la vérité sur les drogues synthétiques

La vérité sur les drogues synthétiques

Les drogues de synthèse sont créées en utilisant des produits chimiques fabriqués par l’homme plutôt que des ingrédients naturels.

Un certain nombre de drogues synthétiques sur le marché, y compris l’ecstasy, le LSD et la méthamphétamine, sont décrits dans d’autres brochures de la série La vérité sur les drogues. Ce livret présente les faits concernant le « cannabis de synthèse » (Spice ou K2), les « stimulants synthétiques » (sels de bain) et une drogue connue sous le nom de « N-bomb ». Ce sont-là des drogues synthétiques qu’on appelle aussi « drogues de designer » (ou drogues sur mesure).

DROGUES DE DESIGNER – UNE EXPÉRIENCE RISQUÉE

Pour comprendre ce que sont le cannabis synthétique et les sels de bain, et comment ils en sont arrivés à exister, on doit savoir ce qu’est une « drogue de designer ». Une drogue de designer est une version synthétique (produite par voie chimique) d’une drogue illicite, qui a été légèrement altérée afin d’éviter d’être classée comme illégale. Elle est essentiellement le résultat d’une expérience réalisée par un chimiste pour créer une nouvelle drogue qui peut être vendue légalement (sur Internet ou dans de petits magasins) et qui permet aux vendeurs de faire de l’argent sans enfreindre la loi. Comme le respect de la loi finit par rattraper les nouveaux produits chimiques ainsi créés et par les rendre illégaux, les fabricants conçoivent de nouvelles versions modifiées pour rester dans les limites de la loi. Ainsi, le cycle se répète.

Certaines de ces drogues sont vendues sur Internet ou dans de petits magasins (comme les « mélanges d’herbes à fumer »), tandis que d’autres sont déguisées en produits étiquetés comme « non destinés à la consommation humaine » (par exemple : « encens à base d’herbes », « nutriment pour plante », « sels de bain » ou « nettoyant pour bijoux ») afin de masquer leur destination et d’éviter les règles de santé et de sécurité.

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La vérité sur la consommation abusive de PSYCHOTROPES (Brochure)

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LA CONSOMMATION ABUSIVE DE PSYCHOTROPES POSE UN SÉRIEUX PROBLÈME

L’utilisation récréative de psychotropes est un problème sérieux pour les adolescents et les jeunes adultes. Les études nationales montrent que les adolescents consomment plus facilement des psychotropes de façon récréative que des drogues illégales de la rue.

Beaucoup d’adolescents pensent que les médicaments psychotropes sont sûrs parce qu’ils ont été prescrits par un médecin. Mais les consommer pour une utilisation non médicale pour planer ou pour « s’auto-médicamenter » peut être tout aussi dangereux et addictif que les drogues illégales de la rue.

En prenant des psychotropes, on peut prendre de sérieux risques pour sa santé. C’est pour cette raison qu’ils ne sont pris que sous la supervision d’un médecin. Et même alors, la prescription doit être étroitement surveillée pour éviter la toxicomanie ou d’autres problèmes.

Les pilules semblent souvent identiques. Il est extrêmement dangereux de prendre une pilule dont vous n’êtes pas sûr ou qui ne vous a pas été prescrite. Les gens peuvent également avoir différentes réactions aux drogues du fait des différences biochimiques du corps de chacun. Une drogue qui peut convenir à une personne peut être dangereuse, voire mortelle pour quelqu’un d’autre.

Les médicaments sur prescription sont seulement sûrs pour les individus qui ont une ordonnance et personne d’autre.

PSYCHOTROPES SUR ORDONNANCE : CE QUE VOUS NE SAVEZ PAS

En raison des problèmes potentiels de dépendance et d’usage illégal qu’ils posaient, beaucoup de médicaments psychotropes ont été classés par l’Agence américaine de réglementation des drogues (Drug Enforcement Administration — DEA) dans la même catégorie que l’opium ou la cocaïne. Ceux-ci comprennent la Ritaline et la Dexedrine (stimulants) ainsi que les antidouleurs OxyContin, Demerol et Roxanol.

Beaucoup de drogues illégales de la rue ont autrefois été utilisées ou prescrites par des médecins ou des psychiatres, pour être plus tard interdites quand la preuve de leurs effets néfastes ne pouvait plus être ignorée. L’héroïne, la cocaïne, le LSD, la méthamphétamine et l’ecstasy en sont quelques exemples.

Le mauvais usage des psychotropes peut être encore plus dangereux que celui des drogues fabriquées illégalement. La puissance de certains médicaments synthétiques (fabriqués par l’homme) disponibles sur prescription médicale présente un risque élevé d’overdose. Cela est particulièrement vrai de l’OxyContin et d’antidouleurs similaires, pour lesquels les décès dus à des overdoses ont plus que doublé sur une période de cinq ans.

Beaucoup de gens ne se rendent pas compte que la distribution ou la vente de psychotropes (à part ceux qui sont prescrits par un médecin) est une forme de trafic de stupéfiants et que c’est aussi illégal que de vendre de l’héroïne ou de la cocaïne et donc puni d’amendes sévères et d’emprisonnement. Lorsque la vente de drogues entraîne la mort ou de sérieuses lésions corporelles, les dealers encourent l’emprisonnement à vie.

CATÉGORIES DE MÉDICAMENTS PSYCHOTROPES DONT L’USAGE EST DÉTOURNÉ

Les médicaments psychotropes qui sont pris à des fins récréatives se répartissent dans les principales catégories suivantes :

1. Les dépresseurs : ces psychotropes, souvent désignés sous le nom de dépresseurs du système nerveux central (cerveau et moelle épinière), ralentissent les fonctions cérébrales. Ils comprennent les sédatifs (utilisés pour rendre une personne calme et somnolente) et les tranquillisants (prévus pour réduire la tension ou l’anxiété).

2. Les opioïdes et les dérivés1 de la morphine : ces drogues, généralement désignées sous le nom d’antidouleurs, comprennent l’opium ou des substances apparentées à l’opium et sont utilisées pour soulager la douleur.

3. Les stimulants : catégorie de drogues destinées à augmenter l’énergie et la vigilance mais qui augmentent également la tension artérielle, le rythme cardiaque et la respiration.

4. Les antidépresseurs : des psychotropes censés traiter la dépression.

1.dérivé : substance chimique provenant d’une autre substance à la suite de transformations opérées sur cette dernière.

LES DÉPRESSEURS

Les dépresseurs sont des drogues qui se présentent sous forme de comprimés et de capsules multicolores ou bien sous forme liquide. Certaines drogues de cette catégorie, telles que le Zyprexa, le Seroquel et l’Haldol, sont connues pour être des « tranquillisants majeurs » ou des « antipsychotiques », car elles sont censées réduire les symptômes de la maladie mentale. Les dépresseurs comme le Xanax, le Klonopin, l’Halcion et le Librium sont souvent désignés sous le nom de « benzos » (abréviation de benzodiazépines2). D’autres dépresseurs, tels que l’Amytal, le Numbutal et le Seconal font partie de la catégorie des barbituriques et sont utilisés comme sédatifs et somnifères. Voici le nom de marque et l’appelation courante de quelques-uns des dépresseurs les plus connus.

EFFETS À COURT TERME DE DÉPRESSEURS

  • Ralentissement des fonctions cérébrales
  • Ralentissement du pouls et de la respiration
  • Baisse de la tension artérielle
  • Difficulté à se concentrer
  • États confusionnels
  • Épuisement3
  • Vertige
  • Difficulté à articuler
  • Fièvre
  • Lenteur
  • Troubles visuels
  • Pupilles dilatées
  • Désorientation, manque de coordination
  • Dépression
  • Difficulté ou incapacité à uriner
  • Toxicomanie

Des doses plus élevées peuvent entraîner une altération de la mémoire, du jugement et de la coordination, de l’irritabilité, et un état de paranoïa,4 et des pensées suicidaires. Certains ressentent l’opposé de l’effet attendu, comme de l’agitation ou de l’agression.

Consommer des sédatifs (médicaments utilisés pour calmer ou apaiser) et des tranquillisants en même temps que d’autres substances, en particulier l’alcool, peut avoir pour effet de ralentir la respiration et le rythme cardiaque et même entraîner la mort.

DÉPRESSEURS : EFFETS À LONG TERME

Pour un grand nombre de dépresseurs, l’accoutumance peut se développer rapidement ; il devient alors nécessaire, pour obtenir le même effet, de recourir à des doses plus importantes. L’utilisateur, essayant de ressentir le même « bien-être », peut prendre une dose telle qu’il en résulte un coma ou la mort par overdose.

Une utilisation à long terme de dépresseurs peut entraîner une dépression, un état d’épuisement chronique, des difficultés respiratoires, des problèmes sexuels et de l’insomnie. Une consommation accrue de drogue provoque une plus grande dépendance ; si le consommateur se trouve privé de sa drogue, il est en état de manque et ressent de l’anxiété ou de la panique.

Les symptômes de manque sont l’insomnie, une faiblesse et des nausées. Les consommateurs réguliers et ceux qui en prennent à haute dose peuvent se sentir agités, avoir de la température, des signes de démence, des hallucinations et des convulsions. À la différence du sevrage de la plupart des autres drogues, le sevrage des dépresseurs peut entraîner la mort.

Ces drogues peuvent également augmenter les risques d’hyperglycémie, de diabète et entraîner une prise de poids (des prises de poids de plus de 45 kg ont été rapportées).

Dans une étude menée par USA Today, basée sur des données de la Food and Drug Administration (organisme américain de contrôle pharmaceutique et alimentaire) recueillies sur une période de quatre ans, on a repéré que les antipsychotiques (un type de dépresseur) étaient très probablement la cause de décès dans quarante cinq cas de mort survenue suite à un problème cardiaque, des étouffements, une insuffisance hépatique ou un suicide.

« À deux reprises j’ai fait une overdose suite à la consommation de pilules prises sur ordonnance (Zyprexa) et un ami proche est mort à cause de ce médicament […] Il n’y a rien de plus affreux que de savoir que son ami est mort parce qu’on lui a donné des comprimés dont on ne savait pas grand-chose. »  Linda

2.benzodiazépine : tranquillisant qui sert à détendre les muscles et calmer l’excitation mentale.
3.épuisement : état de fatigue physique ou mentale extrême.
4.paranoïa : suspicion, méfiance ou peur des autres.

NOMS COURANTS

DÉPRESSEURSNom commercial

Xanax

Valium

Halcion

Librium

Ativan

Klonopin

Amytal

Nembutal

Seconal

Phénobarbital

Nom courant :Bavures

Candy

Downers

Phennies

Rouges

Oiseaux rouges

Sleeping pills

Tooies

Somnifères

Jaunes

Demmies

 

ROHYPNOL

Le Rohypnol est un tranquillisant environ dix fois plus puissant que le Valium. Ce psychotrope se présente sous forme de pilules blanches ou vert olive, il est habituellement commercialisé dans l’emballage à bulles du fabricant. Les utilisateurs réduisent les pilules en poudre puis « sniffent » cette poudre ; ou bien ils la saupoudrent dans du cannabis et la fument ou la dissolvent dans une boisson ou encore se l’injectent.

EFFETS DU ROHYPNOL

Le Rohypnol a été utilisé pour commettre des abus sexuels, car la victime, à qui on l’a administrée, devient incapable de résister, ce qui a donné à cette drogue une réputation de « drogue du violeur ».

Ceux qui ont consommé du Rohypnol décrivent souvent ses effets comme « paralysants ». On commence à en ressentir les effets vingt à trente minutes après la prise. Les effets sont maximums au bout de deux heures et peuvent persister pendant huit heures ou même douze heures d’affilée. On peut être si handicapé (incapable d’agir) qu’on s’effondre. On reste par terre, les yeux grands ouverts, on perçoit les événements mais on est totalement incapable de bouger. Par la suite, la mémoire est altérée et on n’est plus en mesure de se rappeler ce qui s’est passé.

On ressent une perte du contrôle musculaire, de la confusion, une somnolence et une amnésie.

Le Rohypnol est vendu en Europe et en Amérique latine comme somnifère, mais il est illégal aux États-Unis.

NOMS COURANTS

BRAND NAMESRohypnol STREET NAMESForget-me pill

Mexican Valium

 

R2

Roche

Roofies

Roofinol

Rope

Rophies

LES OPIOÏDES ET LES DÉRIVÉS DE LA MORPHINE

Les opioïdes sont des drogues qui agissent sur le système nerveux pour soulager la douleur. Une consommation prolongée et abusive peut entraîner une dépendance physique et un syndrome de manque. Ils sont livrés sous forme de comprimés, de capsules ou sous forme liquide.

Voici quelques marques et noms courants bien connus :

NOMS COURANTS

BRAND NAMESFiorional with Codeine

Robitussin A-C

Tylenol with Codeine

Empirin with Codeine

Roxanol

Duramorph

Demerol

STREET NAMESCaptain Cody

Cody

Schoolboy

Doors & Fours

Pancakes & Syrup

Loads

M

Miss Emma

Monkey

White Stuff

Demmies

Pain killer

BRAND NAMESActiq

Duragesic

Sublimaze

OxyContin

Percodan

Percocet

Tylox

Dilaudid

STREET NAMESApache

China girl

Dance fever

Goodfella

Murder 8

Tango and Cash

China white

Friend

Jackpot

TNT

Oxy 80 

Oxycat

EFFETS DES DÉRIVÉS DE LA MORPHINE ET DES OPIOÏDES

EFFETS À COURT TERME

Les effets à court terme des opioïdes et des dérivés de la morphine comprennent :

  • Somnolence
  • Respiration ralentie
  • Constipation
  • Inconscience
  • Nausées
  • Coma

EFFETS À LONG TERME

Une utilisation continue ou une mauvaise utilisation des opioïdes peut avoir comme conséquence la dépendance physique et la toxicomanie. Le corps s’adapte à la présence de la drogue et des symptômes de manque apparaissent si la consommation est réduite ou arrêtée. Ces symptômes se manifestent par de l’agitation, des douleurs osseuses et musculaires, de l’insomnie, de la diarrhée, des vomissements, et des frissons (avec la chair de poule). Il peut également se produire un phénomène de tolérance à long terme, les utilisateurs devant augmenter leurs doses pour ressentir les mêmes effets.

Pour plus d’informations sur l’abus d’antidouleurs, voir La vérité sur les antidouleurs.

« Un “ami” m’a amené à prendre de l’oxys. J’ai commencé par des comprimés de 40 mg, puis après deux mois je suis passée à 60 mg. À ce moment-là, j’étais vraiment accro, j’ai alors commencé à les mâcher pour en ressentir les effets plus vite et ne pas être malade.Je devais en prendre un le matin au lever ou bien j’étais malade et en prendre un autre avant midi. Puis je continuais avec deux de plus dans l’après-midi et le soir. Je savais que j’étais accro parce que je devais les prendre pour pouvoir fonctionner. Je me sentais atrocement mal physiquement si je ne les prenais pas et je ne pouvais pas faire face aux gens ou à la vie. Ensuite je suis passée à 80 mg et mon univers s’est effondré. J’ai commencé à voler tous ceux que je connaissais pour avoir ma dose… » Charleen

LES STIMULANTS

Les stimulants, parfois appelés « uppers », augmentent temporairement la vigilance et l’énergie. Les drogues de la rue les plus utilisées qui généralement tombent dans cette catégorie sont la cocaïne et les amphétamines.

Les stimulants sur ordonnance se présentent sous forme de comprimés ou de capsules. Mal consommés, ils sont avalés, injectés sous forme liquide ou écrasés puis sniffés.

EFFETS A COURT TERME

Les effets à court terme des stimulants comprennent l’épuisement, l’apathie et la dépression — « des hauts » et « des bas » qui s’enchaînent. C’est cet épuisement immédiat et durable qui mène rapidement le consommateur de stimulants à vouloir encore de la drogue. Bientôt il n’essaye même plus de « planer », il essaye seulement de se sentir « bien » — de ressentir une quelconque énergie.

EFFETS A LONG TERME

Les stimulants peuvent créer une dépendance. Les doses élevées répétées de certains stimulants sur une courte période peuvent mener à un sentiment d’hostilité ou de paranoïa. De telles doses peuvent également avoir comme conséquence de fortes fièvres et un rythme cardiaque irrégulier.

Pour plus d’informations sur la consommation abusive de stimulants sur prescription, voyez La vérité sur la consommation abusive de Ritaline.

Les antidépresseurs sont une autre catégorie de médicaments sur ordonnance consommés à mauvais escient. Parmi eux on trouve le Prozac, le Paxil, le Celexa, le Zoloft, l’Effexor et le Remeron. Ils se présentent sous forme de capsules et de cachets multicolores.

« J’ai l’impression que mon cerveau crie pour avoir plus de ces cachets, la sensation que j’éprouve sans eux est trop insupportable… Il me faut davantage d’aide pour parvenir à me sevrer de l’Effexor. Je me sens si déprimée que j’ai commencé à me taillader les bras, sans même savoir pourquoi je le fais. En outre j’ai des hallucinations au bout de quelques heures et je vois des choses — rien qu’aujourd’hui j’ai vu du sang couler le long du mur. » Rita
« J’ai l’impression que mon cerveau crie pour avoir plus de ces cachets, la sensation que j’éprouve sans eux est trop insupportable… Il me faut davantage d’aide pour parvenir à me sevrer de l’Effexor. Je me sens si déprimée que j’ai commencé à me taillader les bras, sans même savoir pourquoi je le fais. En outre j’ai des hallucinations au bout de quelques heures et je vois des choses — rien qu’aujourd’hui j’ai vu du sang couler le long du mur. » Rita

 

Les études ont montré que les effets de ces drogues peuvent comprendre :

  • Insomnie
  • Irritabilité
  • Énervement et anxiété
  • Pensées et actions violentes
  • Agitation
  • Pensées suicidaires ou suicide
  • Tremblements
  • Hostilité
  • Transpiration
  • Rythme cardiaque irrégulier
  • Agression
  • Comportement criminel
  • Confusion et pensées incohérentes
  • Paranoïa
  • Hallucinations
  • Psychose
  • Akathisie (agitation intérieure douloureuse ; inaptitude à se tenir tranquille)

Une étude a constaté que 14 % des jeunes sous antidépresseur étaient devenus agressifs et même violents. Un garçon de 12 ans a commencé à faire des cauchemars violents dans lesquels il tuait ses camarades de classe, puis il était tué à son tour. Une fois réveillé, son rêve semblait toujours « très réel » et pendant des jours il a fait l’expérience de rêves de tueries qui semblaient de plus en plus réelles. Il est devenu suicidaire jusqu’à ce qu’il arrête de prendre le psychotrope.

Cette étude a mis en évidence plusieurs autres exemples du comportement extrême et irrationnel d’individus prenant ces drogues. Un homme a foncé sur un officier de police avec son véhicule pour se saisir du pistolet de l’officier et se suicider. Un autre s’est noyé avec ses deux jeunes enfants dans une baignoire, et un garçon a matraqué un ami proche sans raison apparente. Aucun n’avait un passé de violence.

Les symptômes de manque des antidépresseurs comprennent des pensées suicidaires, l’agression, l’anxiété, la dépression, les crises de larmes, l’insomnie, les vertiges, les vomissements, les maux de tête, les tremblements et les sensations électriques dans le cerveau.

LA KÉTAMINE

La kétamine, catégorisée comme « anesthésique dissociatif »,5 est utilisée sous forme de poudre ou liquide comme anesthésique, habituellement sur les animaux. Elle peut être injectée, consommée dans les boissons, être reniflée ou s’ajouter aux joints ou aux cigarettes. La kétamine a été placée sur la liste de stupéfiants contrôlés aux États-Unis en 1999.

Les effets à court et à long terme comprennent une augmentation du rythme cardiaque et de la tension artérielle, des nausées, des vomissements, des engourdissements, la dépression, l’amnésie, les hallucinations et des problèmes respiratoires potentiellement mortels. Les utilisateurs de kétamine peuvent également développer une forte dépendance à cette drogue. À doses élevées, les utilisateurs font l’expérience d’un effet désigné sous le nom de « K-Hole » (Trou-k) une expérience « hors du corps » ou « proche de la mort ».

En raison de l’état d’isolement qu’elle crée, où le consommateur se sent comme dans un rêve et se déplace difficilement, la kétamine est aussi appelée la drogue du viol.

5.anesthésique dissociatif : drogue qui fausse la perception oculaire et auditive et produit une sensation de détachement (dissociation) par rapport à l’environnement et à soi-même.

NOMS COURANTS

BRAND NAMESKetaset

Ketalar

Ketalar SV

Ketanest

Ketanest S

STREET NAMESSpecial K

K

Super C

Cat Valium

Jet

Super acid

Green

L’ABUS DES MÉDICAMENTS SANS ORDONNANCE

« Mon expérience avec le DXM : J’ai commencé à uriner du sang. Je me sentais mal…Mon corps était faible…J’ai tout abandonné, car l’envie d’en prendre plus m’obsédait… Tout ce que je voulais, c’était planer…Je pensais pouvoir prendre de la Coricidine pour m’amuser, que c’était sans importance. Je n’aurais jamais pensé devenir accro… Je ne pourrai jamais récupérer ce temps perdu. Si je pouvais effacer ces moments, les faire partir, je le ferais. » Crystal

Des médicaments pour la toux et le rhume vendus sans ordonnance contenant une drogue nommée dextrométhorphane (DXM) ont aussi fait l’objet d’une consommation abusive. Le DXM est vendu sous forme de sirop, de gel et de comprimés. Quand il est vendu sur Internet sous forme de poudre, il est particulièrement dangereux, car on ignore sa composition et son dosage. On le trouve dans plus de 100 produits ; la Coricidine et le Robitussin sont les médicaments les plus consommés.

EFFETS

  • Hallucinations visuelles
  • Hyperexcitabilité
  • Insomnie
  • Léthargie
  • Dépendance physique (si l’utilisation est prolongée)
  • Vertige
  • Difficulté à articuler
  • Hallucinations
  • Transpiration
  • Hypertension
  • Dommage au niveau du foie et du cerveau

Associé à d’autres drogues, le sirop pour la toux peut également provoquer des problèmes cardiaques et attaquer le système nerveux central. Combiné à l’alcool, il est particulièrement dangereux et peut être mortel.

NOMS COURANTS

BRAND NAMESCoricidin

Robitussin

STREET NAMESDXM

CCC

Triple C

Skittles

Robo

Poor Man’s PCP

STATISTIQUES INTERNATIONALES

Tous les jours aux États-Unis, 2500 jeunes (entre 12 et 17 ans) consomment de façon illégale un antidouleur pour la première fois.

L’utilisation illégale de psychotropes, plus répandue aux USA, est toutefois un problème dans beaucoup de régions du monde, comme l’Europe, l’Afrique australe et l’Asie méridionale. Rien qu’aux États-Unis, plus de 15 millions de personnes consomment de façon abusive des médicaments sous ordonnance, plus que le nombre combiné de ceux qui prennent de la cocaïne, des hallucinogènes, des drogues par inhalation et de l’héroïne.

En 2006 aux États-Unis, 2,6 millions de personnes ont abusé des médicaments sous ordonnance pour la première fois.

Une enquête de 2007 aux États-Unis a révélé que 3,3 % des 12 à 17 ans et 6 % des 17 à 25 ans avaient abusé de médicaments sous ordonnance au cours du dernier mois.

La consommation illégale de psychotropes est la principale cause de décès par overdose. Parmi les 22 400 décès dus à une overdose aux États-Unis en 2005, les antidouleurs opioïdes étaient la drogue la plus généralement trouvée, représentant 38,2 % de ces décès.

En 2005 aux États-Unis, 4,4 millions d’adolescents (âgés de 12 à 17 ans) ont admis avoir consommé des antidouleurs sur prescription et 2,3 millions prenaient un psychotrope tel que la Ritaline. 2,2 millions de personnes ont consommé des drogues sur ordonnance, telles que du sirop pour la toux. L’âge moyen de ceux qui en consomment pour la première fois est maintenant entre 13 et 14 ans.

CAUSES DE DÉCÈS

Drogues
sur ordonnance 45 %
Drogues de la rue
combinées : 39 %
(amphétamines
+ héroïne
+ méthamphétamine
+ cocaïne)

Les dépresseurs, les opioïdes et les antidépresseurs sont responsables de plus de décès par overdose (45 %) que la cocaïne, l’héroïne, la méthamphétamine et les amphétamines (39 %) combinés. Aux États-Unis, la plupart des décès avaient lieu dans les quartiers afro-américains des centres urbains, mais ils ont maintenant été dépassés par les communautés rurales blanches. On observe la même tendance dans les taux d’hospitalisation pour consommation illégale de stupéfiants et les hospitalisations d’urgence dues aux overdoses. Sur 1,4 millions d’admissions aux urgences liées à la drogue en 2005, 598 542 ont été associés à l’abus de produits pharmaceutiques, seuls ou avec d’autres drogues.

D’après les enquêtes, près de 50 % des adolescents croient que les médicaments psychotropes sont beaucoup plus sûrs que les drogues illégales de la rue — 60 % à 70 % d’entre eux disent que l’armoire à pharmacie familiale est leur source d’approvisionnement.

Selon le Centre national sur la toxicomanie et l’usage illégal de stupéfiants de l’université de Columbia, les jeunes qui consomment des psychotropes de façon illégale sont deux fois plus susceptibles de consommer de l’alcool, cinq fois plus susceptibles de consommer du cannabis et douze à vingt fois plus susceptibles de consommer des drogues de la rue telles que l’héroïne, l’ecstasy et la cocaïne, comparé aux adolescents qui ne consomment pas de psychotropes de façon illégale.

En 2007, l’Agence américaine de réglementation des drogues a constaté que la consommation illégale de l’antidouleur Fentanyle avait tué plus de 1000 personnes cette année-là aux États-Unis. Il est trente à cinquante fois plus puissant que l’héroïne.

« Je me suis rendu compte que je consommais régulièrement de plus en plus de Xanax. J’ai pris un congé pour en finir avec ça. J’étais en manque et je ne savais pas que j’étais intoxiquée. Pendant quatre jours et quatre nuits, je suis restée clouée au lit. Je ne pouvais ni manger ni dormir. Je vomissais. J’ai eu des hallucinations. Vers le troisième jour sans Xanax, mes mouvements étaient mal coordonnés et je perdais mon équilibre, je me cognais partout. Vers le quatrième jour, quand j’ai commencé à avoir des convulsions, je me suis vraiment inquiétée. » Patricia

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée. Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.Cela est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité change.Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception qu’a l’utilisateur de ce qui se passe autour de lui. Par la suite, les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité et troublent l’aptitude à penser.

Les médicaments sont des drogues destinées à accélérer, ralentir ou modifier, pour améliorer, le fonctionnement du corps. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogues.

ASSUREZ-VOUS QUE D’AUTRES SONT INFORMÉS

Ces pages du site dites non à la drogue reprennent le contenu de nos treize livrets de la série « La vérité sur la drogue » destinée au grand public.

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à toute autre personne qui pourrrait être aidée par les faits qu’ils contiennent.

Informez-vous sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

Pour voir les références fournies dans La vérité sur le la consommation abusive de psychotropes ici.

Vous pouvez aussi faire connaître le site Web.

La vérité sur les ANTIDOULEURS (Brochure)

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L’ABUS D’ANTIDOULEURS SUR PRESCRIPTION

Alors que la consommation de nombreuses drogues de la rue est en léger déclin aux États-Unis, l’abus de médicaments sur prescription augmente. En 2007, 2,5 millions d’Américains ont abusé, pour la première fois, de médicaments sur prescription, comparé aux 2,1 millions de personnes qui consommaient du cannabis pour la première fois.

Chez les jeunes, les médicaments sur prescription sont les drogues les plus couramment consommées après le cannabis, et presque la moitié des jeunes qui abusent de médicaments sur prescription prennent des antidouleurs.

Pourquoi tant de jeunes se tournent-ils vers les médicaments sur prescription pour planer ?

Selon les études, environ 50 % des jeunes pensent que prendre des drogues sur ordonnance est bien plus sûr que de prendre des drogues illégales de la rue.

Ce que la plupart de ces jeunes ne savent pas, c’est le risque qu’ils courent en consommant ces drogues très puissantes qui altèrent la conscience. Une consommation prolongée d’antidouleurs peut mener à la dépendance, même pour les gens auxquels ils ont été prescrits pour raisons médicales et finissent par tomber dans le piège de l’abus et de la dépendance.

Dans certains cas, les dangers des antidouleurs sont révélés trop tard. En 2007, par exemple, l’abus de l’antidouleur Fentanyl a tué plus de 1000 personnes. Il a été établi que cette drogue était trente à cinquante fois plus puissante que l’héroïne.

QUE SONT LES ANTIDOULEURS ?

Les antidouleurs délivrés sur ordonnance sont des drogues puissantes qui interfèrent avec la transmission, dans le système nerveux, des signaux électriques que nous percevons comme étant de la douleur. La plupart des antidouleurs stimulent également des parties du cerveau associées au plaisir. Donc, en plus de bloquer la douleur, ils créent du « bien-être ».

Les antidouleurs sur ordonnance les plus puissants sont appelés opioïdes, parce que ce sont des composés proches de l’opium1. Ils sont produits pour agir sur le système nerveux de la même manière que les drogues dérivées du pavot, comme l’héroïne. Les antidouleurs opiacés les plus couramment consommés en tant que drogues incluent l’oxycodone, l’hydrocodone, la mépéridine, l’hydromorphone et le propoxyphène.

L’oxycodone présente les plus grands dangers et les plus grands risques d’abus. Elle est aussi puissante que l’héroïne et affecte le système nerveux de la même manière. Les noms commerciaux de l’oxycodone sont nombreux : Percodan, Endodan, Roxiprin, Percocet, Endocet, Roxicet et OxyContin, etc. Elle est délivrée en cachets.

L’hydrocodone est utilisée conjointement à d’autres produits chimiques et se trouve dans les médicaments prescrits contre la douleur, que ce soit en cachets, en gélules ou en sirop. Les noms commerciaux sont : Anexsia, Dicodid, Hycodan, Hycomine, Lorcet, Lortab, Norco, Tussionex et Vicodin. Les ventes et la production de cette drogue, détournée pour un usage illicite, se sont accrues de manière significative ces dernières années.

La mépéridine (nom commercial Démérol) et l’hydromorphone (Dilaudid) sont disponibles en cachets et le propoxyphène (Darvon) en capsules, mais les trois sont fréquemment réduits en poudre et injectés, sniffés ou fumés. Le Darvon, interdit en Grande-Bretagne depuis 2005, fait partie des dix drogues les plus souvent mises en cause lors de décès par overdose aux États-Unis. Le Dilaudid, considéré comme huit fois plus puissant que la morphine, est souvent appelé « héroïne de pharmacie » dans la rue.

« À vingt ans, je suis devenu dépendant d’un narcotique,2 ce qui a commencé avec une ordonnance après une opération chirurgicale. Dans les semaines qui ont suivi l’opération, en plus d’avaler une quantité excessive de cachets, le fait de les écraser m’a permis d’annuler le mécanisme de libération contrôlée de la substance dans l’organisme et de l’avaler ou de la “sniffer”. On peut aussi l’injecter pour produire une sensation identique à une piqûre d’héroïne. La sensation physique créée par le manque n’est rien d’autre qu’une douloureuse agonie. » James

1.opium : un extrait brun, gommeux du pavot à opium.
2.narcotique : une drogue qui affecte le système nerveux central (cerveau et moelle épinière) et qui peut produire des vertiges, un manque de coordination et amener à l’inconscience.

NOMS COURANTS

ANTIDOULEURS :

Nom générique :

Oxycodone

Propoxyphène

Hydromorphone

Meperidine

Hydrocodone

Nom commercial :

OxyContin

Percodan

Percocet

Roxiprin

Roxicet

Endodan

Endocet

Anexsia

Dicodid

Hycodan

Hycomine

Lorcet

 

Lortab

Norco

Tussionex

Vicodin

Darvon

Dilaudid

Demerol

Nom courant :

Oxy 80s

Oxycotton

Oxycet

Hillbilly

Héroïne du pauvre

Percs

Perks

Antidouleur

Vikes

Hydros

Pinks

Footballs

COMPRENDRE POURQUOI LES ANTIDOULEURS PROVOQUENT LA DÉPENDANCE

Les antidouleurs opiacés produisent une euphorie à court terme mais ils provoquent aussi la dépendance.

Une utilisation à long terme d’antidouleurs risque de créer une dépendance physique. Le corps s’accoutume à la substance et, si l’on s’arrête brusquement d’en prendre, cela cause des symptômes de manque. Ou alors le corps va produire une tolérance à la drogue et il faut prendre des doses plus fortes pour obtenir les mêmes effets.

Comme toutes les drogues, les antidouleurs masquent simplement la douleur pour laquelle on en prend. Ils ne « guérissent » pas. Quelqu’un qui essaie continuellement d’atténuer la douleur va se retrouver en train de prendre des doses de plus en plus élevées, jusqu’au moment où il va découvrir qu’il ne peut plus passer un seul jour sans drogue.

Les symptômes de manque peuvent inclure une sensation d’agitation, des douleurs musculaires et osseuses, des insomnies, des diarrhées, des vomissements, des frissons accompagnés de chair de poule, des mouvements involontaires des jambes.

Les troubles respiratoires sont l’un des risques les plus sérieux des opiacés. Des doses importantes peuvent ralentir la respiration au point de l’arrêter et le consommateur peut en mourir.

« Je suis complètement dépendant d’un antidouleur qui m’a été prescrit.J’ai commencé à prendre ces antidouleurs il y a quelques années, sur prescription de mon médecin, dans le but de traiter une douleur post-opératoire… Ces dernières années j’ai essayé de combattre ma dépendance aux cachets d’antidouleur et, en fait, j’ai été admis deux fois dans une clinique pour essayer de décrocher.

Je viens de me mettre d’accord avec mon médecin pour suivre les prochaines étapes. »

Extrait d’un commentaire radiophonique de Rush Limbaugh, le vendredi 10 octobre 2003, sur Radio Première.

L’OXYCONTIN : « L’HÉROÏNE DU PAUVRE »

Parce que cette drogue agit sur le système nerveux comme l’héroïne ou l’opium, certains consommateurs utilisent l’OxyContin, antidouleur contenant de l’oxycodone, comme substitut ou complément à des opiacés de la rue comme l’héroïne.

Des vols à main armée ont eu lieu dans des pharmacies où le voleur demandait de l’OxyContin, et non de l’argent. Dans certains endroits, en particulier dans l’est des États-Unis, l’OxyContin est la drogue qui a causé le plus de soucis aux autorités.

 

L’OxyContin, aussi appelé l’héroïne du pauvre ou l’« héroïne des Appalaches » à cause de son utilisation abusive dans les communautés Appalaches, est devenu un problème de délinquance majeur aux États-Unis. Dans un comté, on estime que la dépendance à cette drogue est responsable de 80 % de la criminalité.

 

« Je ne pensais pas que j’avais un problème de “drogue” : j’achetais des comprimés en pharmacie. Ça n’affectait pas mon travail. Je me sentais un peu fatiguée le matin mais rien de plus. J’ai compris que j’avais un problème lorsque j’ai fait une overdose d’à peu près quarante comprimés et que je me suis retrouvée à l’hôpital. J’ai passé douze semaines dans une clinique à combattre ma dépendance. » Alex

EFFETS MENTAUX ET PHYSIOLOGIQUES DES ANTIDOULEURS

  • Constipation
  • Nausée
  • Vomissements
  • Vertige
  • États confusionnels
  • Dépendance
  • Inconscience
  • Problèmes respiratoires
  • Augmentation du risque de crise cardiaque
  • Coma
  • Décès
« Aussi loin que je me rappelle, je faisais des hauts et des bas. Je me fâchais facilement pour de petites choses, j’avais des crises de nerfs, ou je haïssais quelqu’un sans aucune raison. J’ai cru longtemps que j’étais maniaco-dépressif. J’ai commencé à prendre des drogues en octobre dernier (2003) pour m’aider à combattre ces sensations indésirables. Mais croyez-le ou non, ça n’a fait qu’empirer ! Je dois maintenant vivre avec une dépendance, en plus de mes problèmes émotionnels. » Thomas

LES ANTIDOULEURS EN QUELQUES MOTS

Les opiacés, à l’origine dérivés du pavot, ont été utilisés pendant des milliers d’années à des fins récréatives et médicales. La substance la plus active de l’opium est la morphine, nom venant de Morphée, le dieu grec des rêves. La morphine est un antidouleur très puissant, mais elle crée aussi une grande dépendance.

Au seizième siècle, le laudanum, opium préparé en solution alcoolisée, était utilisé comme antidouleur.

La morphine a d’abord été extraite de l’opium sous forme pure au début du dix-neuvième siècle. La morphine a été largement utilisée comme antidouleur pendant la guerre civile américaine, et de nombreux vétérans en sont devenus dépendants.

La codéine, drogue moins puissante que celle extraite de l’opium mais qui peut être synthétisée (fabriquée par l’homme), a été isolée pour la première fois en 1830 en France par Jean-Pierre Robiquet, pour remplacer l’opium brut à des fins médicales. On l’utilise principalement comme un remède pour la toux.

Tout au long de la première moitié du dix-neuvième siècle, l’usage récréatif de l’opium s’est développé et en 1830, la dépendance à la drogue en Angleterre avait atteint un niveau record. Les Anglais envoyèrent des vaisseaux de guerre sur les côtes chinoises en 1839, en réponse aux tentatives de la Chine pour contrôler le trafic de l’opium, commençant ainsi la « première guerre de l’opium ».

En 1874, des chimistes qui essayaient de trouver une substance créant moins de dépendance que la morphine, ont fabriqué l’héroïne. Mais l’héroïne était deux fois plus puissante que la morphine, et l’addiction à l’héroïne devint bientôt un grave problème.

Le Congrès américain interdit l’opium en 1905 et adopta l’année suivante le Pure Food and Drug Act (loi pour la transparence concernant les aliments et les médicaments), exigeant un étiquetage détaillé sur tous les médicaments.

La méthadone a été synthétisée pour la première fois en 1937 par des chimistes allemands de la société IG Farben, Max Bockmühl et Gustav Ehrhart. Ils faisaient des recherches sur des antidouleurs qui seraient plus faciles à utiliser lors d’interventions chirurgicales, et qui auraient un risque de dépendance moins élevé que la morphine et l’héroïne.

Cependant, beaucoup ont considéré que la méthadone créait une dépendance encore plus forte que l’héroïne.

Pendant ce temps, le commerce illégal d’opium était florissant. En 1995, l’Asie du Sud-Est en produisait 2500 tonnes par an.

De nouveaux antidouleurs sont arrivés sur le marché avec l’approbation de la US Food and Drug Administration (organisme américain de contrôle pharmaceutique et alimentaire) : le Vicodin en 1984, l’OxyContin en 1995 et le Percocet en 1999.

Ce sont tous des opiacés synthétiques (fabriqués par l’homme) qui reproduisent (imitent) les propres antidouleurs du corps.

STATISTIQUES INTERNATIONALES

Chez ceux qui ont pris des drogues illégales pour la première fois en 2007, les substances les plus populaires étaient le cannabis et les antidouleurs sur prescription, consommés par à peu près le même nombre d’Américains âgés de 12 ans et plus. L’usage non médical des antidouleurs a augmenté de 12 %.

Un lycéen américain de classe terminale sur dix reconnaît qu’il utilise des antidouleurs comme une drogue.

La consommation abusive d’antidouleurs représente la plus grande partie du problème lié à une consommation abusive de médicaments sur prescription. De tous les produits pharmaceutiques classés comme drogues aux États-Unis, l’hydrocodone est l’antidouleur le plus utilisé comme pour se droguer.

La méthadone, autrefois utilisée dans les centres de traitement de la toxicomanie et aujourd’hui prescrite par les médecins comme antidouleur, était la cause de 785 décès dans l’État de Floride, en 2007.

La consommation abusive de médicaments sur prescription augmente aussi chez les Américains plus âgés, en particulier les médicaments contre l’anxiété comme le Xanax et les antidouleurs comme l’OxyContin.

En Grande-Bretagne, des dizaines de milliers de personnes seraient dépendantes d’antidouleurs comme le Solpadeine et le Neurofen Plus.

Selon les médecins et les thérapeutes spécialistes de la réhabilitation, la consommation abusive d’antidouleurs constitue l’une des addictions les plus difficiles à traiter.

SIGNAUX D’ALERTE À LA DÉPENDANCE AUX ANTIDOULEURS SUR ORDONNANCE

Les antidouleurs les plus prescrits (OxyContin, Vicodin, Methadone, Darvocet, Lortab, Lorcet et Percocet), même s’ils soulagent la douleur, peuvent également provoquer un « besoin » physique de ces drogues pour se sentir juste « normal ».

Voici dix signaux d’alerte pour repérer si quelqu’un que vous connaissez est peut-être dépendant de ces drogues :

1. Augmentation de la consommation : augmentation de la dose dans le temps, car on s’habitue à la drogue et on a besoin d’en prendre plus pour ressentir le même effet.

2. Changements de personnalité : changements d’énergie, d’humeur et de concentration parce que les responsabilités quotidiennes deviennent secondaires par rapport au besoin de drogue.

3. Retrait social : on s’éloigne de sa famille et de ses amis.

4. Consommation continue : on continue à prendre des antidouleurs alors que le problème médical qu’ils devaient soulager s’est amélioré.

5. Temps passé à obtenir des ordonnances : passer un temps considérable à aller loin et à visiter de nombreux médecins pour obtenir des antidouleurs.

6. Changements d’habitudes et d’apparence : dégradation de l’hygiène personnelle, changements des heures habituelles de sommeil et de repas, toux constante, nez qui coule, yeux rouges et vitreux.

7. Responsabilités négligées : négliger les tâches ménagères et les factures, s’absenter plus souvent de l’école ou du travail pour maladie.

8. Augmentation de la sensibilité : des scènes, des sons et des émotions normales stimulent anormalement la personne ; hallucinations.

9. Évanouissements et oublis : oublier des événements qui se sont produits et s’évanouir.

10. Être sur la défensive : se défendre et réagir violemment en réponse à de simples questions, pour essayer de cacher une dépendance à la drogue, si les consommateurs ont l’impression qu’on va découvrir leur secret.

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.

Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et peut vous tuer.

Cela est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité nécessaire pour obtenir un effet change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception qu’a l’utilisateur par rapport à ce qui se passe autour de lui. Par la suite, les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme, en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité en troublant la pensée.

Les médicaments sont des drogues conçues pour accélérer, ralentir, modifier ou améliorer d’une façon ou d’une autre la manière dont votre corps fonctionne. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogues.

ASSUREZ-VOUS QUE D’AUTRES SONT INFORMÉS

Ces pages de Dites non à la drogue.be sont extraites des 13 livrets faciles à lire de la série «La vérité sur la drogue

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à toute autre personne qui pourrrait être aidée par les faits qu’ils contiennent.

Informez-vous sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

Pour voir les références fournies dans La vérité sur les antidouleurs cliquez ici.

La vérité sur la LSD (Brochure)

 

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QU’EST-CE QUE LE LSD ?

Le LSD est l’un des produits chimiques qui altèrent le plus l’humeur. Il est fait à base d’acide lysergique, qui provient de l’ergot de seigle, un champignon parasite se développant sur le seigle et d’autres graines.

Il est produit sous forme de cristaux dans des laboratoires clandestins, principalement aux États-Unis. Ces cristaux sont transformés en liquide avant d’être écoulés. Ce liquide est inodore, incolore et a un goût légèrement amer.

Connu entre autres sous le nom d’« acide », le LSD est vendu dans la rue sous forme de petits comprimés (« microdots »), de capsules ou de petites feuilles de gélatine (« window panes »). Il est parfois versé sur du papier buvard qui est ensuite découpé en petits carrés couverts de dessins ou de personnages de dessins animés (« loony toons »). Il est parfois vendu sous forme liquide. Mais quelle que soit sa forme, le LSD produit toujours le même résultat : le consommateur perd le contact avec la réalité.

Les consommateurs de LSD vivent ce qu’ils appellent un « trip », qui dure en général environ douze heures. Des réactions négatives s’appellent des « mauvais trips », un nom approprié pour une expérience qui ressemble à un enfer.

Les hallucinogènes sont des drogues qui provoquent des hallucinations. Leurs consommateurs voient des images, entendent des sons et ont des sensations qui leur semblent très vraies mais qui, en fait, n’existent pas. Certains hallucinogènes produisent même des changements soudains et imprévisibles de l’humeur de leurs utilisateurs.

« À l’âge de 16 ans, on m’a passé une drogue que j’ai ensuite prise pendant trois ans : le LSD. Je ne savais pas que le LSD était l’hallucinogène le plus puissant au monde.

« La drogue se trouvait sur un petit morceau de papier pas plus gros que mon index, qu’on appelle un buvard. Quinze minutes après avoir mis ce buvard sur ma langue, tout mon corps est devenu brûlant et je me suis mis à transpirer.

« J’ai aussi eu les pupilles dilatées, la nausée et la chair de poule. Durant mon trip, j’ai eu l’impression que mon corps et mon esprit se déformaient. Les hallucinations me donnaient l’impression de faire un voyage étrange et effrayant et je n’arrivais pas à maîtriser mon corps ni mes pensées. » Edith

NOMS COURANTS

LSDAcide

Acide de batterie

Blotter

Bart Simpson

California sunshine

 

Cid

Doses

Cachets

Golden dragon

Heavenly blue

Flash

Illusions

La souris déglinguée

Microdot

Orange micro

Purple heart

Superman

Tablettes

Window panes

Soleil jaune

Zen

 

QUELS SONT LES RISQUES DU LSD ?

Les effets du LSD sont imprévisibles. Ils dépendent des quantités ingérées, de l’humeur de la personne, de sa personnalité et du milieu dans lequel la drogue est prise. C’est comme lancer les dés : le LSD peut créer des sensations d’euphorie hallucinatoire, ou mettre la personne dans un état de paranoïa
1 prononcée et dépressive.

Normalement, les premiers effets du LSD commencent 30 à 90 minutes après avoir pris la drogue. Souvent, les pupilles se dilatent. La température du corps peut s’élever ou s’abaisser, de même pour la tension artérielle et le rythme cardiaque. Il est aussi fréquent de transpirer ou d’avoir des frissons.

Les consommateurs de LSD perdent souvent l’appétit, deviennent insomniaques, ont la bouche sèche et sont pris de tremblements. Des troubles visuels font partie des effets les plus fréquents, le consommateur peut commencer à ne se fixer que sur l’intensité de certaines couleurs.

Il va aussi éprouver des changements d’humeur radicaux, passant du délire euphorique à une terreur intense. Le plus grave, c’est qu’il n’arrive pas à distinguer les sensations créées par la drogue de celles qui sont réelles.Certains consommateurs de LSD éprouvent un sentiment de béatitude intense qu’ils confondent avec l’« illumination ».

Non seulement ils se désintéressent de leurs activités habituelles, mais ils ressentent également le besoin de prendre davantage de drogue pour éprouver la même sensation. D’autres ont des idées sombres ou terrifiantes, ils ressentent la crainte de perdre la maîtrise d’eux-mêmes, de devenir fous ou de mourir et ressentent un désespoir profond. Une fois qu’un « mauvais trip » a commencé, on ne peut pas le stopper et il peut durer jusqu’à douze heures. En fait, il arrive que certaines personnes ne se remettent jamais d’une psychose provoquée par l’acide.

Quand le LSD est ingéré en grandes quantités, il provoque un sentiment de délire et des hallucinations visuelles. L’image que la personne a d’elle-même se désagrège et elle perd la notion du temps. Les objets sont déformés ainsi que le mouvement, les couleurs et les sons. Le sens du toucher et les sensations corporelles habituelles se transforment en quelque chose d’étrange et de bizarre. Les sensations peuvent sembler « se croiser », donnant au consommateur l’impression d’entendre les couleurs et de voir les sons. Ces changements peuvent être effrayants et provoquer un état de panique.

L’aptitude à raisonner et à voir les dangers normaux est altérée. Un consommateur de LSD peut essayer de sortir par la fenêtre pour percevoir de plus près le sol. Il peut trouver amusant d’admirer le coucher du soleil, au comble du bonheur, sans se rendre compte qu’il se trouve en plein milieu d’un carrefour très fréquenté.

Nombre de consommateurs de LSD font l’expérience de flash-backs, c’est-à-dire qu’ils revivent un trip au LSD, souvent sans s’y attendre, et longtemps après avoir pris du LSD.

Les mauvais trips et le flash-back ne constituent qu’une partie des dangers du LSD. Les consommateurs de LSD peuvent souffrir de psychoses d’une durée relativement longue, comme la schizophrénie ou une dépression grave.

Comme le LSD s’accumule dans l’organisme, les toxicomanes développent une accoutumance à la drogue. En d’autres termes, les consommateurs réguliers doivent prendre des doses toujours plus grandes pour atteindre un état d’euphorie. Comme les effets physiques dépendent de la dose prise, il y a de plus en plus de risques de vivre un mauvais trip et de se retrouver dans un état psychotique.

« À 13 ans, j’ai bu de l’alcool pour la première fois, et peu après on m’a proposé du cannabis. Ensuite je me suis rapidement mise au LSD, devenant accro et l’ingérant comme si c’était un bonbon.

« Une nuit où je m’étais shootée, j’ai perdu connaissance. Je me suis réveillée en vomissant, le visage couvert de sang. Par chance, j’ai réussi à reprendre suffisamment conscience et je me suis lavée. J’ai sauté dans ma voiture, secouée de tremblements, et je suis allée trouver mes parents. J’ai grimpé dans le lit de ma mère en pleurant.

« À 21 ans, j’ai suivi mon premier programme de désintoxication. » Donna

1.paranoïa : suspicion, méfiance et peur envers les autres gens.

LES EFFETS NOCIFS DU LSD

Le LSD, que l’on prend souvent sur un buvard, procure des sensations intenses, des distorsions des perceptions et entraîne le désespoir. Il est généralement impossible de mettre fin à des « mauvais trips », qui peuvent durer jusqu’à douze heures.

« J’ai commencé à boire à l’âge de 15 ans. Ensuite, je me suis mis à l’ecstasy, au speed, à la cocaïne et au LSD.

« J’avais du mal à garder un boulot, je me sentais déprimé et je pensais que je ne me sortirais jamais de mon obsession pour les drogues. J’ai essayé deux fois de me suicider par overdose. On m’a envoyé voir des psychiatres qui m’ont donné davantage de drogues, d’antidépresseurs et de tranquillisants, ce qui n’a fait qu’empirer les choses.

« Puis, pour libérer les sensations que je ressentais, j’ai commencé à me mutiler en me coupant et en me brûlant. » Justin

EFFETS PHYSIQUES

  • Pupilles dilatées
  • Température du corps plus élevée ou plus basse
  • Transpiration ou frissons (chair de poule)
  • Perte d’appétit
  • Insomnie
  • Bouche sèche
  • Tremblements

EFFETS MENTAUX

  • Illusions
  • Hallucinations
  • Une sensation d’euphorie ou de certitude illusoire
  • Déformation du sens du temps et de l’identité
  • Perception des distances déformée
  • Modification de la notion du temps, perceptions déformées de la taille et de la forme des objets, des mouvements, des couleurs, des sons, du toucher et de son propre corps
  • Idées et impressions pénibles et terrifiantes
  • Peur de perdre la maîtrise de soi
  • Crises de panique
  • Flash-back ou rechute d’un trip au LSD, souvent sans s’y attendre, et longtemps après avoir pris du LSD
  • Dépression ou psychose grave

« Après avoir pris de l’acide, je me suis imaginée que nous étions rentrés dans une semi-remorque et que nous avions été tués. Je pouvais entendre le bruit de tôle métallique, puis un long silence inquiétant. J’étais terrifiée, car je pensais réellement que nous étions morts… Pendant un an, je n’ai pas voulu entrer dans un cimetière, car j’étais terrifiée à l’idée d’y trouver ma propre tombe. » Jenny

STATISTIQUES INTERNATIONALES

En Europe, 4,2 % des jeunes entre 15 et 24 ans, ont déjà pris au moins une fois du LSD. Selon une enquête, le pourcentage de personnes de ce groupe d’âge à avoir utilisé du LSD au cours des dernières années a augmenté de 1 % dans sept pays (Bulgarie, République tchèque, Estonie, Italie, Lettonie, Hongrie et Pologne).

En Amérique, depuis 1975, des chercheurs financés par l’Institut national sur la toxicomanie examinent chaque année près de 17 000 élèves de terminale dans tout le pays afin de déterminer les tendances de la consommation de drogues et pour observer l’attitude et les convictions des élèves par rapport à la prise de drogues. Entre 1975 et 1997, la consommation de LSD a été la plus faible avec 7,2 % des élèves de terminale rapportant avoir pris du LSD au moins une fois dans leur vie.

Le pourcentage des élèves de terminale rapportant avoir pris du LSD au moins une fois au cours de l’année précédente, a presque doublé, passant de 4,4 % en 1985 à 8,4 % en 1997. En 1997, 13,6 % des élèves de terminale avaient expérimenté le LSD au moins une fois dans leur vie.

Une étude parue en janvier 2008 a indiqué qu’environ 3,1 millions d’Américains âgés de 12 à 25 ans déclaraient avoir consommé du LSD.

Le LSD est 4 000 fois plus puissant que la mescaline.

« J’ai commencé à traîner dans les boîtes de strip-tease et les casinos et je n’avais plus aucun sens moral : je visitais un bordel après l’autre, et on me proposa bientôt d’autres drogues.

« Après avoir gaspillé mon héritage, j’ai dû déménager dans un endroit où on pouvait trouver du crack. J’y suis resté un an, je regardais les gens mourir, j’ai perdu mon entreprise et je me suis mis à voler.

« J’ai été arrêté en novembre 2003 pour tentative de vol et je suis allé en prison.

« J’avais fait souffrir et j’avais perdu tous ceux que j’aimais, plus personne ne voulait de moi.

« J’ai fini par vivre dans la rue, dormant sur un carton près de la gare, mendiant pour essayer de payer mon prochain repas. » Fred

LE LSD EN QUELQUES MOTS 

Albert Hofmann, chimiste travaillant pour les laboratoires pharmaceutiques Sandoz, a synthétisé2 du LSD pour la première fois à Bâle, en Suisse, en 1938, alors qu’il recherchait un stimulant pour le sang. Mais ses effets hallucinogènes restèrent inconnus jusqu’en 1943, date à laquelle Hofmann prit par hasard un peu de LSD. On a constaté plus tard qu’une dose orale aussi infime que 25 microgrammes (le poids de quelques grains de sel) pouvait produire des hallucinations intenses.

Le psychologue de Harvard, Timothy Leary, qui faisait la promotion du LSD et d’autres psychotropes hallucinogènes, a été arrêté et emprisonné pour des délits liés à la drogue.
Photographie : DEA/Arrestation de Timothy Leary

En raison de sa ressemblance avec une substance chimique présente dans le cerveau et de ses effets semblables à certains aspects de la psychose, des psychiatres l’ont utilisé pour faire des expériences dans les années 1940, 1950 et 1960. Les chercheurs ne réussirent pas à découvrir comment l’utiliser en médecine, mais des échantillons gratuits fournis par les laboratoires pharmaceutiques Sandoz, dans le cadre d’expériences, furent distribués à grande échelle, ce qui entraîna une consommation importante.

Le LSD a été popularisé dans les années 1960 par des individus comme Timothy Leary, qui encourageait les étudiants américains « à être branchés, à se mettre au diapason et à vivre en marge de la société ». Ainsi est née une contre-culture de consommation de drogue, qui s’est étendue de l’Amérique au Royaume-Uni et au reste de l’Europe. Aujourd’hui encore, l’usage du LSD au Royaume-Uni est sensiblement plus élevé que dans d’autres pays.

Les programmes psychiatriques de manipulation mentale qui se sont concentrés sur le LSD et sur d’autres hallucinogènes ont créé une génération de camés.

Si la contre-culture des années 1960 utilisait la drogue pour échapper aux problèmes de la société, les services secrets occidentaux et les militaires y ont vu une arme chimique potentielle. En 1951, ces organisations ont commencé une série d’expériences. Des chercheurs américains ont noté que le LSD « était capable de rendre des groupes entiers de gens, y compris des forces militaires, indifférents à leur environnement et à la situation, de perturber leur jugement et leur capacité à planifier, et même de susciter chez eux de l’appréhension, une confusion et une terreur incontrôlables ».

Des expériences ont été faites avec du LSD par des agences de renseignements pour changer la personnalité de leurs cibles et pour contrôler des populations entières — et ceci a continué jusqu’à ce que les États-Unis interdisent officiellement cette drogue en 1967.

L’usage du LSD a diminué dans les années 1980, mais a repris dans les années 1990. Depuis 1998, il est beaucoup plus consommé dans les boîtes de nuit et lors de soirées (raves) par des adolescents et de jeunes adultes. Cette consommation a énormément chuté aux alentours de l’an 2000.

« Les jours qui suivaient mes prises de LSD, j’étais très anxieuse et déprimée. Après mon premier trip, je me suis mise à en prendre fréquemment, parfois jusqu’à quatre ou cinq fois par semaine pendant une longue période. Chaque fois que j’en prenais, je perdais de plus en plus le contact avec la réalité. J’en étais arrivée à me sentir tout le temps mal dans ma peau. » Andréa

2.synthétiser : fabriquer (un médicament) en combinant des produits chimiques

CE QUE LES DEALERS VOUS DIRONT

Lorsque des adolescents ont été interrogés pour savoir pourquoi ils avaient commencé à se droguer, 55 % ont répondu qu’ils l’avaient fait suite à des pressions de leurs amis. Ils voulaient être cool et populaires. Les dealers le savent.

Ils vont vous approcher comme un ami et vous proposer de vous « aider » avec quelque chose qui « va vous remonter ». La drogue vous « aidera à entrer dans le moule » ou « à avoir l’air cool ».Les dealers, motivés par le profit, diront n’importe quoi pour que vous achetiez leurs drogues. Ils vous diront qu’en prenant du LSD, vous allez « dépasser vos limites ».Ils se fichent pas mal de savoir si les drogues détruisent votre vie, du moment qu’ils sont payés. Ils ne se soucient que de l’argent. D’anciens dealers ont admis qu’ils considéraient leurs acheteurs comme des « pions sur un échiquier ».

Informez-vous sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

« Dans mon petit monde de délire, j’ai commencé à devenir paranoïaque, à penser que mes amis conspiraient contre moi, cherchant peut-être même à me tuer. Je me suis dit qu’il fallait que je sorte de là.

« J’ai couru dans la chambre de mon ami, j’ai ouvert la fenêtre aussi grand que possible et j’ai sauté. Par chance pour moi, mon ami habitait au rez-de-chaussée. J’ai couru dans une zone boisée jusqu’à un pont. Je pouvais sentir mon cœur battre de plus en plus vite. J’ai entendu des voix me dire que j’allais avoir une crise cardiaque et mourir.

« Ce n’était pas la fin. Des années plus tard, je courais quand, tout d’un coup, j’ai eu un flash-back du moment où je courais pendant ce trip. J’ai commencé à être pris de panique et j’ai entendu des voix me dire que j’allais avoir une crise cardiaque et mourir.

« Je dirais à quiconque a déjà pensé prendre du LSD, même brièvement, de reconsidérer la chose. » Brian

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.

Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.

Cela est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception qu’a l’utilisateur de ce qui se passe autour de lui. Par la suite, les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité et troublent l’aptitude à penser.

Les médicaments sont des drogues destinées à accélérer, ralentir ou modifier, pour améliorer le fonctionnement du corps. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogues.

ASSUREZ-VOUS QUE D’AUTRES SONT INFORMÉS

Ces pages du site Dites non à la drogues.be reprennent le contenu de nos treize livrets de la série « La vérité sur la drogue » destinée au grand public.

Ces livrets sont gratuits et peuvent être commandés ou télécharger. Vous pouvez les donner à des amis, à votre famille et à toute autre personne qui pourrrait être aidée par les faits qu’ils contiennent.

Informez-vous sur la drogue. Prenez vos propres décisions.

Pour voir les références fournies dans La vérité sur le LSD cliquez ici.

La vérité sur la consommation abusive de RITALINE (Brochure)

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LA RITALINE, QU’EST-CE QUE C’EST ?

La Ritaline est le nom de marque donné au méthylphénidate, classé comme drogue au tableau II par la FDA (agence américaine d’autorisation de mise sur le marché des denrées alimentaires et des médicaments) — tout comme la cocaïne, la morphine et les amphétamines.1 Elle est utilisée comme une drogue par les adolescents pour ses effets stimulants.

Même lorsque la Ritaline est ingérée en raison d’une prescription médicale, elle peut provoquer de graves effets secondaires, comme une nervosité excessive, des insomnies, de l’anorexie (troubles de l’alimentation), un dérèglement du rythme cardiaque, des problèmes cardiaques et une perte de poids. Selon le fabricant, il s’agit d’un médicament susceptible d’entraîner une dépendance.

En juin 2005, la FDA (organisme américain de contrôle pharmaceutique et alimentaire) a publié une série d’avertissements publics à propos de la Ritaline et de ses dérivés mentionnant qu’ils pouvaient provoquer des hallucinations visuelles, des pensées suicidaires et un comportement psychotique, agressif ou violent.

Un écrivain décrit ainsi la Ritaline : « On ne dit jamais aux parents : “Oh, à propos, un enfant meurt de temps en temps en prenant le médicament qui lui a été prescrit”, ou “les enfants qui prennent des médicaments psychotropes ont deux fois plus de risques de devenir dépendants aux drogues”, ou encore, “un tiers des enfants à qui l’on a prescrit ces psychotropes développent un comportement obsessionnel compulsif dès la première année”. »

1.amphétamine : un puissant stimulant du système nerveux central (encéphale et moelle épinière), souvent appelé « speed ».

NOMS COURANTS

RITALINE :Coke de régime

Cocaïne pour enfants (Ritaline)

 

Coke pour enfants

Coke du pauvre

Vitamine R

Rids

Skittles

Smarties

R-ball

 

OÙ EN TROUVE-T-ON ?

Malheureusement, on peut trouver de la Ritaline et des médicaments pour « l’hyperactivité » à peu près partout. Que vous soyez à l’université, au lycée ou au collège, vous pourrez probablement en trouver auprès des « dealers » (copains d’école) intéressés par des gains faciles.

Dans certaines écoles américaines, près de 20 % des élèves prennent régulièrement cette drogue. Le bureau des narcotiques a découvert que la quantité de drogue en circulation était plus importante que dans les pharmacies locales.Pourquoi est-ce si courant dans les écoles ? Il est si facile pour un « ami » de prendre les pilules prescrites à son petit frère et de les revendre pour 5 dollars le comprimé. Et si un élève veut se procurer rapidement une dose, il va voir l’infirmière de l’école en lui disant qu’il a un « problème pour étudier » et qu’il « ne peut pas se concentrer », dans le but de se faire prescrire des médicaments. L’objectif est de les garder pour une utilisation future ou pour la revente à ses copains.

Alors que la loi interdit la distribution de ces stimulants2 puissants, la triste réalité est que ces stupéfiants sont librement disponibles presque partout. On les appelle la « cocaïne des enfants » et ils sont distribués comme des bonbons.

« Les symptômes apparaissent, c’est presque comme une overdose. La personne devient hyper, hyper-sensible, hyper-alerte, avec des changements d’humeur intenses. C’est de la folie. » Jake

2.stimulant : une drogue qui provoque une énergie immédiate et une vigilance accrue, mais qui s’accompagne d’une augmentation de la pression sanguine et du rythme cardiaque et respiratoire.

COMMENT COMMENCE LA DÉPENDANCE À LA RITALINE

Cela semble simple au début. Un étudiant est un peu en retard dans ses études. Il doit être prêt quand arrive un examen. Il va falloir veiller tard le soir pour avoir au moins une chance de le réussir. Le café stimule, mais plusieurs de ses amis prennent des pilules qui leur procurent l’énergie supplémentaire dont ils ont besoin. Pourquoi pas ? Un peu d’argent, une pilule : une nuit entière à étudier, le sentiment de pouvoir se concentrer.

Si on peut commencer aussi simplement, on ne s’arrête jamais si facilement.

Certains étudiants écrasent la Ritaline et la sniffent comme de la cocaïne pour une absorption plus rapide. « Ça te garde éveillé pendant des heures », explique l’un d’eux.

Et comme avec la cocaïne ou tout autre stimulant, cette agréable « sensation d’être au top » est inévitablement suivie d’une « descente », d’un sentiment d’épuisement, de dépression et de vigilance amoindrie. Un étudiant drogué à l’Adderall, autre stimulant largement utilisé sur les campus, se rappelle que la sensation « de concentration extrême » se transformait le lendemain en un état où l’on se sentait « écroulé et défoncé ». Comme le dit un consommateur régulier : « Je tombe habituellement dans une espèce d’état comateux juste après. »

Et, bien sûr, le consommateur se rend compte rapidement que cet « état comateux » peut être soulagé à « l’aide » d’une autre de ces pilules qui vous remonte à nouveau. Et cela continue.

Les prochaines doses seront plus importantes, ou bien « sniffées » s’il y a urgence. Parce qu’une dépendance s’installe, on doit en prendre plus pour atteindre le même effet. À doses élevées, la Ritaline peut entraîner des convulsions, des maux de tête et des hallucinations. Cette puissante substance de type amphétamines peut même provoquer la mort, comme dans de nombreux cas de jeunes tragiquement décédés d’arrêt cardiaque dû aux dégâts causés par cette drogue.

« J’ai essayé la Ritaline pour la première fois quand j’étais en 5e. On m’en avait prescrit pour résoudre un léger trouble de l’attention que je n’avais pas. En fait, je le faisais exprès parce que ça n’allait pas bien en cours (j’étais plutôt paresseuse). Je n’ai jamais réalisé que j’étais devenue dépendante et que j’étais pratiquement toxicomane.

« Je prenais 40 mg par jour et je me sentais en super forme. J’étais défoncée plusieurs jours de suite, jusqu’au jour où j’ai vécu une expérience terrifiante. Tout se mélangeait dans ma tête et j’ai vraiment eu peur. » Andrea

 À QUOI RESSEMBLE LA RITALINE ? ET AUTRES INFOS


La Ritaline se présente sous forme de comprimés ou de gélules. Les comprimés sont similaires par leur forme et leur taille aux cachets d’aspirine, avec le mot « Ciba » (nom du fabricant) gravé dessus. La couleur des gélules varie selon le dosage : celles de 20 mg sont blanc opaque, celles de 30 mg sont jaune opaque et celles de 40 mg sont brun clair opaque.La Ritaline est considérée comme un stimulant du système nerveux.Les toxicomanes écrasent les comprimés pour en faire de la poudre afin de la « sniffer ». Cette drogue est également soluble dans l’eau, on peut donc se l’injecter sous forme liquide.Comme le remarque le bureau des narcotiques : « Les produits pharmaceutiques détournés de leur usage légitime sont les seules sources de méthylphénidate disponibles pour se droguer. »  Pourtant, même le fabricant, dans la notice d’utilisation, admet que personne ne connaît vraiment ses effets secondaires sur le corps humain : « Les réactions à l’intérieur du corps de l’homme ne sont pas complètement comprises. »

Autrement dit, chaque cachet utilisé pour se défoncer, que ce soit sous forme de cachet, de poudre ou liquide, provient du fabricant. Cette drogue n’est pas fabriquée dans la rue.
« Maintenant j’ai besoin de 20 mg pour obtenir un effet. Je sais que je suis dépendant… Je suis sans arrêt “défoncée”, comme un zombie. » Alex

LA COCAÏNE DU PAUVRE

C’est facile de se procurer de la Ritaline aux États-Unis et c’est bon marché. Ces comprimés, détournés grâce à l’ordonnance de quelqu’un d’autre, volés à un frère ou à une sœur ou obtenus par une prescription frauduleuse, sont ensuite vendus. Le tarif va d’un ou deux dollars à l’école à 20 dollars le cachet au marché noir.

Sa comparaison avec la cocaïne n’est pas simplement un slogan. La Ritaline est chimiquement semblable à la cocaïne. Une fois injectée sous forme liquide, elle envoie cette « secousse » que les drogués désirent tellement.

En 2000, l’Agence américaine de réglementation des drogues (Drug Enforcement Administration — DEA) a révélé les résultats d’études réalisées sur des animaux et sur des humains à qui l’on avait administré de la cocaïne et de la Ritaline. Les sujets de l’expérience n’ont pas fait la différence. L’agence des stupéfiants a conclu : « Elles produisent des effets qui sont presque identiques. »

LA PORTÉE DE LA CONSOMMATION DE RITALINE

Le détournement de psychotropes normalement délivrés sur ordonnance, comme la Ritaline, augmente.

En 2006, environ 7 millions d’Américains ont consommé des drogues sur prescription, comme la Ritaline, soit plus que les nombres de consommateurs de cocaïne, d’héroïne, d’hallucinogènes, d’ecstasy et de drogues par inhalation combinés. Ces 7 millions n’étaient que 3,8 millions en 2000 — une augmentation de 80 % en six ans seulement.

En 2007, 3,8 % des lycéens américains ont déclaré avoir pris de la Ritaline sans ordonnance au moins une fois au cours de l’année précédente.

L’énorme hausse du nombre d’ordonnances de Ritaline et d’autres stimulants est un facteur important.
Aux États-Unis, le nombre de prescriptions de stimulants a explosé, passant d’environ 5 millions en 1991 à presque 35 millions en 2007.

En 2004, le méthylphénidate (Ritaline) a engendré environ 3601 visites aux urgences des hôpitaux, comparativement à 271 en 1990.

Entre 1990 et 2000, il y a eu 186 décès dus à la Ritaline aux États-Unis. Le risque est plus élevé pour ceux qui « sniffent » de grandes quantités de drogue.

Depuis 1995, selon l’Agence américaine de réglementation des drogues (Drug Enforcement Administration — DEA), la Ritaline fait partie des médicaments « les plus volés ».

LES EFFETS NOCIFS DES STIMULANTS SUR PRESCRIPTION

Ces substances de type amphétamines provoquent le même genre d’effets physiques que d’autres formes de speed : perte d’appétit, insomnie, accélération du rythme cardiaque. La consommation de doses plus importantes — en particulier si la drogue est injectée ou « sniffée » — exerce une contrainte encore plus grande sur le corps. Son action sur le cœur peut être mortelle.

Ainsi, un adolescent, consommateur de Ritaline depuis longtemps, s’est effondré un jour en faisant du skate, victime d’une crise cardiaque.

Injecter la Ritaline a un effet supplémentaire et effrayant sur le corps. Si le composé chimique, la méthylphénidate, se dissout complètement dans l’eau, les comprimés contiennent également des particules minuscules insolubles. Une fois injectées dans le sang, ces particules solides bloquent les petits vaisseaux sanguins, provoquant des lésions sérieuses aux poumons et aux yeux.

Hormis l’impact physique, des troubles émotionnels graves sont également provoqués à court terme par la consommation de cette drogue. Hallucinations et comportements psychotiques ne sont pas rares.

Un chercheur du Texas a constaté que la consommation de Ritaline pouvait augmenter les risques de cancer. Cette étude a mis en évidence que chacun des douze enfants traités au méthylphénidate présentait des anomalies génétiques associées à un risque de cancer plus élevé.

EFFETS À COURT TERME

  • Anorexie (perte d’appétit)
  • Augmentation du rythme cardiaque, de la tension artérielle, de la température du corps
  • Dilatation des pupilles
  • Perturbations du sommeil
  • Nausées
  • Comportement bizarre, irrégulier, parfois violent
  • Hallucinations, nervosité excessive, irritabilité
  • Panique et psychose
  • Les doses excessives peuvent entraîner des convulsions, des attaques et la mort

EFFETS À LONG TERME

  • Lésions irréversibles des vaisseaux sanguins du cœur et du cerveau, hypertension entraînant des crises cardiaques, des congestions cérébrales et la mort
  • Lésions du foie, des reins et des poumons
  • Destruction des tissus internes du nez si la Ritaline est « sniffée »
  • Problèmes respiratoires si elle est fumée
  • Maladies infectieuses et abcès si elle est injectée
  • Malnutrition, perte de poids
  • Confusion, apathie, épuisement, bouleversements
  • Forte dépendance psychologique
  • Psychose
  • Dépression
  • Lésions du cerveau, dont congestion cérébrale et épilepsie

LA RITALINE MÈNE À D’AUTRES DROGUES

Une étude de l’Institut national américain sur la consommation de drogue (National Institute on Drug Abuse) a montré que les consommateurs de Ritaline et de drogues similaires « représentaient le plus fort pourcentage de ceux qui s’adonnent à la cocaïne ».

À cause du phénomène d’accoutumance, les consommateurs de Ritaline sont amenés à prendre des drogues plus fortes pour retrouver la même sensation d’euphorie. Quand les effets se dissipent, la personne peut se tourner vers des drogues plus puissantes, car elle cherche à se débarrasser des problèmes qui l’ont poussée à se droguer au départ.

Ce n’est pas la Ritaline en elle-même qui pousse la personne à prendre de la drogue : les gens se droguent afin de se débarrasser de situations ou de sentiments indésirables. La drogue masque la difficulté pendant un certain temps (quand le consommateur est dans un état euphorique). Quand cet état se dissipe, le problème — la situation ou le sentiment indésirable — devient plus fort qu’avant. Le toxicomane doit alors se tourner vers quelque chose de plus fort puisque la Ritaline « ne marche plus ».

Une étude réalisée sur 500 étudiants durant une période de vingt ans a montré que ceux qui avaient pris de la Ritaline et des drogues similaires couraient beaucoup plus de risques de s’adonner à la cocaïne et à d’autres stimulants par la suite.

Selon une étude menée en 2005, les adolescents qui se droguent avec des médicaments psychotropes ont vingt fois plus de risques de s’adonner à l’héroïne, quinze fois plus de risques de s’adonner à l’ecstasy et vingt fois plus de risques de s’adonner à la cocaïne que des adolescents qui n’ont pas pris ces drogues.

JUSTIFICATIONS FRÉQUENTES (NE TOMBEZ PAS DANS LE PIÈGE) :

De nombreuses raisons sont avancées pour justifier le fait de prendre cette drogue puissante. Identifiez-les pour ce qu’elles sont : des mensonges !

  • Tout le monde en prend.
  • C’est seulement pour étudier.
  • Mon frère en prend pour des problèmes d’étude : elle ne peut donc pas être si mauvaise.
  • Elle ne crée aucune dépendance.
  • Tu peux contrôler ta consommation. Tu n’as pas besoin d’en prendre si tu ne veux pas.

Ne laissez personne, y compris vos amis, vous piéger.

LA RITALINE TUE

De fortes doses de Ritaline provoquent des symptômes similaires aux cas d’abus d’autres stimulants, parmi lesquels des tremblements et des spasmes musculaires, de la paranoïa3 et une sensation d’insectes ou des vers rampant sous la peau.

Il y a l’histoire de ce jeune de 17 ans qui, après avoir sniffé des cachets de Ritaline réduits en poudre et être resté plusieurs jours sans dormir, est devenu psychotique, a tué ses parents et sévèrement blessé ses frères et sœurs avec une hache. Il y a aussi ce garçon de 14 ans, sous Ritaline depuis l’âge de 7 ans, qui a battu à mort un autre garçon avec une batte de baseball.

La Ritaline peut provoquer de l’agressivité, des psychoses et un rythme cardiaque irrégulier pouvant entraîner la mort.

EN ABUSER EST UN DÉLIT

Aux États-Unis, la Ritaline fait l’objet de contrôles très stricts et toute consommation illégale fait l’objet de lourdes sanctions pénales. Les sanctions infligées lors d’une première infraction pour trafic de Ritaline (dont vous seriez coupable même si vous ne donniez qu’une ou deux pilules à un ami) peuvent aller jusqu’à vingt ans de prison ou des amendes pouvant atteindre 1 million de dollars.

Si cette première infraction cause un décès ou des blessures graves, la sanction est d’au moins vingt ans de prison. Si la drogue est injectée, c’est une infraction de stupéfiants de classe A, avec des sanctions encore plus dures.

« Je me rends compte que mon intérêt pour le speed et ma dépendance ont commencé quand on m’a prescrit de la Ritaline. Au début, c’était tous les week-ends, ensuite c’était tous les jours.

« J’ai commencé à avoir des hallucinations d’oiseaux qui volaient au-dessus de moi, l’impression qu’il y avait d’autres gens dans la pièce alors que j’étais seul, et un début de paranoïa. J’ai consommé toute la Dexedrine qui avait été prescrite [à mon ami] en une semaine. Puis je suis revenu à ma Ritaline et j’ai continué comme ça.

« Je ne me rappelle pas beaucoup ma terminale. Mais je me rappelle avoir été complètement déprimé et incapable de comprendre pour quelle raison c’était pire que jamais en classe. J’ai tout juste réussi à passer mon bac et je n’avais fait absolument aucun plan pour aller à l’université.

« À la dernière minute, je me suis inscrit à la fac. J’ai réussi à rester clean pendant environ dix-sept jours avant que le besoin de speed ne prenne le dessus. J’ai suivi les cours pendant une semaine, et j’ai échoué lamentablement. » Sam

3.paranoïa : suspicion, méfiance, peur des autres gens.

LA VÉRITÉ SUR LA DROGUE

La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogue.

Les drogues sont essentiellement des poisons. L’effet dépend de la quantité absorbée.

Une faible quantité agit comme un stimulant (vous excite). Une plus grande quantité agit comme un sédatif (vous ralentit). Une quantité encore plus grande vous empoisonne et vous tue.

Cela est vrai pour n’importe quelle drogue. Seule la quantité change.

Mais la plupart des drogues comportent un autre risque : elles affectent directement le mental. Elles peuvent modifier la perception qu’a l’utilisateur de ce qui se passe autour de lui. Par la suite, les actions de la personne peuvent s’avérer bizarres, irrationnelles, inappropriées, voire destructrices.

Les drogues bloquent toutes les sensations, souhaitables ou non. Ainsi, tout en apportant une aide à court terme en soulageant la douleur, elles effacent également toute capacité et vivacité et troublent l’aptitude à penser.

Les médicaments sont des drogues destinées à accélérer, ralentir ou modifier, pour améliorer, le fonctionnement du corps. Ils sont parfois nécessaires. Mais cela reste des drogues : ils agissent en tant que stimulants ou sédatifs, et en prendre trop peut vous tuer. Aussi, si vous n’utilisez pas ces médicaments selon leur prescription, ils peuvent s’avérer aussi dangereux que des drogues illégales.

POURQUOI LES GENS PRENNENT-ILS DE LA DROGUE ?

Les gens prennent de la drogue parce qu’ils veulent changer quelque chose dans leur vie.

Voici quelques-unes des raisons données par les jeunes :

  • Pour se sentir dans le coup
  • Pour s’évader ou se relaxer
  • Par ennui
  • Pour se sentir adulte
  • Pour se rebeller
  • Pour faire une expérience

Ils pensent que la drogue est une solution. Mais par la suite, la drogue devient le problème.

Aussi difficile que cela puisse être de faire face à ses problèmes, les conséquences de la consommation de drogues sont toujours pires que le problème que l’on essaie de résoudre en en prenant. La solution est de s’informer et de ne jamais commencer à prendre de drogues.

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