’élevait à 500 tonnes par an, avec plus de 24,7 millions de consommateurs.

Le gouvernement américain déclarait en 2008 que près de 13 millions de personnes de plus de 12 ans consommaient de la méthamphétamine, 529 000 d’entre eux étant des utilisateurs réguliers.

En 2007, 4,5 % des Américains en dernière année de lycée et 4,1 % des étudiants en seconde ont indiqué avoir déjà pris de la méthamphétamine au moins une fois dans leur vie.

Aux États-Unis, le pourcentage de gens admis en centre de désintoxication suite à une addiction à la méthamphétamine et aux amphétamines a triplé, passant de 3 % en 1996 à 9 % en 2006. Certains états déclarent des pourcentages beaucoup plus élevés, comme Hawaii, où 48,2 % des personnes cherchant de l’aide pour toxicomanie ou alcoolisme en 2007 étaient des consommateurs de méthamphétamine.

C’est une drogue largement consommée en République tchèque. Là-bas, on l’appelle le Pervitin et on le fabrique dans des laboratoires clandestins. La consommation est principalement locale, mais le Pervitin est également exporté dans d’autres pays européens et au Canada. La République tchèque, la Suède, la Finlande, la Slovaquie et la Lettonie ont indiqué que les amphétamines et la méthamphétamine concernaient 20 à 60 % des personnes demandant à suivre un traitement de désintoxication.

En Asie du Sud-Est, la forme la plus commune de méthamphétamine est une petite pilule appelée « Yaba » en Thaïlande et « Shabu » aux Philippines.

LES EFFETS MORTELS DE LA METH

Le caractère hideux de la cristal meth se voit sur les visages effrayants et prématurément vieillis de ceux qui en ont consommé.
(Photographie : offerte par le bureau du procureur général, Taswell County, Illinois)
Impact à court et à long terme sur l’individu

Lorsqu’on prend de la meth et de la cristal meth, elles créent une fausse sensation de bien-être et d’énergie et on a tendance à pousser son corps plus vite et plus loin qu’on en est capable. Par conséquent, les consommateurs de drogue peuvent subir de graves « chocs » ou des pannes physiques et mentales après que les effets de la drogue se sont dissipés.

Comme la consommation continue de drogue diminue la sensation naturelle de faim, les consommateurs peuvent perdre beaucoup de poids. Les effets négatifs peuvent également inclure : des troubles du sommeil, de l’hyperactivité, des nausées, une illusion de pouvoir, ainsi qu’une agressivité et une irritabilité accrues.

La drogue provoque d’autres effets inquiétants : des insomnies, de la confusion, des hallucinations, de l’anxiété et de la paranoïa.1 Dans certains cas, cette consommation entraîne des convulsions pouvant conduire à la mort.

Dommages à long terme

À long terme, l’usage de la meth peut causer des dommages irréversibles : augmentation du rythme cardiaque et de la pression sanguine ; altération des vaisseaux sanguins du cerveau pouvant causer des attaques ou un rythme cardiaque irrégulier, pouvant provoquer à son tour des troubles cardiovasculaires2 ou la mort ; lésions du foie, des reins et des poumons.

On trouve chez les consommateurs des cas graves de lésions cérébrales, de troubles de la mémoire et une incapacité accrue à saisir des idées abstraites. Ceux qui s’en sortent sont généralement sujets à des trous de mémoire ou à des sautes d’humeur extrêmes.

LES DANGERS DE LA METH

LES EFFETS À COURT TERME

  • Anorexie (perte d’appétit)
  • Augmentation du rythme cardiaque, de la tension artérielle, de la température
  • Dilatation des pupilles
  • Perturbations du sommeil
  • Nausées
  • Comportement bizarre, irrégulier, parfois violent
  • Hallucinations, nervosité excessive, irritabilité
  • Panique et psychose
  • Les doses excessives peuvent entraîner des convulsions, des attaques et la mort

EFFETS A LONG TERME

  • Lésions irréversibles des vaisseaux sanguins du cœur et du cerveau, hypertension entraînant des crises cardiaques, des congestions cérébrales et la mort
  • Lésions du foie, des reins et des poumons
  • Destruction des tissus internes du nez si la drogue est « sniffée »
  • Problèmes respiratoires si elle est fumée
  • Maladies infectieuses et abcès si elle est injectée
  • Malnutrition, perte de poids
  • Caries dentaires graves
  • Désorientation, apathie, confusion menant à l’épuisement
  • Forte dépendance psychologique
  • Psychose
  • Dépression
  • Dommages au cerveau similaires à la maladie d’Alzheimer,3 attaques et épilepsie
1.paranoïa : suspicion, méfiance ou peur des autres.
2.cardiovasculaire : relatif à la fois au cœur et aux vaisseaux sanguins.
3.maladie d’Alzheimer : une maladie qui affecte certaines personnes âgées et qui s’accompagne de pertes de la mémoire.

COMMENT LA MÉTHAMPHÉTAMINE AFFECTE LA VIE DES GENS

Quand les gens prennent de la méthamphétamine, leur vie est influencée de différentes façons. Il y a trois niveaux de consommation.

LA CONSOMMATION OCCASIONNELLE DE METH :
Ceux qui consomment de la méthamphétamine de façon occasionnelle l’avalent ou la sniffent. Ils recherchent l’hyper-stimulation qu’elle procure, de façon à rester éveillé suffisamment longtemps pour pouvoir terminer une tâche ou un travail, ou bien ils recherchent son effet coupe-faim pour perdre du poids. Ils sont sur le point de devenir des consommateurs « binge » (le mot binge signifie « consommer jusqu’à en perdre la tête »).
LA CONSOMMATION DE METH À EN PERDRE LA TÊTE : 
Ceux qui consomment de la méthamphétamine jusqu’à en perdre la tête la fument ou se l’injectent avec une seringue. Cela leur permet de recevoir une plus forte dose de drogue et de ressentir un « rush » qui les rend psychologiquement accros. Ils sont près de passer à une consommation très intensive.
LA CONSOMMATION TRÈS INTENSIVE DE METH : 
Ceux qui prennent de la méthamphétamine de façon très intensive sont des accros, souvent appelés « speed freaks ». Ils passent la plus grande partie de leur vie à éviter la descente douloureuse après l’extase. Pour parvenir au rush tant désiré, ils doivent en prendre toujours plus. Mais, comme avec les autres drogues, chaque flash successif de méthamphétamine est moins intense que le précédent, ce qui précipite la personne accro à la meth dans la spirale sombre et mortelle de la dépendance.

LES ÉTAPES DE « L’EXPÉRIENCE » DE LA METH

 1) Le rush — Un rush est la réaction initiale que les consommateurs ressentent quand ils fument ou s’injectent de la meth. Pendant le rush, le rythme cardiaque s’accélère et le métabolisme,4 la tension artérielle et le rythme cardiaque s’élèvent. À l’inverse du rush qui se produit avec le crack ou la cocaïne, qui dure approximativement de 2 à 5 minutes, le rush de la méthamphétamine peut durer jusqu’à 30 minutes.

2) La défonce — Le rush est suivi par la défonce, quelquefois appelé « the shoulder ». Durant la défonce, le consommateur semble souvent avoir plus de dynamisme, être plus brillant et peut chercher l’embrouille, interrompant souvent les autres personnes et finissant les phrases à leur place. Les effets délirants peuvent pousser un consommateur à se concentrer intensément sur un élément banal et illogique, comme de nettoyer toujours la même fenêtre pendant plusieurs heures. La défonce peut durer de 4 à 16 heures.

3) Le binge — Un binge est une consommation incontrôlée de drogue ou d’alcool. Il incite le toxicomane à prolonger la défonce en fumant ou en s’injectant plus de méthamphétamine. Le binge peut durer de 3 à 15 jours. Durant le binge, le consommateur devient hyperactif à la fois mentalement et physiquement. Chaque fois que le consommateur fume ou s’injecte plus de drogue, il a un autre rush plus petit jusqu’à ce que finalement il n’y ait plus de rush et plus de défonce du tout.

4) Tweaking — Un consommateur de méthamphétamine est plus dangereux lorsqu’il traverse une phase d’accoutumance, appelée tweaking, un état qui est atteint à la fin d’un binge de drogue, quand la méthamphétamine ne procure plus de rush ou de défonce. Incapable de soulager les horribles sentiments de vide et ressentant un besoin terrible de drogue, un toxicomane perd son sens de l’identité. Il peut ressentir d’intenses démangeaisons et être convaincu que des insectes courent sous sa peau. Incapable de dormir pendant des jours, il est souvent dans un état de psychose totale et vit dans son monde, il voit et il entend des choses que personne d’autre ne peut percevoir. Ses hallucinations sont tellement vivantes qu’elles semblent réelles ; comme il a perdu le sens des réalités, il peut devenir hostile et dangereux pour lui-même et les autres. Les risques de mutilation sont élevés.

5) La descente — Pour le consommateur binge, la descente se produit au moment où le corps s’arrête, incapable de supporter les effets de la drogue qui l’envahit, avec pour résultat une longue période de sommeil. Même le plus mauvais, le plus violent des consommateurs devient presque sans vie durant la descente et ne représente plus la moindre menace pour qui que ce soit. La descente peut durer de 1 à 3 jours.

6)  Gueule de bois à la meth — Après la descente, le consommateur retombe dans un état dégradé, affamé, déshydraté et complètement épuisé physiquement, mentalement et émotionnellement. Cette étape dure généralement entre 2 et 14 jours. Cela conduit à encore plus de dépendance, car la « solution » à ces sensations est de consommer toujours plus de meth.

7) État de manque — Souvent, de 30 à 90 jours peuvent s’écouler avant que le consommateur se rende compte qu’il est en état de manque. Tout d’abord il devient déprimé, perd son énergie et sa capacité à éprouver du plaisir. Puis vient le besoin de plus de méthamphétamine et le toxicomane a souvent des idées de suicide. Comme l’état de manque de meth est extrêmement douloureux et pénible, la plupart des consommateurs se remettent souvent à en prendre. Ainsi, 93 % des gens qui suivent un traitement traditionnel recommencent à consommer de la méthamphétamine.

4.métabolisme : processus corporels qui transforment la nourriture en énergie.

L’HISTOIRE DE LA MÉTHAMPHÉTAMINE

On donnait de la méthamphétamine aux pilotes kamikazes pour les soutenir durant leurs missions-suicides.

La méthamphétamine n’est pas une drogue nouvelle, bien qu’elle soit devenue plus puissante ces dernières années parce que les méthodes de fabrication ont évolué.

L’amphétamine a été synthétisée pour la première fois en 1887 en Allemagne et la méthamphétamine, plus puissante et plus facile à fabriquer, a été développée au Japon en 1919. La poudre cristalline était soluble dans l’eau, ce qui en faisait un produit parfait à injecter.

La méthamphétamine a été largement utilisée durant la Seconde Guerre mondiale, quand des deux côtés on l’employait pour garder les troupes éveillées. De fortes doses furent données aux pilotes kamikazes japonais avant leurs missions-suicides. Après la guerre, la prise de méthamphétamine en intraveineuse atteignit des sommets lorsque les réserves de l’armée ont été mises à la disposition du grand public japonais.

Dans les années 1950, la méthamphétamine était prescrite comme complément à un régime alimentaire et pour lutter contre la dépression. Facile à trouver, elle était utilisée comme stimulant non médical par les étudiants, les chauffeurs routiers, les sportifs, et sa consommation devint de plus en plus courante.

La situation a nettement changé dans les années 1960. La méthamphétamine injectable est devenu largement disponible et la consommation a fortement augmenté.

Puis, en 1970, le gouvernement américain en a fait une drogue illégale. Les gangs de motards contrôlaient alors la plus grande partie de la production et de la distribution de cette drogue. La plupart des consommateurs de l’époque vivaient dans des régions rurales et ne pouvaient pas se payer de la cocaïne, qui était plus chère.

Dans les années 1990, les organisations mexicaines qui se livraient au trafic de drogue ont installé de grands laboratoires en Californie. Alors que ces laboratoires peuvent fabriquer 25 kilos de substance en un seul week-end, de petits laboratoires privés ont éclos dans les cuisines et les appartements, ce qui a valu à cette drogue le nom de « stove top » (dessus de fourneau). C’est depuis cette époque qu’elle s’est répandue aux États-Unis et en Europe, via la République tchèque. Aujourd’hui, la plus grande partie de la drogue disponible en Asie est produite en Thaïlande, au Myanmar et en Chine.

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.

Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.

C’est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité nécessaire pour obtenir un effet change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception de l’utilisateur par rapport à ce qui se passe autour de lui. Résultat : les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

quelques-unes des raisons données par les jeunes :

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité en troublant la pensée.

Les médicaments sont des drogues conçues pour accélérer, ralentir ou modifier d’une façon ou d’une autre la manière dont votre corps fonctionne, pour tenter d’améliorer son fonctionnement. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent

s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

ASSUREZ-VOUS QUE D’AUTRES CONNAISSENT LES FAITS

Ces pages du site Dites non à la drogues.be reprennent le contenu de nos treize livrets de la série « La vérité sur la drogue » destinée au grand public.

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à toute autre personne qui pourrrait être aidée par les faits qu’ils contiennent.

Informez-vous sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

Pour voir les références fournies dans La vérité sur la cristal meth, cliquez ici.

La vérité sur le CRACK (Brochure)

 

Télécharger ici la brochure complète

QU’EST-CE QUE LE CRACK ?

Le crack est de la cocaïne sous forme de cristaux, alors que la cocaïne est normalement en poudre.1 Elle se présente sous forme de blocs solides ou de cristaux dont la couleur va du jaune au rose pâle ou au blanc.

Le crack est chauffé et fumé. Cette appellation est due au bruit de craquement qui se produit lorsque cette drogue est chauffée.

Le crack est la forme de cocaïne la plus puissante, mais aussi la plus risquée. Il peut contenir de 75 % à 100 % de cocaïne pure et est donc beaucoup plus fort et plus puissant que la cocaïne habituelle.

Le crack atteint plus vite le cerveau lorsqu’on le fume et crée un état de défonce intense et immédiat, mais de très courte durée (environ 15 minutes). Et parce que l’accoutumance va se développer bien plus rapidement si la substance est fumée plutôt que sniffée (prise par le nez), celui qui en consomme peut devenir accro dès la première prise.

À cause de son prix exorbitant, la cocaïne a longtemps été considérée comme une « drogue de riche ». Le crack, lui, est vendu à des prix si abordables que même les adolescents peuvent s’en procurer facilement… au début. Une fois que la personne est devenue dépendante, ses dépenses montent en flèche, parallèlement à la quantité croissante de drogue dont elle a besoin.

« J’ai vécu avec un accro au crack pendant presque un an. C’était mon petit ami et je l’aimais de tout mon cœur, mais je n’ai pas pu supporter ça plus longtemps.

« La police m’a arrêtée et fouillée ; un jour, elle a même débarqué chez moi à 6 heures du mat’. Mon ex volait tout le temps et ne pouvait pas s’arracher à sa “pipe”.

« La vérité, c’est que le crack est pire que l’héroïne : une seule prise peut vous transformer en monstre. » Audrey

1.Pour plus d’information sur la cocaïne sous forme de poudre, voir le livret La vérité sur la cocaïne.

>NOMS COURANTS

CRACK24-7

Apple jacks

Bad rock

Ball

Base

Beat

Candy

Chemical

Cloud

Coco

Crack

Crumbs

 Crunch and munch

Devil drug

Dope

Electric kool-aid

Fat bags

French fries

Glo

Blanche

Grit

Hail

Hard ball

ard rock

 Hot cakes

Ice cube

Jelly beans

Kryptonite

Nuggets

Paste

Piece

Prime time

Product

Raw

Rock(s)

Rock star

 Rox/Roxanne

Scrabble

Sleet

Rail

Sugar block

Topo (Espagnol)

Tornado

Troop

STATISTIQUES INTERNATIONALES

En 2007, les tribunaux fédéraux américains ont prononcé 5477 condamnations pour des délits liés au crack. Plus de 95 % de ces délinquants étaient impliqués dans le trafic de crack.

La situation est différente en Europe. Selon l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT), la consommation de crack est en général limitée à certaines communautés des grandes villes qui connaissent un taux élevé de chômage et de mauvaises conditions de vie. En 2006, 20 pays européens ont déclaré que les consommateurs de crack ne représentaient que 2 % des toxicomanes admis en centres de désintoxication, et la plupart d’entre eux se trouvaient en Grande-Bretagne.

 LE CRACK ET LA CRIMINALITÉ

11,6 % des personnes arrêtées avaient pris du crack la semaine précédente.

Honolulu, Hawaii

49,8 % des personnes arrêtées avaient pris du crack dans le passé.
Atlanta, Géorgie

Aux États-Unis, l’enquête nationale de 2007 sur la consommation de drogue et la santé indique que 8,6 millions d’Américains âgés de 12 ans et plus ont déclaré avoir consommé de la cocaïne. Parmi les 18 à 25 ans, 6,9 % des personnes interrogées ont déclaré avoir consommé du crack au cours de l’année écoulée. Selon la revue du gouvernement américain, Monitoring the Future (Observatoire du Futur), une enquête menée en 2007 a révélé que parmi les élèves du secondaire, 3,2 % des élèves de terminale avaient consommé du crack à un certain moment de leur vie.Aux États-Unis, le crack était la drogue la plus consommée par les 178 475 personnes admises en centres de traitement en 2006. Cela représentait 71 % des cas entrant en traitement pour la première fois pour consommation de cocaïne cette année-là.

« Le crack est une drogue complètement égoïste, elle te vole ta vie, très vite elle prend le dessus. Le besoin créé par cette drogue est énorme. Et tu finis par en prendre de plus en plus souvent pour tenter de prolonger cette euphorie de si courte durée. » Peter

POURQUOI DEVIENT-ON SI DÉPENDANT DU CRACK ?

Le crack est l’une des drogues illégales qui génère la plus grande dépendance psychologique. Il stimule des centres de plaisir du cerveau et provoque une incroyable euphorie. On devient beaucoup plus rapidement accro si la substance est fumée plutôt que sniffée, du fait qu’elle pénètre beaucoup plus rapidement dans le sang. Mais très vite, la tolérance au crack se développe : le toxicomane n’arrive plus à se procurer autant de plaisir qu’avant avec la même quantité.

« J’achetais pour 2000 dollars de crack par semaine et je voulais désespérément me libérer de ces chaînes… » Jennifer

LES EFFETS DU CRACK

Quels sont les effets du crack à court terme ?

Le crack provoque un effet euphorisant, bref et intense, immédiatement suivi de son opposé : profonde dépression, grande nervosité et besoin de reprendre encore plus de drogue. Les consommateurs réguliers mangent et dorment mal. Cette drogue peut entraîner une forte accélération du rythme cardiaque, des spasmes musculaires et des convulsions. Le crack peut rendre les gens paranoïaques,2 en colère, hostiles et anxieux, même quand ils ne planent pas.

Quelles que soient la quantité prise et la fréquence de consommation, le crack augmente les risques de crise cardiaque, d’apoplexie, d’attaques ou d’insuffisance respiratoire, qui peuvent entraîner une mort brutale.

Fumer du crack présente une série d’autres risques pour la santé. Le crack est souvent mélangé à d’autres substances qui génèrent des fumées toxiques quand elles brûlent. Comme la fumée du crack ne fait pas d’effet très longtemps, les pipes de crack sont en général très courtes. Cela provoque souvent des cloques et des gerçures aux lèvres, connues comme « lèvres du crack », chez les consommateurs qui tiennent une pipe brûlante pressée contre leurs lèvres.

« La seule chose que j’avais en tête, c’était le crack. Si quelqu’un m’en avait proposé, j’aurais sauté dessus pour en avoir. C’est comme d’offrir du pain à un homme qui meurt de faim…

« Finalement, après avoir fumé du crack pendant deux semaines d’affilée, une évidence s’est faite dans mon esprit. J’ai décidé que j’en avais assez — je ne pouvais plus vivre comme ça et j’ai alors tenté de me suicider.

« Je vais devoir me battre… J’espère que mon instinct de survie aura le dessus. » John

Quels sont les effets du crack à long terme ?

En plus des risques habituels associés à la consommation de cocaïne, les consommateurs de crack peuvent avoir de sérieux problèmes respiratoires, incluant des quintes de toux, un souffle court, des dommages pulmonaires et des saignements.

Les effets à long terme de la consommation de crack incluent de sérieux dommages au cœur, au foie et aux reins. Les consommateurs ont plus de risques de maladies infectieuses.

Un usage quotidien prolongé peut conduire à de l’insomnie chronique (incapacité à dormir), à une perte d’appétit, d’où un amaigrissement alarmant. Fumer du crack peut aussi provoquer un comportement agressif et paranoïaque.

Comme le crack interfère avec les réactions chimiques du cerveau, on a besoin d’en consommer de plus en plus rien que pour se sentir normal. Les personnes qui deviennent dépendantes du crack (ou d’autres drogues) perdent tout intérêt pour les autres domaines de la vie.

La « descente » provoque une dépression si grave que les cocaïnomanes seront prêts à faire n’importe quoi, y compris tuer, pour se procurer leur dose. S’ils n’y arrivent pas, la dépression risque de devenir si intense qu’elle peut les conduire au suicide.« J’ai pris une retraite bien méritée après une belle carrière de cadre supérieur dont les deux filles avaient fait des études à l’université. Le jour de ma retraite a marqué le début de cinq années d’enfer. Je venais d’être initié au crack et durant les cinq années qui ont suivi, j’ai perdu ma maison, ma femme, mes économies, ma santé et presque la vie. J’ai même fait deux années de prison. » William

EFFETS PHYSIOLOGIQUES ET PSYCHIQUES

EFFETS À COURT TERME

Parce qu’on le fume, l’effet du crack est plus immédiat et plus intense que celui de la cocaïne sous forme de poudre.

  • Anorexie (perte d’appétit)
  • Augmentation du pouls, de la pression sanguine, de la température corporelle
  • Vaisseaux sanguins périphériques contractés
  • Accélération de la respiration
  • Pupilles dilatées
  • Troubles du sommeil
  • Nausée
  • Hyper-stimulation
  • Comportement bizarre, incohérent, quelquefois violent
  • Hallucinations, nervosité excessive, irritabilité
  • Hallucination tactile qui crée l’illusion d’avoir des insectes sous la peau
  • Euphorie intense
  • Anxiété et paranoïa
  • Dépression
  • Dépendance
  • Panique et psychose
  • Overdoses (même une fois) pouvant mener à des convulsions, à des crises et à une mort subite

EFFETS A LONG TERME

  • Détériorations irréversibles des vaisseaux sanguins du conduit auditif et du cerveau, hypertension, conduisant à des crises cardiaques, à des congestions cérébrales et au décès
  • Foie, reins et poumons endommagés
  • Destruction des tissus nasaux lorsque la drogue est sniffée
  • Arrêt respiratoire lorsque la drogue est fumée
  • Maladies infectieuses et abcès lorsque la drogue est injectée
  • Malnutrition, perte de poids
  • Graves caries dentaires
  • Hallucinations auditives et tactiles
  • Dysfonctionnement sexuel et organes de reproduction déficients, stérilité (hommes et femmes)
  • Désorientation, apathie, épuisement et confusion
  • Irritabilité et sautes d’humeur
  • Fréquence accrue de conduite à risque
  • Délire ou psychose
  • Grave dépression
  • Tolérance et accoutumance (même après en avoir pris une seule fois)

2.paranoïaques : soupçonneux, méfiants ou peureux envers les autres.

LES ENFANTS : VICTIMES INNOCENTES DU CRACK

Les premières victimes sont les enfants nés de mères qui ont pris du crack pendant leur grossesse. March of Dimes, une association à but non lucratif pour la santé des femmes enceintes et des bébés, indique que la consommation de cocaïne, sous forme de poudre ou de crack, pendant la grossesse peut affecter la femme et le fœtus de nombreuses façons. Au cours des premiers mois de grossesse, elle peut augmenter les risques de fausse couche. Elle peut aussi provoquer une attaque ou causer des dommages irréversibles au cerveau du fœtus.

Le National Institute for Drug Abuse déclare que l’exposition au crack pendant la grossesse peut entraîner des problèmes ultérieurs significatifs chez certains enfants.

« On m’a initiée au crack, et à partir de ce moment-là, tout est allé de travers. J’étais sortie avec des gens que je considérais comme de très bons amis. Tu sais, c’est vrai ce qu’on dit du crack : la première fois tu flippes un max… Ça m’a complètement bousillée. J’étais complètement accro.

« Le crack a ruiné ma réputation, ma vie et le respect de moi-même. » Diane

LE CRACK EN QUELQUES MOTS

Le crack, c’est le rêve pour un dealer : il fait planer instantanément et ceux qui en prennent deviennent accros en très peu de temps.

Si l’utilisation des feuilles de coca comme stupéfiant remonte à trois mille ans, le crack, forme cristallisée de la cocaïne, a été développé pendant le boom de la cocaïne dans les années 1970. Sa consommation s’est répandue au milieu des années 1980.

Selon l’Agence américaine de lutte contre la drogue (Drug Enforcement Agency – DEA), vers la fin des années 1970, il y avait d’énormes excédents de cocaïne en poudre importés aux États-Unis. Cela fit baisser le prix de la drogue de 80 %. Face à des prix en chute libre de leur produit illégal, les dealers transformèrent la poudre en « crack », une forme de cocaïne solide qui pouvait se fumer.

Cassée en petits morceaux, ou « rocks », cette forme de cocaïne pouvait se vendre en plus petites quantités, à plus de gens, avec des profits plus élevés. C’était bon marché, simple à produire, facile à utiliser et extrêmement profitable pour les dealers.

Dès 1980, le crack a fait son apparition à Los Angeles, San Diego, Houston et dans les Caraïbes.

Le plus grand pic de consommation de cette drogue s’est produit pendant l’« épidémie de crack », entre 1984 et 1990, quand elle s’est répandue dans les villes américaines. L’épidémie de crack a dramatiquement augmenté le nombre d’Américains accros à la cocaïne. En 1985, le nombre de personnes qui reconnaissaient prendre de la cocaïne de façon habituelle était passé de 4,2 millions à 5,8 millions.

Fin 1986, on pouvait se procurer du crack dans 28 États et dans le district de Columbia. En 1987, le crack était disponible dans tous les États des États-Unis, sauf quatre. Depuis lors, la consommation de cette drogue a continué à s’étendre en Amérique du Nord et du Sud, en Europe et dans le reste du monde.

En 2002, la Grande-Bretagne a connu sa propre « épidémie de crack », avec un nombre de toxicomanes au crack venant demander de l’aide en hausse de presque 50 %. L’Angleterre a annoncé une augmentation de 74 % des saisies de crack par la brigade des stupéfiants entre 2000 et 2006.La majorité des consommateurs de crack européens se trouvent dans trois villes : Hambourg, Londres et Paris. Mais le crack est aussi devenu un vrai problème dans trois départements d’outre-mer — Guadeloupe, Guyane française et Martinique — et dans certaines régions aux Pays-Bas.

CE QUE LES DEALERS VOUS DIRONT

Lorsqu’on a demandé à des jeunes pourquoi ils avaient commencé à prendre de la drogue, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait sous la pression de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues. Ils vous diront : « Essaye le crack, tout ira bien ; tous tes problèmes vont s’en aller. »

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie, du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

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LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.

Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.

C’est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité nécessaire pour obtenir un effet change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception de l’utilisateur par rapport à ce qui se passe autour de lui. Résultat : les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité en troublant la pensée.

Les médicaments sont des drogues conçues pour accélérer, ralentir ou modifier d’une façon ou d’une autre la manière dont votre corps fonctionne, pour tenter d’améliorer son fonctionnement. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments en respectant la prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

ASSUREZ-VOUS QUE D’AUTRES CONNAISSENT LES FAITS

Ces pages du site Dites non à la drogues.be reprennent le contenu de nos treize livrets de la série « La vérité sur la drogue » destinée au grand public.

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à toute autre personne qui pourrrait être aidée par les faits qu’ils contiennent.

Informez-vous sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

Voir les références fournies dans La vérité sur le crack ici.

La vérité sur la COCAÏNE (Brochure)

 

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QU’EST-CE QUE LA COCAÏNE ?

Le mot cocaïne se réfère à une drogue sous forme de poudre (cocaïne) et sous forme de cristaux (crack).1 La poudre est généralement diluée avec des substances neutres comme l’amidon de maïs, le talc, le sucre ou encore avec d’autres drogues comme la « procaïne » (même substance chimiquement modifiée pour devenir un anesthésique local) ou des amphétamines.

Extraite des feuilles de coca, la cocaïne a été développée à l’origine pour être un antalgique (antidouleur). Elle est souvent sniffée pour être absorbée par le sang à travers les muqueuses nasales. Elle peut

être aussi ingérée ou frictionnée sur les gencives.

Pour absorber la drogue plus rapidement, les drogués se l’injectent, ce qui augmente considérablement le risque d’overdose. Ils l’inhalent également sous forme de fumée ou de vapeur pour en accélérer l’absorption.

UNE POUDRE BLANCHE MORTELLE

La cocaïne est l’une des drogues les plus dangereuses que l’on connaisse. Dès que l’on se met à en consommer, il devient presque impossible de se libérer de son emprise, physiquement et mentalement. La cocaïne stimule des récepteurs clés (des terminaisons nerveuses sensibles aux changements du corps) dans le cerveau qui, à leur tour, vont créer une euphorie à laquelle les consommateurs développent rapidement une certaine tolérance. Seules de plus fortes doses et une utilisation plus fréquente réussiront à créer un effet similaire.

De nos jours, la cocaïne constitue une entreprise internationale multimilliardaire. Les consommateurs appartiennent à toutes les catégories d’âges, professions et couches sociales et peuvent même être des écoliers âgés de 8 ans.

La consommation de cocaïne peut mener à la mort par déficience respiratoire, apoplexie, hémorragie cérébrale et crise cardiaque. Les enfants de mères cocaïnomanes viennent au monde eux-mêmes dépendants. Beaucoup souffrent de déficiences et de nombreux autres problèmes.

En dépit des dangers de la cocaïne, sa consommation continue d’augmenter, probablement parce que les consommateurs deviennent dépendants très rapidement.

1.Lorsque la drogue se présente sous forme de cristaux, on l’appelle du « crack ». Pour plus d’informations, voir La vérité sur le crack dans cette série.

NOMS COURANTS

COCAÏNECocoBaseBigornette

Blanche neige

CCharlieCokeDust

Corinne

Henry VIIILigneNeigeReniflette

Respirette

RocksTootScorpion  

 

STATISTIQUES INTERNATIONALES

Le trafic de cocaïne occupe le deuxième rang des trafics de drogues illégales dans le monde. Les statistiques les plus récentes montrent que les saisies internationales de cocaïne ont continué à augmenter et représentent maintenant un total de 756 tonnes, les plus grandes quantités ayant été interceptées en Amérique du Sud, suivie de l’Amérique du Nord.

D’après l’Observatoire Européen des Drogues et des Toxicomanies (OEDT), la cocaïne est également la deuxième drogue illégale la plus consommée en Europe. Parmi les jeunes gens (de 15 à 34 ans), on estime que 7,5 millions ont pris de la cocaïne au moins une fois dans leur vie, 3,5 millions l’année dernière et 1,5 million le mois dernier.

Aux États-Unis, l’enquête nationale de 2006 sur la consommation de drogue et la santé indique que 35,3 millions d’Américains âgés de 12 ans et plus ont déclaré avoir consommé de la cocaïne. Parmi les jeunes adultes âgés de 18 à 25 ans, le taux de consommation a été de 6,9 % l’année précédente. Parmi les élèves du secondaire, 8,5 % des élèves de terminale avaient déjà consommé de la cocaïne à un moment donné, selon l’étude « Monitoring the Future » menée en 2006 par l’Institut national de la toxicomanie.

Aux États-Unis, la cocaïne reste la drogue la plus fréquemment signalée au Réseau d’alerte sur la toxicomanie par les services d’urgence des hôpitaux. En 2005, 448 481 admissions aux urgences impliquant la cocaïne ont été enregistrées aux USA.

« Mon ami se droguait depuis quatre ans, dont trois ans avec des drogues dures comme la cocaïne, le LSD, la morphine, et aussi des antidépresseurs et des antidouleurs. En fait, tout ce qu’il pouvait trouver.  Il se plaignait tout le temps de terribles douleurs physiques, et cela a empiré, à un tel point qu’il est finalement allé voir un médecin.

« Le médecin lui a dit qu’il ne pouvait plus rien faire pour lui, étant donné l’état de détérioration de son corps, et qu’il était condamné. Quelques jours après, il était mort. »
Dwayne

POURQUOI LA COCAÏNE REND-ELLE SI DÉPENDANT ?

Après la méthamphétamine,2 la cocaïne est la drogue qui crée la plus grande dépendance psychologique. Elle stimule des centres de plaisir du cerveau et provoque une incroyable euphorie.

La dépendance à la cocaïne se développe rapidement — très vite, le toxicomane ne ressent plus autant de plaisir s’il n’augmente pas la dose de cocaïne.

MÉLANGES MORTELS

La cocaïne se consomme parfois avec d’autres drogues : tranquillisants, amphétamines,3 cannabis, héroïne ou alcool. Ces mélanges augmentent considérablement les risques liés à la prise de cocaïne. Outre le risque de développer une dépendance à plusieurs drogues, la personne peut facilement fabriquer un mélange qui pourrait s’avérer mortel.

« Je n’avais plus d’avenir. Je ne voyais pas comment me sortir de cette dépendance à la cocaïne. J’étais perdue. J’enrageais mais j’étais incapable d’arrêter. J’avais des hallucinations, la sensation que des bestioles rampaient sous ma peau. Je les sentais chaque fois que je me shootais et je me grattais jusqu’au sang avec la pointe de ma seringue pour qu’elles s’en aillent. Une fois j’ai tellement saigné qu’on a dû me conduire d’urgence à l’hôpital. » Susan

2.méthamphétamine : un stimulant créant une forte dépendance du système nerveux (cerveau et moelle épinière).
3.amphétamine : un stimulant du système nerveux central, souvent appelé « speed ».

LES EFFETS DE LA COCAÏNE

Quels sont les effets de la cocaïne à court terme ?

La cocaïne provoque un effet euphorisant bref et intense, immédiatement suivi d’une profonde dépression, d’une grande nervosité et d’une dépendance incontrôlable. Les consommateurs réguliers mangent et dorment mal. Cette drogue peut générer une forte accélération du rythme cardiaque, des spasmes musculaires et des convulsions. La drogue peut rendre les gens paranoïaques,4 en colère, hostiles et anxieux, même quand ils ne planent pas.

Quelles que soient la quantité prise et la fréquence de consommation, la cocaïne augmente les risques de crise cardiaque, d’apoplexie, d’attaques ou d’insuffisance respiratoire, qui peuvent entraîner une mort brutale.

Quels sont les effets à long terme de la cocaïne ?

À l’origine, le mot « toxicomane » a été créé pour décrire les effets secondaires négatifs de la consommation régulière de cocaïne. Comme la tolérance à la drogue augmente, il devient nécessaire d’en prendre des quantités plus importantes pour obtenir le même effet. Un usage quotidien prolongé peut conduire à l’insomnie chronique (incapacité à dormir) et à la perte d’appétit. On peut devenir psychotique et être victime d’hallucinations.

Comme la cocaïne interfère avec les réactions chimiques du cerveau, on a besoin d’une consommation plus importante, simplement pour se donner l’impression d’être normal. Les personnes qui deviennent dépendantes à la cocaïne perdent tout intérêt pour les autres domaines de la vie.

La « descente » provoque une dépression si grave que les cocaïnomanes sont prêts à faire n’importe quoi, y compris tuer, pour se procurer leur dose.

S’ils ne l’obtiennent pas, la dépression risque de devenir si intense qu’elle peut les conduire au suicide.

Effets à court terme

  • Anorexie (perte d’appétit)
  • Augmentation du pouls, de la pression sanguine, de la température corporelle
  • Vaisseaux sanguins périphériques contractés
  • Accélération de la respiration
  • Pupilles dilatées
  • Troubles du sommeil
  • Nausée
  • Hyper-stimulation
  • Comportement bizarre, incohérent, quelquefois violent
  • Hallucinations, nervosité excessive, irritabilité
  • Hallucination tactile qui crée l’illusion d’avoir des insectes sous la peau
  • Euphorie intense
  • Anxiété et paranoïa
  • Dépression
  • Dépendance
  • Panique et psychose
  • Overdoses (même après une seule fois) pouvant mener à des convulsions, à des crises et à une mort subite

Effets à long terme

  • Détériorations irréversibles des vaisseaux sanguins du cœur et du cerveau
  • Tension élevée, conduisant à des crises cardiaques et à la mort
  • Détérioration du foie, des reins et des poumons
  • Destruction des tissus du nez lorsqu’elle est sniffée
  • Défaillances respiratoires si elle est fumée
  • Maladies infectieuses et abcès lorsqu’elle est injectée
  • Malnutrition, perte de poids
  • Graves caries dentaires
  • Hallucinations auditives et tactiles
  • Dysfonctionnement sexuel et organes de reproduction déficients, stérilité (hommes et femmes)
  • Désorientation, apathie, épuisement et confusion
  • Irritabilité et sautes d’humeur
  • Fréquence accrue de conduite à risque
  • Délire ou psychose
  • Grave dépression
  • Tolérance et accoutumance (même après en avoir pris une seule fois)

« Ne touchez pas à la cocaïne. J’ai passé deux ans en prison à cause de cette drogue. Et lorsque je suis sortie, la vie était si dure que j’ai recommencé à en prendre. Je connais dix filles qui sont devenues des prostituées à cause de la coke. C’est bien plus fort et dégradant qu’on ne le croit. On ne se rend pas compte sur le moment à quel point ça détruit. » Shawne

4.paranoïaques : suspicieux, méfiants ou ayant peur des autres.

LES ENFANTS : VICTIMES INNOCENTES DE LA COCAÏNE

On entend parfois : « Oui, je me drogue, mais cela me regarde ! » Mais la drogue frappe toujours d’innocentes victimes : ceux que les toxicos en manque attaquent pour se procurer leur dose, ceux qui meurent dans des accidents de voitures causés par des conducteurs sous l’emprise de ces produits.

Les premières victimes sont les enfants nés de mères cocaïnomanes. Rien qu’aux États-Unis, des centaines de milliers de bébés mis en danger par la cocaïne naissent chaque année. Les « bébés de la cocaïne » souffrent d’une série de problèmes physiques : naissance prématurée, insuffisance pondérale, retard de croissance, malformations, lésions nerveuses et cérébrales.

Les bébés présentant une insuffisance pondérale à la naissance ont 20 fois plus de risques de mourir au cours du premier mois que les bébés nés avec un poids normal, et courent un risque accru d’infirmités telles que retard mental et lésions cérébrales.

L’impact de cette tragédie humaine dans la société n’a pas encore été entièrement mesuré.

LA COCAÏNE EN QUELQUES MOTS

La coca est un des plus vieux, des plus puissants et des plus dangereux stimulants d’origine naturelle. Trois mille ans avant notre ère, dans les Andes, les Incas et les Mayas mâchaient déjà des feuilles de coca. Ils cherchaient ainsi à accélérer leur pouls et leur respiration pour lutter contre les effets de l’altitude.

Les Péruviens quant à eux n’en prenaient que lors de cérémonies religieuses. Ce tabou fut brisé lorsque les soldats espagnols envahirent le Pérou en 1532. Les Indiens, contraints de travailler dans les mines d’argent espagnoles, étaient alimentés avec des feuilles de coca, car il était alors plus facile de les exploiter.

C’est en 1859 que la cocaïne fut synthétisée pour la première fois, mais ce n’est que vers 1880 que ses effets furent reconnus par la communauté médicale.

Le psychanalyste Sigmund Freud, qui consommait lui-même cette drogue, fut le premier à promouvoir largement la cocaïne comme tonique pour traiter la dépression et l’impuissance sexuelle.

En 1884, il publia un article « Über Coca » (Au sujet de la cocaïne) qui vantait les « bienfaits » de la cocaïne, l’appelant une substance « magique ».

Toutefois, Freud n’était pas un observateur objectif. Il consommait régulièrement de la cocaïne, en prescrivait à ses amis et en recommandait l’usage généralisé.

Tout en observant que la cocaïne menait « à la déchéance physique et morale », Freud continuait à la conseiller à ses amis ; l’un d’entre eux finit par souffrir d’hallucinations paranoïaques durant lesquelles « des serpents blancs rampaient sur sa peau ».

Freud croyait également que : « Pour les humains, la dose toxique (de cocaïne) est très élevée, et il ne semble pas y avoir de dose mortelle. » En contradiction flagrante avec cette conviction, l’un de ses patients mourut de la forte dose qu’il lui avait prescrite.

En 1886, cette drogue devint plus populaire encore lorsque John Pemberton ajouta des feuilles de coca à son nouveau soda, le Coca-Cola. Les effets euphorisants et énergisants sur les consommateurs placèrent alors le Coca-Cola au premier rang des boissons sans alcool à la fin du 19e siècle.

De 1855 au début des années 1900, toutes les classes sociales usaient et abusaient d’élixirs, de toniques et de vins corsés de cocaïne et d’opium. Des gens célèbres assuraient la publicité de ces élixirs et toniques aux effets « miraculeux », comme l’inventeur Thomas Edison et l’actrice Sarah Bernhardt. La drogue devint un pilier de l’industrie du film muet. Les messages favorables à la cocaïne émanant de Hollywood incitèrent d’ailleurs des millions de personnes à en consommer.

L’usage de la cocaïne dans la société augmenta. Ses dangers commencèrent à apparaître. L’opinion publique obligea la société Coca-Cola à retirer la cocaïne de son soda en 1903.

En 1905, il était très populaire d’en priser (aspirer par le nez). Moins de cinq ans plus tard, les hôpitaux et la littérature médicale commencèrent à rapporter des cas de lésions nasales dues à cette consommation.

En 1912, le gouvernement des États-Unis dénombrait encore 5000 cas de décès liés à la cocaïne dans l’année. En 1922, la cocaïne fut officiellement interdite.

Dans les années 1970, la cocaïne émergea comme la nouvelle drogue à la mode dans les milieux du show-biz et de la haute finance. La cocaïne semblait être le compagnon parfait pour un super « trip ». Elle « fournissait de l’énergie » et aidait les gens à rester « au top ».

Dans certaines universités américaines, le pourcentage d’étudiants ayant fait l’expérience de la cocaïne a été décuplé entre les années 1970 et les années 1980.

À la fin des années 1970, des trafiquants de drogue colombiens ont commencé à mettre en place et à élaborer tout un réseau de trafic de cocaïne aux USA.

Autrefois, la cocaïne était la drogue du riche, du fait du coût élevé de cette addiction. À la fin des années 1980, la cocaïne n’était plus considérée comme une drogue réservée aux personnes aisées. Elle était alors connue en Amérique pour être la drogue créant la plus forte dépendance, synonyme de pauvreté, de crime et de mort.

Au début des années 1990, les cartels colombiens de la drogue produisirent et exportèrent de 500 à 800 tonnes de cocaïne par an, l’expédiant non seulement aux États-Unis, mais aussi en Europe et en Asie. Les plus gros cartels furent démantelés par des agences de répression au milieu des années 1990, mais furent remplacés par de plus petits groupes. Aujourd’hui, il y a plus de 300 organisations connues comme étant impliquées dans le trafic de drogue en Colombie.

En 2008, le trafic de cocaïne est devenu le second trafic de drogue illégale au monde.

CE QUE LES DEALERS VOUS DIRONT

Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir pourquoi ils avaient commencé à se droguer, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait suite à des pressions de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».

Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues. Ils vous diront qu’avec la cocaïne, « ce sera la fête tous les jours ».

Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie, du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

Obtenez de vraies informations sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

« Avec la coke, vous êtes comme un papillon de nuit piégé par la lumière. Elle vous attire de plus en plus et vous ne pouvez plus vous arrêter. Ce n’est pas physique. C’est dans votre tête. Plus vous en avez, plus vous en prenez. Je m’en suis injecté toutes les dix minutes. J’ai emprunté de l’argent à la banque pour en acheter. Ensuite j’ai perdu mon travail. C’était pire. Je me shootais tout le temps. Cette chose me rendait folle. Je le savais mais je continuais. Je suis devenue une vraie loque. » Marilyn

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.C’est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité nécessaire pour obtenir un effet change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception de l’utilisateur par rapport à ce qui se passe autour de lui. Résultat : les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, désirables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité en troublant la pensée.

Les médicaments sont des drogues conçues pour accélérer, ralentir ou modifier d’une façon ou d’une autre la manière dont votre corps fonctionne, pour tenter d’améliorer son fonctionnement. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous ne prenez pas ces médicaments en respectant la prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogue sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

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